Facebook traque tous ses visiteurs, et nous avons signé pour cela !

Carton rouge

Facebook fait encore des siennes. Nous vous e parlions ce matin, selon une nouvelle étude, le réseau traque tous ses visiteurs, y compris ceux qui n’ont pas de compte et même ceux qui ont explicitement choisi de ne pas être suivis ! Nous pouvons grogner, mais nous avons signé pour cela, c'est inscrit dans les conditions d'utilisation.

Pour rappel : les chercheurs de l’université catholique de Louvain et de l’université libre néerlandophone de Bruxelles ont rédigé un rapport de 67 pages (PDF) à la demande du gouvernement Belge qui s’inquiétait de la protection de la vie privée.

Facebook traque tout ce qui bouge…

Facebook ne se cache pas de surveiller ses internautes pour améliorer ses services – à ses dires -, et en réalité, permettre de cibler au mieux ses publicités. Seulement, ces pratiques sont incompatibles avec la législation européenne relative à la confidentialité des données électroniques. Les principaux fautifs sont ici les cookies.

Cookie (définition de l’Internaute) : « Loin du délicieux petit gâteau que l’on consomme avec gourmandise pour son « 4 heures », le cookie est, en termes informatiques, un petit fichier texte envoyé par un serveur sur votre ordinateur lors d’une connexion à Internet. Ce petit fichier enregistre un certain nombre d’informations, qui pourront être relues et modifiées ultérieurement si votre ordinateur se connecte à nouveau au serveur qui a créé le cookie en question. Parfois utiles, ces petits fichiers peuvent aussi devenir des armes commerciales. »

Ceux-ci sont donc constamment présents, y compris dans les sections qui ne nécessitent pas d’inscription. Facebook est donc alerté à chaque visite ultérieure de l’internaute sur un service tiers contenant un plugin du réseau… Sans vouloir crier au loup, on retrouve le bouton « J’aime » sur plus de 13 millions de sites Web.

… Et nous avons signé pour cela !

Si ce n’était pas assez clair, Facebook indique dans sa politique d’utilisation des données à destination des « cookies, pixels et technologies similaires » :

 « Nous pouvons placer ou utiliser ces technologies lorsque vous interagissez avec nos services, nos sociétés apparentées, ou avec un annonceur ou partenaire (que vous soyez ou non connecté à un service spécifique) dans un navigateur ou un appareil qui permet le placement ou l’utilisation de la technologie appropriée. »

Techniquement cependant, l’Internaute doit désormais être alerté lors de son arrivée sur le site, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle. Facebook a bien évidemment réagi, arguant que ces propos étaient fallacieux et que cette étude comportait des « inexactitudes »

Informations de connexion, URL de la page visitée, navigateur web ou système d’exploitation, en acceptant les conditions d’utilisation, nous avons permis à Facebook de pomper nos données. Nous ferions sans doute mieux d’écouter la Commission Européenne !

Tags :Sources :arstechnica
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. mon dieu mon dieu !
    .
    adblock priez pour nous.
    ghostery priez pour nous.
    disconnect priez pour nous.
    privacy badger priez pour nous.
    noscript priez pour nous.
    etc …
    .
    cornes de bouc et pieds fourchus : face de bouc est le démon incarné.

  2. Personnellement, je n’ai jamais rien signé à Facebook, donc votre titre est déjà une erreur. Ensuite, Facebook se dissimule derrière de tels abus juridiques qu’ils en deviennent eux-mêmes illégaux. Enfin, Facebook refusant de payer ses taxes en France et en Europe, elle se comporte en délinquant de dernière zone. Donc qui est dans la légalité ? Certainement pas Facebook qui est un voleur et n’a donc aucune justification légale en France. J’attends le moment où les amendes vont tomber. Et là on va rire…

    1. On va rire oui, surtout quand on sait qu’une société vaut des milliards a largement les moyens de payer quelques dizaines de millions ainsi qu’une armada d’avocats pour la défendre comme il faut.

  3. je sais pas si vous avez remarqué mais facebook ne reconnait pas le mot « facebook » quand on le tape dans les commentaires , il propose à la place un autre mot qui est  » boniface », voilà, ne pas chercher plus loin, déconnexion définitive ou servitude volontaire, à nous de choisir!

  4. Venez donc sur Diaspora.
    Pas de filtrage de contenu sur le fil d’actualité (version mobile ou standard).
    Pas de traque des visiteurs (inscrit ou non).
    Aucune collècte de BigData à des fins commerciales.
    Possibilité de recevoir son entière activité et de supprimer réellement un compte quand on en a envie.
    Un réseau propre quoi.
    On héberge nous même nos données si on le souhaite.
    Fuyez ce réseau qu’est facebook

    1. Et si, car tu acceptes les Cookies sur les sites que tu visites (La nouvelle banière qui dit « En continuant sur ce site, vous acceptez l’utilisation des cookies… »), et vu que sur Gizmodo il y a un bouton J’aime, Facebook peut avoir accès à tes données (pas anonyme car reliées à ton IP)

  5. La solution c’est de tous installer un brouilleur d’information.
    C’est un programme qui fonctionne en tâche de fond comme un virus sous votre connection et qui génère une centaine de bots qui vont surfer et avoir des habitudes comme des faux profils.
    Il sera alors difficile pour ces traqueurs de retrouver notre reelle information parmi celle qui se cree en fond par votre ordinateur.
    Solution pratique carrément moins onéreuse qu’un serveur tunel crypté (VPN).
    Les bots vous traquent ? Creez vos « moi »-bots leurres !

  6. Vous avez raison : bouh, méchant Facebook !
    En revanche, mettre les liens de toutes vos pages sous vindicosuite à l’insu de vos lecteurs, ça n’a pas l’air de vous poser de problème.
    Si j’étais vous, avant de critiquer et dénoncer, je commencerais par m’essuyer mes propres fesses balayer devant ma porte.

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