Licenciée pour un simple statut posté sur Facebook…

Facebook

Si l'on a le droit de penser ce que l'on veut, l'afficher en public peut avoir de fâcheuses conséquences. Et les réseaux sociaux sont tout ce qu'il y a de plus publics. Certains status peuvent donc vous faire du tort, et même vous faire licencier. C'est ce qui semble être arrivé à une employée d'un établissement scolaire...

En Novembre, une aide-documentaliste d’une école près de Vichy, dans l’Allier, entend des enseignants tenir des propos désobligeants durant un déjeuner au réfectoire : « Ils se moquaient des élèves, les traitaient de bulots. Il y avait des élèves dans la salle qui pouvaient écouter, ça allait trop loin ».

Sa journée de travail achevée, elle se connecte sur son compte Facebook et poste ce message : « Combien de profs dans l’Éducation nationale à être désabusés ? » Il n’en fallait pas davantage pour que l’un de ses contacts ne signale ses propos à l’établissement scolaire en question via un mail anonyme.

Deux jours plus tard, elle est licenciée pour faute grave. « Je ne m’attaquais pas à l’établissement ni n’insultais personne, je voulais juste ouvrir un débat », se défend-elle. « J’ai été maladroite, mais la sanction est très forte ». S’il n’y a effectivement que ce simple message dans cette affaire, la sanction paraît clairement disproportionnée… On ne le répètera en tout cas jamais assez, faites attention à ce que vous postez sur les réseaux sociaux et autres forums !

Tags :Via :Liberation
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Elle n’a qu’à saisir le conseil des prud’hommes. Personne n’a été nommé, il n’y a pas d’insultes, donc il n’y a pas matière à la faute grave.
    Au pire elle est ré-intégrée, au mieux elle peut par la même occasion racler un peu d’argent…

    1. Si le conseil des Prud’hommes tranche souvent en faveur de l’employé dans le privé, il s’agit la d’un emploi contractuel dans le public et donc tribunal administratif. Et c’est bien plus compliqué d’avoir gain de cause …

  2. Elle n’a pas pu faire que ça voyons. Il y avait forcément d’autres problèmes dans son dossier!
    Au passage, c’est pas « status », mais « statuT » 😉

  3. Euh… elle est où la faute grave ?
    Elle ne cite personne, aucun établissement, ne fait qu’exprimer un ressenti (partagé par des millions de personnes)…

    C’est n’importe quoi cette histoire !

  4. Ils vivent vraiment dans un autre monde ces fonctionnaires ! et on s’en traine un paquet pas possible !
    Effectivement la pauvre a peu de chance de s’en tirer sans faire un véritable procès … et de suivre toutes les procédures => 10 à 15 ans mini .

  5. et vive la liberté d’expression !!!

    allez tous ensemble : « on est tous Charlie, on est tous pro atlantistes, on défile tous derrière les pires *** et Obama c’est mon vrai président en fait. »

    Formons nos enfants pour qu’ils aillent se faire tuer à l’étranger pour d’obscures intérêts privées

    et surtout : « God bless America !!! » et l’inversion totale des valeurs morales aussi ….

      1. non c’est parfaitement raccord avec le sujet,

        faut saisir l’ironie, avoir bien compris que la liberté d’expression pour la classe dirigeante c’est avant tout la leur et surtout pas celle de ceux avec qui il ne sont pas d’accord avec eux.

        qu’il était évident qu’après notre retour dans l’OTAN en 2007 on finirait par subir des attentats sur notre sol et que c’est le président US décide de l’orientation de notre pays depuis la même période.

        que cette colonisation américaine (qui a débuté avec la 2eme GM), économique, politique et culturelle retourne visiblement le cerveau de la grande majorité, au point même d’avoir fait oublier au plus grand nombre les vertus du modèle assimilationniste français au profit du modèle US propice au chaos qui s’appelle le communautarisme.

        Modèle d’autant plus détestable qu’il est non seulement imposé par une puissance étrangère qui nous colonise depuis trop longtemps, qu’il sème la zizanie entre certaines ethnies qui vivaient dans une relative paix depuis 60 ans, qu’il impose un modèle économique judéo protestant qui n’est pas bien accepté dans notre culture judéo catholique matinée de laïcité républicaine, et qu’en plus il remplace des valeurs morales nobles par des non valeurs issues du libéralisme couplé à un puritanisme anglo saxon imbuvable.

        au final ce genre de situations délirantes ne va faire que se multiplier car le vrai gout de l’Amérique c’est pas le big tasty de macdo, mais cette censure du politiquement correct couplé à la surveillance de masse doublé par dessus le marché du terrorisme d’état permanent.

    1. tout à fait d’accord on peu insulter les religions mais dire ce qu’on pense avec respect politesse et tout ce qui s’en suis la ils sont pas d’accord, et ces mêmes personnes parlent de la liberté d’expression !!! pauvre monde de fou :-(

  6. Et après la prof qui a été enregistré à faire l’apologie du complot et du terrorisme pendant une heure et demie est juste suspendu pour le moment, et avec maintiens de son salaire en plus…

  7. Un mail anonyme en plus… Sérieux… Voilà à quoi ressemble notre éducation en France, comment voulez-vous que les gamins pètent pas les plombs avec ce genre d’exemples…

  8. Si les faits sont exacts, c’est abusif et inadmissible d’être licencié pour s’être indigné d’un manque de respect de certains professeurs vis-à-vis des élèves. Cette personne devrait au moins pour l’honneur, dénoncer cet abus de pouvoir (qui n’est malheureusement pas surprenant) du rectorat. De plus il n’y a pas lieu de menacer cette personne pour diffamation, si les faits sont avérés. Nos institutions ne sont pas toujours justes, mais heureusement la justice l’est souvent.

    « Travailler est un devoir, mais devrait être aussi un droit ! »

    Un citoyen/parent indigné.

    1. Enfin d’un autre coté, ils avaient quand même raisons : y-a de sacrés « bulot » dans les rangs des élèves (encore que là je risque surtout une plainte en diffamation de la part de la « ligue pour le droit au respect des bulots ») …

  9. La vie professionnelle s’arrête à la sorti de sont travail .Nos commentaires sur des pages internet ne regarde pas nos employeur du moment que ceux ci ne dont pas citer .à quand la perte d’ emploi pour sont appartenance à un groupe politiques ou syndicats ?

  10. Ouais mais non.
    J’arrête tout de suite les aficionados du « la liberté d’expression »/ » La vie professionnelle s’arrête à la sorti de sont travail ». Dans le cadre de l’Education Nationale, les devoirs de réserve et de neutralité sont trèèèès étendus et je peux vous garantir qu’ils sont vraiment strict là-dessus…

    Je cite: « La neutralité est le devoir, pour celui qui est amené à manifester publiquement son opinion, de mesurer ses mots et la forme dans laquelle il les exprime. Un enseignant ou un membre de l’équipe éducative ne peut se livrer à des attaques ou à des insultes contre le ministère de l’Éducation nationale, ou contre ses collègues en public ou dans la presse. »

    Dans le cas présenté, ils ont probablement dû interpréter le message comme attaque contre collègues + message pouvant potentiellement faire du tort à la réputation de l’établissement. On est bien d’accord que c’est aller chercher très loin mais malheureusement ils sont dans leur droit :/

  11. Le licenciement pour faute grave devrait passer par l’étude d’une commission ou voir même par un tribunal administratif avant d’être prononcée.

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