Le projet secret X-37B de retour sur la Terre !

X-37

Nous n'apprendrons à personne que le gouvernement - américain - aime à organiser quelques missions secrètes ça et là. Pendant deux ans, le X-37B de l'Air Force a tourné en orbite autour de la Terre pour collecter des données. Désormais, il sera de retour à la base, avec Dieu seul sait quels secrets en son sein.

Le X-37B, une navette spatiale autonome, sans humain à son bord, a fait l’objet d’intenses spéculations depuis son lancement en Avril 2010, avec, qui plus est, très peu d’explications de la part des Forces aériennes. Le questionnement s’est d’ailleurs intensifié suite à deux autres missions secrètes aux dates de Mars et décembre 2012. Qu’a-t-il fait tout ce temps ? Nul ne le sait réellement !

Officiellement, l’engin est censé mettre au point de nouvelles technologies pour les décollages orbitaux. Mais ce qu’il emporte dans sa soute est de l’ordre de la mission secrète : le projet est classé confidentiel depuis 2004. Selon les dires des plus paranoïaques, la mission de cet appareil serait de rechercher des satellites étrangers ou espions, voire même de s’en débarrasser. Il pourrait les désorbiter en s’approchant suffisamment et en tirant dessus avec un laser ou une arme à feu…

Le voile devrait prochainement être levé sur ces interrogations puisque cet espion vient tout juste de se poser en plein coeur d’une base militaire californienne. Selon le Daily Beast, le X-37B embarquerait probablement une myriade de radars, caméras et autres capteurs typiques d’un satellite d’espionnage. Ses capteurs sont néanmoins modulables, et peuvent donc être configurés en fonction des besoins de chaque mission. Qu’on ne connait toujours pas…

Cette capacité de reconfiguration automatique rend le X-37B moins cher et plus flexible qu’un satellite traditionnel. Ceux-ci coûtent des milliards de dollars et ne peuvent malheureusement que rarement être reconfigurés. Bref, nous avons grande hâte de savoir ce que le petit a appris, mais il n’y a que peu de chances que le gouvernement ne délie sa langue.

 

Tags :Sources :thedailybeastwikipedia
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Ce vaisseau fait surtout l’objet de spéculation du fait de son ingénierie : le fait d’avoir opté pour un ‘design’ d’avion plutôt qu’une capsule. En effet, historiquement, lorsque l’on fait des expériences dans l’espace, les données de l’expérience sont envoyées sur Terre, le matériel quant à lui est laissé dans l’espace, pour des raisons de coût et de ‘sécurité’ (il est très compliqué de faire atterrir un vaisseau sur Terre après un voyage dans l’espace).
    C’est donc le fait même d’avoir conçu un vaisseau capable d’allers et retours dans l’espace qui est étrange.
    Pour ceux que ça intéresse, un article très bien fait de Vice (en anglais donc…) : https://news.vice.com/article/what-does-the-us-militarys-new-space-plane-really-do

    1. C’est vrai je n’y avais pas pensé :O !
      Pourquoi le faire revenir ? il pourrait très bien envoyer les données depuis là-haut, comme tout autres engin….mais non, ils veulent le ramener sur Terre. Pourquoi ?

      Sinon article très intéressant Flo.

      1. Je pense que l’intérêt est de pouvoir créer des missions spatiales de courtes durées tout en ayant la possibilité de recycler le matériel. C’est un gain de temps et d’argent.
        De plus aujourd’hui on ne peut plus se permettre de laisser traîner des objets dans l’espace, car on risque de le rendre dangereux pour les futures missions.

  2. « Cette capacité de reconfiguration automatique rend le X-37B moins cher et plus flexible qu’un satellite traditionnel »
    Vous voulez dire ‘lanceur’, j’imagine.

  3. C’est justement tout l’intérêt d’une telle navette : pouvoir faire des aller-retours dans l’espace.
    Mais pourquoi dès qu’on parle de secret-défense, on pense aux armes ?
    Je dirais juste que ce qui est confidentiel, ce sont les données récoltées … des données de vol entre autre qui vont permettre d’améliorer cet appareil pour en faire un avantage commercial dans le lancement de petits satellites ou le transport de personnes et de biens vers les stations orbitales.
    Ouais je sais je casse un peu l’ambiance … :)

    1. C’est un projet militaire. La tendance n’est pas à la mise à disposition des moyens de défense pour faire avancer des schmilblicks civils.
      Ton commentaire est limite suspect de bêtise.

  4. Personnellement, je pencherais pour un moyen fabriqué « par obligation » plus que par choix.
    Il doit y avoir dans notre ciel, depuis des années, des trucs pas très légaux dans certains satellites (genre pile atomique) qui ne peuvent pas se permettre de déployer une voilure photoélectrique (faible altitude) et qu’on ne peut pas laisser s’écraser.

    1. L’autre possibilité, c’est qu’on ramène occasionnellement des objets après les avoir mis en orbite basse et tiré dessus (du sol). L’attaque de satellites par des satellites est inutilement complexe quand on sait repérer précisément la course du satellite visé (et qu’on en plus se prévaloir d’une situation aérienne « dans le territoire » au moment du tir). Il vaut mieux tirer du sol un rayon de particules à haute énergie faiblement dévié par l’atmosphère).
      Quand je dis « tir », ça ne veut pas forcément dire « tir ponctuel ». Ca peut être une exposition de plusieurs secondes, voire minutes.
      Avec ce même faisceau (ou une variante tenant compte d’un besoin précis), si le satellite a été conçu pour, on peut lui transmettre de l’énergie (c’est peut-être la principale retombée « civile » qu’on peut attendre d’un tel projet, et celle qui justifie aujourd’hui l’expérimentation directe).
      Transmettre de l’énergie à un satellite n’a de sens que si le satellite est à basse altitude : il ne peut pas déployer de panneaux photovoltaïques (furtivité, trace) ou alors ses besoins en énergie dépassent sa production propre (propulsion spatiale sans combustible).

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