À quoi pourront bien ressembler les exosquelettes du futur ?

exosquelette

Les recherches en robotique sont arrivées aujourd'hui à un point où l'on peut sérieusement envisager que les exosquelettes permettent aux handicapés de marcher, facilitent le travail des sauveteurs, transforment les soldats en super-soldats. Mais verra-t-on un jour des énormes méchas comment dans l'animé Gundam ?

Iron Man, Aliens, Starship Troopers, Halo, Metroid, les exemples ne manquent pas. Dans la réalité, cela dit, nous en sommes encore assez loin. Porter des charges extrêmement lourdes, décupler sa vitesse, rendre l’usage d’un membre, c’est déjà (presque) une réalité. Mais dans le futur ? Pilotera-t-on des monstres de technologie capables de lancer un énorme rocher comme un vulgaire caillou ? Porterons-nous tous des batteries de fils, capteurs et autres composants directement branchés sur nos propres organes ?

Quelles que soient les technologies mises en œuvre, les exosquelettes permettent à un paraplégique de « marcher » – on l’a vu lors de la Coupe du Monde de Football, où un jeune homme de 29 ans a pu donner le coup d’envoi -. Rendre une faculté perdue, voici l’un des objectifs de ces exosquelettes. L’autre, c’est l’augmentation des capacités physiques, le fameux super-soldat par exemple.

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D’autres approches se veulent plus « douces », comme cette combinaison développée par Harvard. Une sorte de pantalon ultra-moderne capable de vous simplifier grandement l’effort de la marche. Et avec le temps, ces technologies devront plus abordables et de fait… grand public.

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Mais aujourd’hui, les exosquelettes ressemblent davantage à des amas de câbles, de matériaux, de moteurs et de capteurs. Ce qui est loin, très loin, d’être pratique. Les recherches se concentrent donc davantage sur la conception d’appareils flexibles, légers, offrant une grande autonomie, pour une grande liberté de mouvement. BLEEX et HULC en sont de bons exemples.

Et si ceux-ci se concentrent sur le bas du corps, le haut n’est pas non plus délaissé. Cependant, la demande est moindre – après tout, ce sont les jambes qui nous permettent de nous déplacer – et les problèmes sont plus délicats à résoudre – parce que davantage de degrés de liberté notamment -.

Jacob Rosen, directeur du Bionics Lab de UCLA, est un spécialiste en la matière. Il travaille d’ailleurs sur des bras robotisés utilisant la technique de l’« image miroir » – le bras sain et le bras handicapé sont placés dans cet exosquelette et le patient effectue des mouvements avec son bras sain dans un environnement en réalité virtuelle. Le robot transmet alors en temps réel les impulsions nécessaires pour reproduire les mêmes mouvements dans l’autre bras. Un moyen de faire « réapprendre » au corps à utiliser un membre.

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Il ne fait donc aucun doute que les futurs exosquelettes seront plus faciles à porter et pourront couvrir tout le corps. Mais ils seront aussi plus puissants. Notamment grâce à l’utilisation de matériaux toujours plus résistants, matériaux qui commencent déjà à être assimilés à des muscles artificielles. Des fibres de polymère peuvent par exemple agir comme nos propres muscles, sans jamais perdre leurs facultés.

Si les exosquelettes devaient un jour être vendues au grand public, il faudra avoir résolu certaines questions vitales, comme par exemple comment offrir aux humains ces « pouvoirs » supplémentaires sans risquer leur sécurité tout en restant abordable et réaliste ?

Les exosquelettes pourraient faire des miracles dans les aéroports, les magasins, les usines ou auprès des handicapés et des sauveteurs… Et qui sait, nous n’en aurions même pas besoin pour faire la guerre…

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Tags :Via :Gizmodo
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