Y a-t-il un autre vous dans un univers parallèle ?

Univers Parallèles

Les recherches concernant l'infiniment grand n'en sont assurément qu'à leurs débuts, nous ne faisons qu'entrevoir ses nombreuses possibilités. Parmi les théories qui intriguent les spécialistes, il y a celle des univers parallèles. Existe-t-il des univers parallèles au nôtre ? Y a-t-il quelque part un autre vous qui mène une autre vie ?

Dans un article ô combien détaillé et passionnant sur Medium, l’astrophysicien Ethan Siegal évoque cette théorie du multivers avec des approches mathématiques, cosmologiques et philosophiques, ainsi que ses implications sur les versions alternatives de vous-même – lesquelles pourraient ou non exister – :

… serait-il possible qu’existe un Univers là-bas où tout s’est passé exactement de la même manière que dans celui-ci, excepté que vous avez fait une toute petite chose différemment, et avez par là-même eu une vie totalement différente ?

C’est même difficile à croire : un Univers pour chaque possibilité, chaque action imaginable. Il y en a même un où tout ce qui n’a pas une probabilité nulle d’être arrivé est en fait la réalité de cet Univers.

Mais il y a énormément de « si » pour arriver jusque là. Par exemple, cet état d’inflation de l’Univers doit avoir duré non pas une longue période de temps – pas uniquement les 13,8 milliards d’années que l’on donne à notre Univers – mais une période infinie de temps.

Pourquoi cela ? Eh bien, si l’Univers s’étend de manière exponentielle – pas uniquement pendant une petite fraction de seconde mais pendant 13,8 milliards d’années, ou environ 4×1017 secondes -, on parle alors d’un volume immense d’Espace ! Après tout, même s’il y a des régions d’Espace où l’inflation s’arrête, la plupart de ce volume de l’Univers est constitué de régions où elle n’est pas terminée.

Alors, en réalité, on parle de pas moins de 101050
Univers qui seraient nés avec des conditions initiales très similaires au nôtre. Ça fait quand même un sacré paquet d’Univers, probablement un des nombres les plus grands que vous n’ayez jamais imaginé. Et pourtant, il y a des nombres plus grands encore pour décrire tous les résultats possibles selon toutes les interactions des particules.

Il y a 1090 particules dans chaque Univers et nous avons besoin de chacune de ces particules pour obtenir l’exacte même histoire des interactions pendant 13,8 milliards d’années pour nous donner un Univers identique au nôtre, pour que lorsque nous choisissons une voie plutôt qu’une autre, les deux Univers puissent exister. Pour un Univers qui contient quelques 1090 particules, c’est beaucoup demander. Cela représente, par exemple, 1000! (factorielle 1000), le nombre de permutations possibles pour 1000 particules d’être dans un certain ordre à un moment donné. Considérez maintenant à quel point ce nombre est bien plus grand que 101000.

Pour ceux qui se poseraient la question, 1000! représente plutôt quelque chose comme 102477.

Seulement il n’y a pas que 1 000 particules dans l’Univers mais 1090. Chaque fois que deux particules interagissent, il n’y pas qu’un seul résultat mais un spectre quantique entier de résultats. Aussi triste que soit notre affaire, il y a bien plus de 1090! résultats possibles pour toutes les particules de l’Univers et ce nombre est bien plus grand que le pauvre petit 101050.

Autrement dit, le nombre de résultats possibles d’interactions dans n’importe quel Univers tend vers l’infini bien plus rapidement que le nombre d’Univers possibles augmente à cause de l’inflation.

Même en mettant de côté les problèmes dus à ce nombre infini de valeurs possibles pour les constantes fondamentales, les particules et les interactions, et même en mettant de côté les problèmes d’interprétation comme celui de savoir si celle de plusieurs mondes décrit effectivement notre réalité physique, le fait est que le nombre de résultats possibles augmente tellement rapidement – bien plus rapidement que l’exponentielle – que, à moins que l’inflation n’ait duré pendant une période de temps vraiment infinie, il n’y a aucun Univers parallèle identique à celui-ci.

Si vous souhaitez en apprendre davantage, et que vous êtes à l’aise avec l’anglais, vous pouvez retrouver l’intégralité de cette réflexion sur Medium.

Tags :Via :io9
Dernières Questions sur UberGizmo Help
    1. le sujet ( très intéressant )est déjà pas évident , mais si en plus , vous rajoutez une couche de traduction google , bon courage à vos lecteurs ^^

      mais en êtes vous conscients ?

  1. Ok.
    Dorénavant, merci de laisser Norédine écrire les articles scientifiques. C’est mal structuré, mal écrit, c’est un pavédelettresincomprehensible alors que le sujet aurait pu être intéressant.
    Je sais bien que Giz n’a pas la volonté de rivaliser avec le NY Times mais bon, y’a des limites…

  2. Je crois lire qu’il s’agit premièrement d’un astrophysicien et non d’un mathématicien, deuxièmement la mise en page est tellement foirée que c’est très loin de sauter aux yeux et troisièmement quel est l’intérêt de nous balancer le discours non-vulgarisé d’un docteur en astrophysique…

  3. De même, j’aimerais qu’on m’explique comment il serait possible de « savoir qu’on ne sait pas »? Hormis Platon qui disait « la seule chose que je sais c’est que je ne sais rien », je ne vois pas.

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