Airbus décroche un contrat spatial faramineux

satellite OneWeb

L'on connaît davantage Airbus pour ses avions mais il ne faudrait pas oublier qu'il y a aussi une branche dédié au spatial. Et c'est précisément celle-ci qui vient de se targuer d'avoir décroché un contrat faramineux : la fabrication de 900 satellites pour l'opérateur OneWeb qui rêve de mettre sur une orbite une flotte complète pour connecter le monde entier à Internet.

Au total, ce sont pas moins de 648 satellites, pesant chacun à peine moins de 150 kg – contre 6 tonnes pour les plus gros satellites de télécommunications – qui sont prévus. C’est à Toulouse, sur le site d’Airbus Defence & Space qu’ils seront développés, les 10 premiers y seront d’ailleurs aussi construits, avant de lancer la production dans une future usine aux États-Unis. Les premiers lancements sont attendus en 2018 mais le contrat s’élèverait à 1,4 milliard de dollars.

Décrocher un contrat de cet acabit est déjà impressionnant, mais ce tour de force l’est d’autant plus qu’Airbus parvient aussi à s’imposer face à des cadors du marché – Loral et Boeing, Thales Alenia Space, OHB -. Et c’est tout à fait remarquable puisque Greg Wyler, PDG de OneWeb, est très proche de Richard Branson – Virgin – et de Qualcomm – le spécialiste des processeurs -.

Le projet de OneWeb est relativement simple. Partant du principe que les réseaux traditionnels câblés – ADSL, fibre – ne pourront jamais couvrir toute la planète, la seule option viable reste l’Internet par satellite. Pour palier les temps de latence avec des satellites en orbite géostationnaire, il faut une flotte en orbite basse – 1 200 km contre 36 000 km -. Mais il faut pour cela multiplier les satellites, d’où la flotte prévue de 648 appareils. Un énorme projet qu’il faudra suivre de près !

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  1. Tout va se jouer sur le temps de latence, surtout avec le cloud computing qui va permettre d’atteindre des puissances incroyables pour un particulier – dans le fond le besoin de puissance est grand, mais que pour quelques instants dans une journée.
    Et je me demande si 1200 KM n’est pas toujours trop pour le ping, avec sans doute un relais entre plusieurs satellites avant d’atteindre de nouveau le sol.
    Après je n’y connais pas grand chose, je sais juste qu’en pratique l’internet par satellites géostationnaires est très très peu confortable.

    Mais c’est aussi une concurrence énorme pour les opérateurs de téléphone-internet, ou on pourra avoir un abonnement mondial tout en s’affranchissant des contraintes des états. Si j’avais des actions chez les larrons orange-bouygues-sfr je serais très inquiet.

    1. 900 satellites pour l’opérateur OneWeb + couvrir toute la planète par l’Internet par satellite = S K Y N E T
      « Bismilah »

    2. Je ne pense pas qu’un ping très cour soit le but recherché, mais plutôt de pouvoir couvrir le monde entier en connexion « minimale », permettant au moins de charger une page web, où que l’on soit, et éviter l’habituel problème de la zone blanche en mobilité, même dans certains pays pas vraiment bien lotis en terme de couverture…
      Ca appliquerait le concept du téléphone satellite à internet : c’est pas ce qui se fait de plus pratique et qualitatif, mais ça fonctionne partout et dans toutes circonstances.

    3. La plupart des applications ne demandent pas un temps de latence trés petit..
      Le debit par utilisateur est prévu à 50 Mbps. J’en connais beaucoup qui n’ont pas 10Mbps..

      1. 50 Mbps une fois toute les 1,5 sec ça permet effectivement de charger pas mal de contenu statique mais tout ce qui est interactivité s’en retrouve fortement ralenti. =/

    1. Sûrement une base de 648 satellites à 150kg puis le reste plus gros. Il faudra des relais entre les satellites, même dans l’espace.

  2. Les satellites vont être fabriqués aux Usa !!! Si maintenant même une des rares entreprise représentant les capacités de l’Europe et la France délocalise la production, alors on est vraiment encore plus mal que je l’imaginais. Bien sûr on peut se dire qu’Airbus va développer des technologies utiles pour son avenir, mais je pense que les grands gagnants sont les actionnaires encore une fois (il y a des actionnaires privés, pas que des états, qui ont du poids et qui depuis leurs arrivées n’ont pas aidés Airbus – retard et problèmes des derniers avions conçus A380, A400 – pour une logique financière à court terme et non une logique industrielle).

    1. Exactement. Rien ne profite en fait aux populations européenne.
      Les chômeurs français en progression constante, sont bien content pour Airbus et ses actionnaires. La croissance augmente, mais elle ne fera pas baisser le chômage.

    2. C’est bizarre mais pour une fois je pense que c’est bien joué de la part d’Airbus.
      Ils construisent les 10 premiers en France avec des ingénieurs et une main d’oeuvre qualifiée pour s’assurer que le projet est viable et ensuite il font construire le reste sur place car en effet au moins en construisant en Amérique, il n’y aura pas des frais de transport faramineux pour acheminer les satellites à la fusée et plus besoin de main d’oeuvre sur-qualifié, donc un coup réduit.
      Après les petit gars qui taffent à Toulouse auront d’autres projets pour s’occuper. On laisse jamais les bons éléments sur les mêmes projets. il faut s’ouvrir de nouveaux marchés.

      Mais seulement 1.4 milliard pour 900 mini satellites, c’est vraiment pas cher quand on voit ce que dépense un opérateur téléphonique pour couvrir un seul pays. Bon après il faut compter le coup de lancement 😀

    3. Ca faisait peut etre partie du cahier des charges? Je te rappele que le client final est américan..
      On peut déjà être content qu’Airbus en construise quelques uns sur les chaines de production européennes. Auraient-il été capables d’en construire 700 d’ici 2019 sans être obligés d’investir dans de nouvelles infrastructures?

  3.  » L’on connait « , ce n’est pas français, on utilise  » l’on  » uniquement si on veut éviter le rapprochement à l’oral de deux voyelles  » si l’on, ou l’on « , ou encore, pour éviter d’entendre le son  » con « ; on ne dit pas  » quoi qu’on en dise, mais quoi que l’on en dise « .
    En tous cas, on n’utilise jamais cette expression en début de phrase.

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