Le vaisseau spatial expérimental européen est prêt !

IXV mission

Il s’appelle IXV (qui est l’acronyme de Intermediate eXpermimental Vehicle) et il est prêt à effectuer sa première mission de test de rentrée atmosphèrique. Ce vaisseau d’un genre inédit pour l’Europe s’élancera d’une fusée Véga depuis le centre spatiale guyanais le 11 février à 14h (heure française).

Cette mission IXV est d’une importance capitale pour l’Europe puisqu’elle devrait fournir un système de transport spatial réutilisable. Ce test est destiné à valider les designs et les performances d’un vaisseau avec des ailes capables d’effectuer des manœuvres pour atterrir avec précision.

L’Agence spatiale européenne a développé des compétences pour mettre un vaisseau en orbite, s’arrimer automatiquement à la Station spatiale (ATV), et même se poser sur des objets célestes situés aux confins de notre système solaire (Rosetta et Philae), mais elle n’est toujours pas capable de faire revenir un vaisseau. Si l’ESA parvient à maîtriser le retour d’orbite et l’atterrissage en douceur, elle tournerait alors une nouvelle page de son histoire spatiale et propulserait l’Europe dans une nouvelle ère.

IXV VV04 :RETRAIT PALONNIER DE LA CUH

Une telle prouesse nous permettrait de faire revenir sur Terre des étages de fusée, des échantillons d’autres planètes et même… des humains !

Le résultat de cette mission va aussi nourrir le projet PRIDE (Programme for Reusable In-Orbit Demonstrator for Europe), un mini-vaisseau spatial robotisée qui pourra se poser sur une piste d’atterrissage comme les navettes américaines.

IXV vue de dessous

Vu de dessous, l’IXV peut rappeler le monolithe de 2001, l’Odyssée de l’espace

Une mission de 100 minutes

Le 11 février, l’IXV décollera à bord d’une fusée Vega et s’en séparera à 320 km au-dessus de la Terre. L’IXV, qui mesure 5 mètres de long et pèse 2 tonnes, montera alors à 450 km avant de redescendre sur Terre. Bien sûr, le vaisseau ne fait pas le voyage à vide, il est bourré de capteurs pour enregistrer toutes les données de son vol.

Lors de son retour, il effectuera des manœuvre pour décélérer et passer d’une vitesse hypersonique à supersonique. Le vaisseau déploiera alors un parachute pour ralentir sa descente avant de faire plouf dans l’océan Pacifique. Des bouées lui permettront de rester à la surface en attendant que le navire Nos Aries vienne le récupérer. Le vol complet devrait durer 100 minutes.

Je vous donne rendez-vous le 11 février sur Gizmodo et Twitter pour suivre ce vol test en direct et vous rendre compte des résultats.

Tags :Sources :ESA
Dernières Questions sur UberGizmo Help
    1. Oui, d’ailleurs j’avais réalisé une interview de Jean-Pierre Haigneré qui était chef de la section vol habité du projet Hermès http://www.gizmodo.fr/2013/10/22/navette-spatiale-francaise-hermes.html

      Et je pense que le choix d’un lanceur Vega (lanceur léger) est une question d’optimisation comparée à une Ariane 5 (lanceur lourd). Le IXV peut être lancé par une Vega (moins de 2,5 tonnes) et le coût au kg est bien inférieur sur une Vega (14 000€/kg) que sur une Ariane (23 000€/kg)

  1. Magnifique. Mais malheureusement, comme toujours avec l’Europe (voir navette Hermès), ce projet restera à l’état de démonstrateur technologique et rien de plus :(

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