Rosetta a survolé sa comète en rase-motte ! [MàJ]

Comete rosetta survol

Ce samedi 14 février, la sonde Rosetta a survolé en rase-motte la comète 67P/Chouryoumov-Guérassimenko, également surnommée Tchouri par ses intimes. J’ai eu la chance de passer quelques heures en compagnie de Philippe Gaudon, le chef de projet Rosetta du CNES, qui m’a expliqué ce qu’allait faire la sonde Rosetta au cours de son survol.

Tout d’abord, il faut savoir que la sonde Rosetta est passée à seulement 6 km de la surface de la comète, ce qui est très proche. A cette distance, les photos qui ont été prises par Rosetta ont une résolution inégalée, puisque 1 pixel sera égal à 10 cm au sol. Les premières images seront disponibles lundi.

Lors de ce survol, Rosetta avait le soleil dans le dos, ce qui renforce la précision des photos et limitera  aussi les ombres projetées. C’est d’ailleurs la seule et unique fois que Rosetta passe aussi près de la comète.  (Contrairement à ce qui est écrit dans d’autres articles, Rosetta s’approchera de nouveau de la comète, mais elle ne s’approchera plus aussi près).

Dans les mois à venir, alors que Tchouri deviendra de plus en plus active, la sonde Rosetta s’éloignera pour se mettre à une distance raisonnable pour l’observer sans risque.

Rosetta a survolé en rase-motte la zone la plus active du noyau cométaire pour analyser avec tous ses instruments les éléments qui s’en dégagent. Les précédentes observations ont montré qu’un bouclier magnétique existait autour des comètes mais qu’il devenait efficace contre les vents solaires uniquement lorsque la comète était active. Avec ce passage en rase-motte, les scientifiques espèrent mieux comprendre comment se forme le bouclier magnétique autour de la comète.

Hélas, au cours de ce survol, Rosetta n’est pas passée au-dessus de la zone où se trouve Philae. Si ça vous intéresse, je publierai dans un prochain article toutes les dernières infos sur Philae.

La sonde Rosetta se trouve actuellement à près de 500 millions de kilomètres de la Terre et elle file à 22,5 km/secondes.

Dans la vidéo ci-dessous, vous pouvez voir Philippe Gaudon qui nous explique tout sur ce rase-motte.

Tags :Sources :Géo Ado
Dernières Questions sur UberGizmo Help
    1. Tout a fait d’accord, Noredine est remarquable par la qualité de ses publications.
      La plupart du temps de bons articles bien documentés et surtout réellement intéressants.
      Bravo à Norédine

  1. Je ne peux qu’être d’accord avec Rebilloux, article clair et sans faute comme à votre habitude Norédine, par ailleurs, cela m’intéresserait d’avoir des nouvelles de Philae, particulièrement si c’est écrit de votre plume.
    Qu’attend l’équipe de Giz pour s’inspirer de votre travail? J’aime ce blog depuis de nombreuses années et je ne souhaite qu’une chose : le voir s’améliorer.
    Cordialement, AtchoumX.

  2. Clairement Norédine ! trouve des potes, des mecs éclairés comme toi (korben, et autres free lances) et monte un Ars Technica à la française. Je continue à cliquer depuis le comptoir de l’info sur gizmodo en priant que ce soit un de tes articles à chaque fois.

    1. En se rapprochant du Soleil et de sa chaleur, la comète commence à se sublimer (la glace passe de l’état solide à l’état gazeux, sans passer par l’état liquide = sublimation). On dit aussi qu’elle dégaze. C’est d’ailleurs ce qui forme la queue caractéristique des comètes. Plus elles se rapprochent du Soleil, plus la queue grandit (pas de mauvais jeux de mots ici). La comète devient active quand elle commence à se sublimer et à dégazer.

  3. Petite question,

    A ma connaissance, toute les orbites autour d’un astre (planète, lune, soleil, comète etc..) ont plus ou moins la forme d’une ellipse.

    Dans la vidéo, la première orbite est bien une ellipse. Mais tous les autres changements orbites sont prises avec des « virages » pratiquement à angle droit…

    Je sais aussi que Rosetta est équipe de plusieurs propulseurs à érgols pour changer d’orbite. Mais pour faire un changement d’orbite aussi brusque n’est ce pas un peu du gaspillage d’érgol ?

      1. A priori, chaque mouvement réalisé par Rosetta est calculé au plus juste. Autour de la comète, la gravité est très faible et les changements sont peu gourmands en énergie. S’ils ont effectué ces mouvements compliqués, c’est qu’ils sont optimisés pour atteindre l’objectif scientifique. Car ici le but de jeu est de réaliser de la science, pas uniquement de suivre la comète le plus longtemps possible.
        De plus, Philippe Gaudon m’a dit qu’il y avait assez d’ergol jusqu’à la fin 2015 (ce qui était initialement prévu) et qu’il y en aurait certainement assez pour suivre la comète jusqu’à fin 2016 !

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