Airbus veut concurrencer SpaceX dans la réutilisation de fusées

drone Airbus

Pour réduire les coûts des voyages dans l'Espace, SpaceX s'attèle actuellement à faire revenir sur Terre ses fusées. Une mission extrêmement périlleuse s'il en est. Airbus Defence and Space (Airbus DS) - à qui l'on doit notamment Ariane 5 - n'entend pas rester sur la touche et dévoile un concept de fusée partiellement réutilisable.

L’idée est donc, vous l’aurez probablement compris, non pas de récupérer la fusée entière mais certains modules clef. Et c’est exactement ce que propose Adeline (« Advanced Expendable Launcher with Innovative Engine Economy »). Moteur, baie de propulsion et les équipements d’avionique liés – qui représentent 70 à 80% de la valeur totale d’une fusée -, tous seraient ramenés sur avec l’aide d’un petit drone embarqué dans le « module de retour » – comprenant toutes les parties réutilisables -. Grâce à ses deux hélices amovibles sur ses ailes, il pourra terminer son vol comme un avion et atterrir sur une piste classique. « Cette solution permet une économie de l’ordre de 30% sur le coût de lancement. On peut envisager des moteurs réutilisables 10 fois, 20 fois, voire plus« , explique Hervé Gilbert, directeur technique d’Airbus DS Space Systems.

Autre avantage, et non des moindres, nul besoin d’un lanceur dédié puisque le système est pensé comme un kit, adaptable donc à n’importe quelle fusée – si tant est qu’elle soit à propulsion liquide -. Le tout est aussi plutôt léger. Reste maintenant pour Airbus DS à convaincre les agences spatiales de financer la suite du développement : « un premier lancement est envisageable dès 2025. Cela ne remet évidemment pas en cause notre priorité, qui reste le développement d’Ariane 6, avec un premier vol dès 2020« , assure François Auque.

Astucieux, non ? Et ce n’est pas tout. Airbus travaille sur un autre projet plus ambitieux encore, les Space Tugs, des remorqueurs spatiaux électriques. L’étage supérieur d’une fusée resterait sur une orbite « parking », un lanceur lui apporterait alors un satellite et du fluide propulseur. Le Tug se chargerait de placer le satellite sur la bonne orbite et reviendrait au parking attendre sa prochaine mission. Les coûts de lancement seraient une fois encore grandement réduits.

Tags :Via :Challenges
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