Adieu au langage, un vrai film en 3D signé Jean-Luc Godard

Adieu au langage

Parmi les monuments du cinéma, on peut aussi citer certains noms français. Et s'il fallait en citer un pour la technique pure, Jean-Luc Godard serait assurément celui-là. L'homme qui endosse régulièrement tous les rôles fut, est, un pionnier du septième art. Alors, lorsqu'il se décide de jouer avec la 3D... cela donne "Adieu au langage".

Oubliez la 3D juste posée pardessus la bande, dans le seul but de vous faire payer 1,50€ de plus pour vous faire porter des lunettes inconfortables. Ici, elle est partie prenante du film, elle le façonne et le résultat est impressionnant – même si côté scénario on reste toujours « dans un autre monde » -.

Premier bon point, le film est en 3D, et ça rend le tout très réaliste. Il aura fallu de très grandes profondeurs de champ, de nombreux plans dans chaque scène pour une 3D plus saillante encore et une fréquence souvent plus élevée que d’ordinaire pour donner au spectateur le sentiment d’évoluer dans le vrai monde.

La 2D n’est pourtant plus oubliée… et ce n’est pas un aveu de faiblesse ! On la retrouve mêlée à des prises de vues en 3D, conférant à ces scènes des airs de flashback en noir et blanc. Cette 2D aide ainsi à identifier que l’on sort de la trame narrative présente.

Finalement, Jean-Luc Godard joue avec notre vision, allant même parfois jusqu’à séparer véritablement l’image en deux, pour suivre deux scènes bien différentes. Alors oui, « Adieu au langage » est déconcertant, surtout pour vos yeux et votre esprit, mais au final, lorsqu’elles se rejoignent, on se retrouve entier et soulagé.

Et les techniques de ce genre sont légion dans ce film avant-gardiste. Certaines vous sembleront vraiment géniales, d’autres déroutantes, dérangeantes même, mais Jean-Luc Godard s’essaie à la 3D avec son œil toujours aussi neuf et pourrait bien signer ici l’avènement d’un nouveau genre. À voir !

Tags :Via :The Verge
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  1. Ce qui est aussi intéressant de savoir, c’est que ce film a été réalisé avec deux appareils photos numériques des plus banals (pas des rephlex, hein, mais des petits compacts!), fixés sur un rail de manière totalement artisanale par Godard lui même afin de créer cette 3d (soit un financement de moins de 1000 € à vue d’oeuil !)

  2. « … et une fréquence souvent plus élevée que d’ordinaire pour donner au spectateur le sentiment d’évoluer dans le vrai monde »

    C’est à dire ? Il n’est pas à 25 images/seconde ?

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