Et les langages de programmation qui rapportent le plus d’argent sont…

Salaires développeurs

On le sait, les développeurs ne sont pas tous logés à la même enseigne. Un nouveau classement publié par Business Insider présente d'ailleurs un des points de compétences qui peut créer des disparités salariales et qui concerne les langages informatiques.

Ce classement présente les tendances américaines. Mais il illustre malgré tout une vérité bien réelle concernant les écarts de rémunération des développeurs en fonction de leur connaissance sur tel ou tel langage informatique.

Premier point à connaître : globalement, les salaires annuels des devs aux États-Unis tournent autour de 90 000 dollars (70 000 euros). Cette échelle n’est pas applicable en France ou la moyenne est plus proche des 40 000 euros brut. Mais au delà de différences liées aux charges sociales entre les deux pays, il existe des inégalités de taille entre les rémunérations des langages informatiques eux mêmes.

Ainsi, les spécialistes de Ruby restent les plus recherchés et gagnent en moyenne 109 000 dollars par an. Objective C arrive ensuite à la seconde marche du podium avec une rémunération annuelle moyenne fixée à 108 000 dollars, suivi par Python et ses quelques 100 000 dollars. En bas du classement, PERL permet aux développeurs de gagner près de 80 000 dollars par an.

Voilà des informations qui pourront potentiellement aider certains à prendre une décision stratégique sur leur spécialité, dans le cas où ils envisageraient de faire une carrière outre-atlantique. Pour ceux qui préfèrent rester en France, il sera plus intéressant de savoir que les développeurs les mieux payés gagnent entre 32 000 et plus de 60 000 euros selon leur niveau d’expérience et comptent parmi les spécialistes de Hadoop.

Tags :Via :Business Insider
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  1. « Cette échelle n’est pas applicable en France ou la moyenne est plus proche des 40 000 euros brut »

    Après quelques années d’expériences

    1. Un peu plus tout de même,
      ayant passé pas mal d’entretien pour ce langage et en en ayant fait pendant 7 ans, on peut tout juste débuter avec 35.000, avoir 38-42.000 avec 2 ans d’expérience, avoir 45.000-50.000 avec 4 ans d’expérience

      1. Sortant d’étude en bac +5, 35K pour débuter c’est ce qu’on a en région Parisienne dans de bonne boite. Habitant en région Montpelliéraine, je suis plus dans les 30K qu’autre chose dans les SSII et encore, je suis partit de mon ancienne boite ou je faisait mon stage ou l’on me proposait 28K contre 30K chez le concurrent plus petit pour faire du C#. « avoir 38-42.000 avec 2 ans d’expérience, avoir 45.000-50.000 avec 4 ans d’expérience » honnêtement vu l’évolution que j’ai pu voir dans des entreprises ou SSII, passé de 35K a 38K en 2 ans, c’est soit une montée phénoménales de compétences et de responsabilité, soit tu fait tourner la boite mais je trouve que cela reflète plus du fantasme, ou alors c’est peut être le cas à Paris ou les salaires sont plus élevés.

        1. Ca va surtout dépendre du type de langage et du type d’applications que tu développes, mais en région parisienne, dans une SSII standard, où tu fais de l’Informatique Industrielle (langage C/C++ voir Java pour les IHM) les embauches tournent autour de 32K et on monte à 50K bruts avec 10 ans d’expérience environ.

          De toutes façons, à 10 années d’expérience on te demandera souvent de prendre des responsabilités pour justifier ton salaire (leadership technique, encadrement et gestion de projet) parce que à 50K, un ingénieur qui ne se contente que de faire du développement et de la validation n’est plus vraiment rentable quand il est vendu au forfait avec un taux journalier moyen.

          Et en Assistance Technique, un mec de 15 ans d’xp ne se vends pas beaucoup plus cher qu’un gars qui a 10 ans d’xp (car on arrive à une espèce de « plafond » d’expérience) mais a des prétentions salariales plus importantes.

        2. Ecoute Djudj, ce type a l’air d’être expert en boucherie cv-line.
          On pourrait se demander quel taux journalier permet de payer des salariés 70000 € « en moyenne ».
          Et bien c’est une mauvaise question.
          Aux états-unis, ils ont bien moins travailleurs en SSII (leurs ingénieurs sont plus fiers que chez nous) et celles-ci proposent toujours une véritable plu-value (au lieu de faire agence d’intérim).
          Google, Apple, et toutes les autres boites emploient de vraies personnes, pas des « ingénieurs standards » à des boites conglomérantes qui les démarchent 5 fois par jour sous autant de noms différents.
          Il y a aussi le fait que, dans toutes les boites françaises, le « débouché » du technicien compétent, c’est presque toujours d’arrêter de bosser dans la technique.
          Dans le service, on achète et vend de « l’heure ingénieur », c’est à dire une sorte de steak haché garanti à 20% de mg en moyenne. Si t’es taillé dans le filet, on sait qu’on aura du mal à te vendre en tant que morceau noble. Alors soit tu acceptes d’être une sorte de bouche trou méga-compétent (le bout de viande ajouté qui permet aux steaks trop gras de passer in extremis le contrôle qualif ou qualité des 20%), soit tu passes toi-même à l’emballage et à la valse des étiquettes (i.e. tu te mets à faire du business).

        3. Les adeptes du travail bien fait sont en voie d’extinction (même les clients !). Il est devenu critique que chaque ingénieur fasse exactement le boulot au niveau moyen de sa profession (sinon, on risque d’être obligé de l’embaucher en direct pour assurer le suivi).
          La majorité des contrats d’études sont impersonnels : aucun nom. Les contrats spécifiés sont toujours des contrats entre boites … la charge pognon/risque est absorbée par les structures. Dès qu’un humain est mentionné (contrat de travail), il n’y a plus d’obligation de résultat.
          Jurant dans ce paysage, l’indépendant, est un ingénieur qui cherche à installer une relation « personnelle » avec une entreprise, avec une équipe, le temps de produire un résultat qu’il assumera sans limitation de durée.
          Il préfère tourner avec une short-list de contacts fiables et honorables, plutôt que de se battre avec des services achats multicéphales (pour lesquels il est un artefact de la quatrième dimension).
          Vous ne le trouverez donc pas dans certains endroits.
          Il n’est pas over-booké : il prend le temps de réfléchir à son art entre les contrats. Plutôt que de cachetonner n’importe où à 50% du taux de tous ses concurrents SSII, et en s’excusant de mener son business lui-même, il préfère ne bosser que 6 mois par an, mais à sa façon.
          Il peut proposer des prestations « hors droit du travail » (essayez d’obtenir la garantie d’un dépannage de nuit dans une SSII).
          Compétent pour toute question relative aux contrats qu’il signe (technique, management), il peut donc mieux répondre à toutes les demandes impliquant un challenge technique ET de la durée (ce qui est incompatible avec la notion de turn-over).
          Il dépassera souvent les objectifs, mais préfèrera offrir un résultat supplémentaire plutôt qu’un repas gastronomique à son contact.

        4. Essaye de moins penser à toi comme à un ouvrier de l’informatique. On sent une absence de « résultat » dans ton propos : t’es complètement dans le moyen.
          Ça rime à quoi de dire « pour faire du C# » ? Pense projet, pas outils et encore moins langages. Je sais que cette news traite des langages, mais un sondage a le droit d’être stupide aussi : « parler le saoudien rend riche ! » serait la conclusion du même sondage fait sur les langues.
          1) Ici, c’est les projets qui sont pricés, pas les langages. Mais certains langages sont associés (ou, inversemment, incompatibles) avec certains types de projets.

          Python, c’est connoté scientifique par exemple (manipulation de tuples, etc) … dont c’est souvent des projets plus pointus (même si le code ne l’est pas toujours), plus valorisants.
          Objective-C, c’est Apple. Donc une sphère où le client accepte de payer le double sa baguette de pain.
          C++, avant d’être l’enclume que tout le monde aime trimbaler (c’est surement le langage le plus mal employé et codé de la façon la plus dégueulasse), est aussi le langage de l’informatique embarqué, donc souvent de projets assez valorisés aussi.
          Ruby on rails, c’est le langage de la SNCF, c’est donc super bien payé et la semaine fait 25 heures.

          2) Les projets sont valorisés par leurs contraintes (qu’ils imposent) : en gros, si tu dois coder à poil dans une chambre froide, t’es payé double.
          La contrainte nul, c’est de bosser sur PC, pour PC : c’est pas cher, répandu.
          La contrainte au top, c’est de bosser sur tout type de machine.
          Les projets plus confortables sont moins valorisés, mais les techniques qu’ils emploient sont plus durables : la tête de ce classement a plus de turn-over que la queue.

          Par exemple : les langages spécifiques à la plateforme .net sont dévalorisés (C#, Visual basic) : ça veut dire quoi ? Qu’on est débile quand on code dans ces langages ? Qu’on gère mal sa carrière ? Non, ça veut dire que c’est les langages de ceux qui ont le moins de contraintes (à part chez les éditeurs de logiciels, ces langages disparaissent dès lors qu’apparaissent des contraintes industrielles). Il faut aussi prendre en compte qu’une certaine proportion de devs VB sont des gens qui sont venus à l’informatique « parce qu’il y avait de la lumière », qui ont du mal à se valoriser en tant qu’informaticiens et dont le code est souvent « spécial ». Mais on peut aller sur la lune en VB … (mais pas avec Ruby on rails, parce qu’il n’y a pas de rails en orbite).

          Bref, ne te laisse pas enfermer dans une case. Si tu veux avancer, il faut que tu t’intéresses sérieusement à au moins 6 à 8 de ces 12 langages (et je ne parle pas de leur utilisation en « dialecte SMS », je parle de maitriser leur capacité d’expression, leurs spécificités), pour au final peut-être n’en pratiquer plus aucun mais préconiser le(s) bon(s) et préparer le développement jusque dans ses moindres détails.
          T’as que deux profils de carrière : soit tu joues l’embauche en devenant expert sur un projet (mais alors vraiment) vendu à un client qui a les reins solides (une vraie boite qui permet de faire carrière), soit tu profites de ta situation d’intérimaire pour essayer devenir spécialiste en tout au gré de tes contrats.

        5. 100% en phase avec ce que dit Fiduce même si je suis pas vraiment expert en boucherie, je suis en SSII depuis 10 ans déjà (je fais encore du code mais aussi de la spécification/conception, de l’encadrement technique et je me met à la gestion de projet).

          Le gros danger dans ce type de boîte c’est de rester immobile … personne ne viendra te mettre un coup de pied au cul pour te dire que le mouvement c’est la vie. Combien de mecs se sont retrouvés à glander 7 ou 10 ans sur un projet tout simplement parce que c’étaient les seuls « experts » disponibles dans un rayon de 50 km ?
          Et au bout de 10 ans, quand la boîte change de techno … ils se retrouvent comme des couillons à plus savoir quoi faire parce que le monde a évoluer sans eux.

          Par contre dès que tu as fait la preuve que tu es indispensable … on ne voudra plus te lâcher.

  2. Ce sont des salaires US. Avec les impots fédéraux, du states, etc… + frais qu’on a pas ici comme l’école des enfants, la sécu privée, etc… Il faut au moins enlever 50 ou 60%. Donc en fait c’est presque comme en France pour les gens qui ont des enfants. Un peu plus avantageux qu’en France pour les célibs.

    Pas besoin de me répondre que je mens, allez faire le calcul vous même.

    1. Le Cobol, le Fortran, le Basic, et j’en passe sont morts et enterrés et c’est justement ce qui est amusant dans la volonté des pouvoirs publics d’apprendre le langage de prog à l’école, aussi tôt ! Vu la vitesse à laquelle ils apparaissent et disparaissent, le jour où ces élèves seront à même d’éventuellement pouvoir utiliser leurs connaissances, le langage qu’on leur aura inculqué aura disparu. Encore une fois on comprend le gouffre qui sépare les décideurs de la réalité du terrain !

      1. Apprendre les logiques de programmation n’est pas idiot, quel que soit le langage on retrouve les mes éléments (boucles, variables tableaux objets…) donc même s’ils apprennent sur un langage qui n’existe plus dans 10 ans la logique sera toujours là même.

        Le gouvernement est bête sur cette question car ils veulent faire programmer sur tablette et ils n’ont pas de profs compétents (techno et maths ne savent que pour très peux programmer) donc leur expérimentation n’aura comme effet que l’inverse de celui souhaité, désorienter les élèves et les dégoûter

        1. Oui la logique de raisonnement, ou d’utilisation est toujours la même mais je pense qu’on aurait pu leur apprendre ça de manière moins spécifique ! Quoi qu’il en soit, encore une fois je doute (pour l’avoir vécu à l’époque du basic) qu’il en reste grand chose une fois le cycle scolaire fini.

  3. A part en étant indé (et perdre 50% de ses revenus) et en enchaînant les missions en région parisienne dur dur de dépasser les 100k en france en étant dev ios ou ruby :/

  4. Et PHP ? On l’oublie sciemment, parce que ça dérange toujours qu’un langage libre reste numéro un du web ? Et les spécificités des langages, comme par exemple un développeur Angular, qui gagne bien plus qu’un Javascript classique – ou qu’un Ruby, d’ailleurs ? Et les nouveaux langages super demandés, genre NodeJS, c’est juste du Javascript ? Classement de merde qui veut rien dire :)

  5. Le cobol est l’un des langages les plus codés, très répandu dans la finance et retail, d’une efficacité a toute épreuve en terme de traitement et d’exécution, et qui fait parti d’un vaste environnement qu’est le mainframe. De plus il offre des possibilités de carrière et d’évolution incroyable. Et pour finir, bien que l’on prédise sa fin depuis des années avec tout les langages qui ont émergés depuis, moi, je prédis que le cobol nous enterra tous et nous survivra encore de nombreuses années 😉

  6. En même temps, si l’on code en ne pensant que rému, ça ne donnera rien de bon. Le langage, c’est comme une jolie fille dont on tombe amoureux. Et là, je dis oui ! Ça donnera du très bon. Sans affinités pour le langage, ça peut devenir une torture. Combien je vois de jeunes arriver sans cette flamme et qui code comme s’ils étaient en train de casser des pierres.

  7. En ssii, tu es une ressource qui part ses compétences et son employabilité a une valeur pour l’entreprise. Le salarié doit faire évoluer ses deux conditions, et son employeur doit lui en donner les moyens. Si cela n’est pas rempli, c’est qu’il y a un problème d’un des deux côtés (voir les deux). On n’est pas au pays des Bisounours : l’entreprise doit faire des profits et les salariés doivent se bouger pour garder leurs employabilités et faire évoluer leurs compétences en fonction de l’évolution des besoins clients et du marché. Et ça, dans notre monde actuel (sans jugement du bien fondé de la chose), c’est juste normal.

  8. Je ne sais pas comment c’est calculé mais à mon avis c’est bidon.
    Ce qui rapporte le plus c’est l’information, pas la façon dont on la traite. Donc déjà SQL dvrait être en tête et pas loin derrière : javascript, html et php.

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