Et si la recherche de la vie sur Mars se sabordait elle-même ?

Curiosity selfie anniversaire

La recherche de vie extraterrestre n'est pas une mince affaire et Curiosity ne faiblit pas dans sa mission. Seulement, il se pourrait que sa quête soit vaine dû au simple fait de rechercher des molécules organiques... Un scientifique vient de faire une expérience plutôt inquiétante.

Le problème soulevé par James Lewis dans son expérience publiée dans la revue Astrobiology est le suivant. En cause, un petit minéral du nom de jarosite. Curiosity recherche des traces de vie en vaporisant un échantillon de roche et en analysant le gaz qui en résulte.

Problème, lorsque la jarosite est chauffée, elle libère un atome d’oxygène. Celui-ci étant très réactif, il va immédiatement chercher d’autres molécules sur lesquelles se fixer. Et dans ce processus, l’oxygène peut réagir avec des molécules organiques et les séparer avant même que les instruments de Curiosity ne détectent leur présence… La preuve tant recherchée a disparu sans même pouvoir dire si elle était bien là !

Le New Scientist décrit l’expérience de James Lewis :

Lewis a récupéré quelques couches de roche riches en jarosite et en matières organiques sur les falaises de l’île [Brownsea Island, dans le Dorset, en Angleterre, NDLR] et les a ramenées au laboratoire pour les transformer en poussière et les chauffer. Il a chauffé cette poudre entre 400 et 1 000°C par palier de 100°C, pour définir quels composés apparaissaient à quelle température. C’est assez similaire à la technique utilisée par l’instrument SAM (« Sample Analysis at Mars ») de Curiosity.

« Nous n’avons jamais découvert les traces organiques que nous savions présentes dans l’échantillon », déclare-t-il. À la place, ils ont trouvé du dioxyde de soufre, du dioxyde de carbone, du monoxyde de carbone et de l’eau – ce à quoi il faut s’attendre dans le cas où la jarosite réagit avec des matières organiques et les brisent en d’autres composés carbonés.

Voilà pour les mauvaises nouvelles. Cela dit, la jarosite n’est pas abondante partout sur Mars, et certaines formes du minéral ne relâchent de l’oxygène qu’à des températures plus élevées que celles utilisées par Curiosity. Il est donc toujours possible, avec un petit travail supplémentaire, de détecter la présence de molécules organiques.

Et si le fait de détruire les molécules que l’on est précisément en train de chercher peut paraître plutôt ironique, Curiosity a d’autres tours dans sa manche. Espérons simplement qu’ils ne se sabordent pas tous non plus !

Tags :Via :Gizmodo
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    1. c’est simple,,,
      c’est comme si tu demandais a un alcoolique de se debarasser dans le caniveau de toute les boissons Alcoolisées de la region,,,
      Il va s’en debarasser mais pas dans le caniveau !
      il fait bien son boulot en apparence seulement !

  1. Pour faire simple : Les outils qui permettent de rechercher la vie ne fonctionnent pas.
    Donc quand la Nasa nous dit qu’il n’y a pas de vie sur Mars, en réalité, ils n’en savent rien.

    C’est comme si on criait : « il y a quelqu’un ?! »
    Et n’ayant pas de réponse on en déduit qu’il n’y a personne… alors qu’on est est sourd.

    1. Les outils fonctionnent, c’est la technique qui n’est pas adaptée à un certain type de roche, et surement d’autres, pour la recherche de molécules organiques. C’est quand même louche qu’ils se rendent compte de ça aujourd’hui…

  2. Bon, je sais c’est facile de critiquer, mais sur des missions de ce type à plusieurs milliards de $, des dizaines d’années de développement et aussi compliquer à se poser, je trouve un peu ballot de découvrir ça une fois la mission en marche… Ils n’ont pas fait ce genre de tests sur Terre? La technique n’a pas l’air compliquée pour s’en rendre compte.
    C’est un peu dommage, la sonde fonctionne si bien!

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