Une marée du siècle le 21 mars : vraiment ?

marée

Le 21 mars 2015, le coefficient de marée sera de 119 sur une échelle qui, en France, va de 20 à 120. Cet évènement est surnommé par tout le monde, « la marée du siècle ». Sauf que ceux qui ont bonne mémoire, ont déjà vécu une marée du siècle en 1997 et en 1979. Je vous propose donc de comprendre comment et pourquoi ce phénomène se répète.

Tout le monde sait que les marées subissent l’influence de la Lune. Elle attire l’eau des océans qui se trouve face à elle, ce qui crée une marée haute à cet endroit de la Terre. Mais alors pourquoi y-a-t-il des marées plusieurs fois par jour, alors que la Terre met 24 heures à tourner sur elle-même ? Et le Soleil, quelle influence a-t-il sur les marées ? Et pourquoi appelle-t-on les marées du siècle ainsi s’il y en a plusieurs par siècle ?

Pour répondre à toutes ces questions, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous qui, je l’espère, vous permettra de comprendre la formation de ces phénomènes.

Si vous avez regardé la vidéo, vous savez pourquoi les marées du siècle se répètent tous les 18 ans. Ce qu’elle ne dit pas, c’est que le coefficient des marées est calculé en France pour le port de Brest et donne une indication du marnage (différence de hauteur d’eau entre la basse et pleine mer successive).

En France, le coefficient des marées se situe en 20 et 120. Les marées supérieures à 110 sont rares (moins de 2%). Même si les marées du siècle (avec un coefficient de 119 ou 120) arrivent tous les 18 ans et marquent les esprits, les marées avec un coefficient de 115 sont plus fréquentes et correspondent à des marnages peu différents. Par exemple, le 2 mars 2014, le plus haut coefficient  était de 115. Pour Brest, le marnage prédit sera de 7,50 m environ ce 21 mars 2015, la différence sera de 0,35 m par rapport au coefficient 115 du 2 mars 2014, ce qui n’est pas si énorme.

Dans tous les cas, si vous êtes au bord de la mer le 21 mars 2015, allez voir l’océan à marée haute et basse.  Ne vous amusez pas à vous mettre trop près de l’eau, vous risqueriez de vous mouiller les pieds.

Tags :Sources :SHOMVia :sciences-mag
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  1. Très bon article comme toujours.
    Par contre, +0,35 m de marnage ça peut avoir des conséquences assez importantes car les grandes marées sont, sur la côte atlantique, signe de (très) mauvais temps quelques jours avant et après et donc de pluie souvent intense. Cumulé à des vents orientés « favorablement » et ont obtient un phénomène de surcote, d’où des submersions marine sur les zones du littoral peut élevée.
    Dans ma ville (Vannes) le port de plaisance déborde très facilement lors de ces grandes marées (si les différents éléments cités plus haut sont réunis) et les égouts débordent également un peu plus loin en ville.
    Donc 0,35 m de différence ça peut être énorme.

  2. Je déménage à Lorient dans quelques jours, et pour y être déjà allé, une marée normale se voit déjà très bien (à Larmor Plage l’eau se retire complètement sur une centaine de mètres d’un port, laissant les bateaux sur le sol), ce qui risque de se montrer encore plus impressionnant cette fois ci. Je suppose que cela dépend des endroits.

  3. est ce que cette marée géante va avoir une incidence sur le prix du poisson ?
    normalement la marée pousse les poissons vers la cote où le pécheurs les attrapent facilement. Donc la pêche sera abondante ce qui fera baisser le prix à la criée.

  4. A noter que jusqu’en 2006 le domaine public maritime français s’étendait jusqu’aux plus hauts flots recouvrant la terre. C’est à dire que le propriétaire d’un terrain bordant la mer pouvait en perdre une partie par le simple fait qu’une très forte marée le recouvre, même exceptionnellement par l’effet d’éléments météo exceptionnels (vents forts notamment). Cette loi datait de Colbert et par le passé il n’était donc pas rare de voir des fonctionnaires de l’état poser des jalons au plus fort des grandes marées pour indiquer la nouvelle limite de la propriété de l’état…

  5. Moi, ce que je trouve remarquable, c’est que les bâtiments en littoral (Breton notamment) ne sont pas toujours conçus pour endurer des phénomènes somme toute si fréquents.
    Il n’est pas rare de voir des vitrines ruinées, ou des parois menuisées complètes tordues sous l’effet de pression important de l’eau (sans même parler de la houle).

    1. Je ne suis pas sûr que des parois « blindées » changent quelque chose. Quand je vois la puissance des vagues lors des tempêtes, qui peuvent emporter facilement des voitures, pas sûr que ça résiste.

  6. Je me souviens en 97, au sud de la Bretagne, partir a la chasse aux moules et manger des huitres sauvages sur place, tout juste arrachées d’un rocher. il devait y avoir 15 km de plage en plus.

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