Pirates, vous risquez la perpétuité en Grande-Bretagne !

Prison

Se dirige-t-on vers la possibilité d'infliger une peine de prison à perpétuité pour une cyberattaque ? Apparemment, la Grande-Bretagne espère renforcer les sanctions contre les pirates et songe à la possibilité de les condamner à vie.

L’actuelle législation (« Computer Misuse Act ») prévoit une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement. Toutefois, les cyberdélinquants font désordre pour le gouvernement. Ceux-ci sont littéralement accusés de mettre en danger la sécurité nationale, le bien être de la population, l’économie ou l’environnement. De ce fait, les sanctions à leur encontre devraient s’alourdir à titre dissuasif.

Seulement, pour certains, il s’agit d’une façon déguisée de mettre la pression sur les lanceurs d’alerte, ce qui n’est pas au goût des défenseurs des droits de l’homme outre Manche.  En cause, le manque de précision de ces délits :

« Il est presque certain qu’il existe déjà une législation appropriée pour prendre en compte les situations nées de l’utilisation abusive des ordinateurs. Après cela, si vous voulez poursuivre un cas de terrorisme portant atteinte à la sécurité nationale par exemple, alors poursuivez ce délit via la législation appropriée, soit l’anti-terrorisme. » explique le professeur spécialiste de cybersécurité Peter Sommer.

La peur du gouvernement n’est pourtant pas irrationnelle. Celui-ci craint notamment que des hackers s’en prennent à des systèmes contrôlant par exemple la distribution d’eau ou d’énergie, les réseaux de transport, etc. Ce qui serait effectivement chaotique pour le pays.

Tout reste à faire en terme de législation et réglementation du web, ceci n’est qu’un cas parmi tant d’autres et il est temps de se presser afin d’éviter les dérives. On ne peut pas constamment compter sur la jurisprudence.

Tags :Sources :theguardian
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Bonjour,
    Je me permet d’ajouter mon petit commentaire vis a vis de la grande bretagne, il faut savoir que la bas le telechargement est tolere (pas de peine, seulement un avertissement); cependant les demarches pour fermer les sites existe encore.

    Enfin bref tout ca pour dire que la grande bretagne n’ai pas vraiment le cauchemard de tout les pirates :).

  2. « Tout reste à faire en terme de législation et réglementation du web »

    et la raison pour laquelle on fait encore de l’argent sur le web, contrairement aux autres secteurs d’ activités totalement noyés sous les normes et les réglementations aussi débiles que nuisibles pondus par des technocrates et des politiciens n’ayant jamais eu à travailler véritablement pour gagner leur vie.

    « La peur du gouvernement n’est pourtant pas irrationnelle. Celui-ci craint notamment que des hackers s’en prennent à des systèmes contrôlant par exemple la distribution d’eau ou d’énergie, les réseaux de transport, etc. Ce qui serait effectivement chaotique pour le pays. »

    il (le gouvernement) aurait eu mieux fait d’avoir eu peur de la privatisation de ces secteurs, car aujourd’hui ce n’est pas à un état de faire la milice pour des sociétés privés au frais du contribuable.

    contribuable qui en plus du terrorisme permanent des états à son égards doit en plus payer de sa poche la facture de la paranoïa sécuritaire de ses dirigeants colonialistes et autoritaires.

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