Vos futurs enfants pourraient ressembler aux précédents partenaires sexuels de leur mère…

telegonie familiale

Au secours ! Des scientifiques viennent de prouver que les enfants peuvent ressembler aux précédents amants de leur mère… au moins chez la mouche du vinaigre. L’idée que des caractéristiques physiques des précédents partenaires sexuels puissent être transmis aux futurs enfants était une hypothèse émise par Aristote dont la croyance a perduré jusqu’au 19e siècle. C’était d’ailleurs une des raisons pour laquelle les rois ne pouvaient épouser de femmes divorcées.

Avec l’émergence de la génétique, la Télégonie (puisque cette hypothèse s’appellait comme ça) est devenue une superstition qui n’avait aucun fondement scientifique. Aujourd’hui, cependant, une nouvelle étude intrigante suggère que des enfants peuvent ressembler aux précédents partenaires sexuels de leur mère.

Des scientifiques de l’University of New South Wales ont découvert que, pour les mouches du vinaigre, la taille des bébés était déterminée par la taille du premier mâle avec lequel la mère s’était accouplée, plutôt qu’avec le second qui a eu des bébés avec elle.

C’est la première fois que la télégonie a pu être prouvé dans le règne animal. Les chercheurs pensent que des molécules de la semence du premier mâle peuvent être absorbées par les œufs immatures de la femelle et qu’elles influencent les futurs enfants.

télégonie mouche du vinaigrePour savoir si la télégonie est possible, l’équipe a produit des grosses et des petites mouches mâles en donnant aux larves de la nourriture riche ou peu nutritive. Puis, ils ont accouplés des femelles immatures avec un petit ou un gros mâle. Quand les femelles sont devenues matures, elles se sont de nouveau accouplées avec un petit ou gros mâle. Et les scientifique ont étudié leur descendance. Celles qui s’étaient accouplées avec un gros mâle ont continué de produire des bébés plus gros même quand le père était un petit mâle.

Cependant les experts pensent qu’il est encore trop tôt pour savoir si le même effet peut se produire chez des humains. Pour le professeur John Parrington de l’université d’Oxford « il est impossible de dire si ça peut s’appliquer aux humains sans faire des recherches plus approfondies avec des espèces plus proches de nous comme les souris. »

Cependant d’autres chercheurs suggèrent que des mécanismes existants plaideraient pour que la télégonie soit possible chez les humains. Par exemple, pendant la grossesse, les mères transportent de l’ADN fœtal dans leur sang.

En attendant que la science nous dise si la télégonie des mouches du vinaigre est applicable aux humains, on peut imaginer que maintenant de nombreux parents vont regarder leurs enfants d’un autre œil et tenter de voir s’ils ne ressemblent pas un peu à l’ex de leur femme.

Photo mouche du vinaigre : Wikipédia

Illustration d’article : imgur

Sources :Ecology LettersVia :The Telegraph
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1.  » l’équipe a produit des grosses et des petites mouches mâles en donnant aux larves de la nourriture riche ou peu nutritive  » : cela change certes la taille de ces mâles. Ceux qui auront été sous alimentés n’exprimerons pas tout leur potentiel de croissance. Mais cela ne modifiera pas leur génome. En pratique la différence entre les 2 groupes de mâles gros ou petits est une différence de phénotype, pas de génotype. Cette expérience n’a donc aucun sens.
    En revanche il ne fait pas de doute qu’elle pourrait être reprise par les ultras de tous bords qui voudraient interdire l’amour avant le mariage, aux femmes surtout !
    Question : cette pseudo-étude a été financée par qui ?

    1. « Pour savoir si la télégonie est possible, l’équipe a produit des grosses et des petites mouches mâles en donnant aux larves de la nourriture riche ou peu nutritive. Puis, ils ont accouplés des femelles immatures avec un petit ou un gros mâle. Quand les femelles sont devenues matures, elles se sont de nouveau accouplées avec un petit ou gros mâle. »
      Le « ou » est sentencieux, à savoir si toutes les paires de combianisons possibles ont été faites ou pas.
      Maintenant si ils ont effectivement pris, comme tu l’énonces, un gros OU un petit… C’est clairement une « étude » bien « orientée » (dans le sens : prouvons un résultat désiré). Et le résultat ne peut être qu’une différence de phénotype et non de génotype.

      1. Par contre, pour l’histoire et pour ceux que ça intéresse l’épigénétique est une base de travail pour réfléchir à ce genre de conceptions.
        Et une autre parenthèse que je juge intéressante et qui correspond plus ou moins au sujet : Une étude : Soumissions de souris de première générations à un stress donné (douleur ou forte peur) et émission d’une odeur en même temps. bien évidement les souris ont associées l’odeur avec la douleur. Mais là où l’étude devient intéressante, c’est lorsque les descendances (2nd génération) expriment une peur induite au même stimuli olfactif, sans avoir jamais été soumis (à l’inverser de leur parent donc) au moindre stress.

  2. C’est pareil sur ton ordi si tu ouvres dans un nouvel onglet tu tombes sur un ITespresso au lieu de l’article, c’est pénible.
    Sur smartphone j’ai viré l’appli. Trop honteux

  3. ben si t’es enfants ressemble à l’ex de ta femme je pense pas que ce soit la théorie de la Télégonie qui en soit responsable mais plutôt la théorie du cocutage ;).

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