Rosetta, les premiers clichés de l’archéologie spatiale

Comète Rosetta

La sonde Rosetta est maintenant en orbite autour de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Et la petite est déjà à l'ouvrage en nous offrant des photos d'une limpidité étonnante. Voici les premiers clichés de la surface d'une comète de l'Histoire.

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C’est d’ailleurs la première fois que des données sont directement prélevées et analysées sur une comète. Pour les scientifiques, les comètes sont les vestiges des éléments qui ont permis la naissance des planètes. L’intérêt de l’étude d’une comète est de mieux comprendre comment s’est formée la Terre, mais aussi l’univers. On imagine l’enjeu et le bonheur de voir cette mission aboutir après 10 années d’attente.

En 2004, l’Agence spatiale européenne et les scientifiques du CNES ont envoyé la sonde Rosetta et son atterrisseur Philae en orbite, ce qui avait déjà nécessité plus de 10 ans de travail. Rosetta affiche près de 32 mètres d’envergure avec ses panneaux solaires déployés, et est conçue pour chasser une comète perdue à 673 millions de kilomètres de la Terre.

« L’image a été prise par le système d’imagerie scientifique de Rosetta (OSIRIS), le 6 Août 2014. Elle montre beaucoup de choses, notamment des rochers, cratères et falaises abruptes. Elle a été prise à une distance de 80 miles (130 km) et la résolution est de 8 pieds (2,4 mètres) par pixel. »

2,4 mètres par pixel. Incroyable ! Pourtant, dire que ce sont les premières images publiées n’est pas tout à fait vrai : Hartley 2 a été photographié par EPOXI, mais la qualité était sans commune mesure avec ce que nous offre Rosetta. Voici une vue générale de la comète :

général

Quant à Philae, l’atterrisseur a pour mission de se poser en novembre (le 11 novembre 2014) sur la comète qui mesure 3 km sur 5 km/ C’est une mission suicide, durant laquelle il étudiera le noyau pendant 4 à 6 mois avant de rendre l’âme sous l’effet de la chaleur du soleil. Il aura pour objectif de prendre les premières images de la surface elle-même.

Ce petit laboratoire robotique comptant  10 instruments à bord (caméras, spectromètres, microscopes, etc.) devrait également fournir de nombreux renseignements sur la composition même de la comète. Avec ces données, les scientifiques espèrent percer les secrets de l’origine du système solaire et, ambition avouée, de la vie elle-même.

Tags :Sources :NASAVia :sploid
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. 80 miles, 8 pieds… Hmm, c’est une sonde européenne il me semble ? Pourquoi utiliser ce système archaïque à la place du mètre qui est l’unité officielle du SI ? Ils ont peur que les ricains ne comprennent pas ?

    1. Non c’est juste que la source est ricaine (NASA) du coup ce sont eux qui ont « traduit » les unités officielles 😉

      Mais tous les instruments à bord utilisent le système international

        1. Mais l’ESA a son propre service de comm c’est juste que Gizmodo a traduit un article de Gizmodo US qui avait pour source la NASA, c’est juste dommage que gizmodo préfère une trad d’un site américain sur une sonde européenne :/

          Regarde l’article de Norédine il est mieux argumenté 😉

      1. Pourtant la NASA a adopté le système métrique depuis plusieurs années déjà (ça a d’ailleurs provoqué le crashe d’une sonde martienne en 1996 il me semble).

        1. Merci de cette information, ça me fait toujours plaisir de savoir que même les meilleurs arrive à se planter en conversions…

  2. « des photos d’une limpidité étonnante »

    On attends toujours les même photo pour la Lune.

    Alors s’ils découvrent vraiment quelque chose d’extraordinaire sur cette comète, soyez en sur, il ne le diront pas.

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