Vos vieux mégots pourraient être utilisés pour faire des supercondensateurs

mégots

Constat numéro un : le sol est jonché, pullule de mégots. C'est un fléau pour les mairies et une gêne à la vue des badauds. Constat numéro deux : le monde a besoin de supercondensateurs, qui visent à remplacer les batteries traditionnelles. Comme toujours, la science à la réponse à cette délicate équation.

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Minute culture :

« Un supercondensateur est un condensateur de technique particulière permettant d’obtenir une densité de puissance et une densité d’énergie intermédiaire entre les batteries et les condensateurs électrolytiques classiques.

Ces composants permettent donc de stocker une quantité d’énergie intermédiaire entre ces deux modes de stockage, et de la restituer plus rapidement qu’une batterie. » – Wikipédia

A mi-chemin entre les batteries et les condensateurs électrolytiques, les supercondensateurs ne peuvent généralement pas stocker autant d’énergie que les batteries. Toutefois, des études se sont d’ores et déjà tournées vers les nanotubes de carbone et le graphène afin d’augmenter leur densité d’énergie.

Les scientifiques de Corée du Sud ont trouvé un procédé simple permettant d’intégrer les filtres de cigarettes usagés dans ce matériel de haute performance. Au final, après traitement, nos filtres fonctionnent mieux que le graphène ou les nanotubes de carbone une fois implémentés dans les supercondensateurs.

Pour ceux qui n’ont pas fait leurs devoirs de vacances, les supercondensateurs peuvent se charger et décharger plus rapidement que les batteries. Pourquoi ne sont-ils pas intégrés partout dans ce cas ? Ils sont tout simplement gigantesques et donc largement relégués à des usages purement industriels, comme le stockage de l’énergie issue des éoliennes.

Fort heureusement, les scientifiques s’acharnent à en démocratiser l’usage en les rendant accessible à la masse (la masse, c’est nous). Nos chercheurs coréens ont trouvé un moyen de traiter les filtres usagés, nettement moins chers que le graphène ou les nanotubes, pour concevoir des supercondensateurs abordables.

Le matériau que l’on retrouve à l’intérieur des filtres de cigarettes est une fibre synthétique appelée acétate de cellulose qui, lorsqu’elle est chauffée en présence d’azote, se transforme. Nous vous le donnons en mille, elle se mue en un matériau à base de carbone, plein d’aspérités. Ces dernières contribuent à l’efficacité du supercondensateur en chargeant et en déchargeant les électrons plus rapidement.

De ce fait, on peut imaginer que peut-être, un jour, les mégots de cigarettes qui jonchent nos rues pourraient être mis à bien meilleure contribution.

Tags :Sources :iopiopscience
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. De là qu’ils demandent aux gens de fumer pour les produire …
    Bientôt « Fumer c’est bon pour la planète » sur les paquets de cigarette ?
    Reste à savoir ce que coûte le traitement niveau pollution, mais déjà ca va permettre de recycler ces déchets.

  2. Ah parce que vous croyez sérieusement que les filtres de cigarettes USAGEES, donc pleines de goudrons, arsenic, et 1000 autres produits de conbustion, pourront être utilisés ??

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