Avec son Open Compute Project, Facebook investit le marché du hardware

Mark Zuckerberg

Cela n'étonne désormais plus personne d'apprendre que Facebook va bien au-delà du simple réseau social. Ses activités se sont aujourd'hui grandement diversifiées. Et il en est une que l'on oublie souvent, c'est le hardware. L'Open Compute Project se veut être l'open-source du datacenter. Et de nombreux géants ont rejoint l'organisation.

Tout a commencé il y a quatre ans, une simple petite idée de Jonathan Heiliger, à l’époque directeur de l’infrastructure chez Facebook. Aujourd’hui, l’Open Compute Project (OCP) fait ce que font Linux ou Android pour le logiciel, rendre le hardware gratuit et open-source.  Tout le monde peut donc regarder, utiliser ou modifier les designs de ces énormes ordinateurs pensés pour faire tourner les services des plus grandes entreprises.

Et la révolution est en marche. Depuis son lancement, l’OCP a fait gagner 2 milliards de dollars à Facebook et permis d’économiser 20% sur la facture d’électricité. Il compte aujourd’hui notamment Microsoft et Apple dans ses rangs. Cisco se retrouve en grand danger et HP, lui, a décidé de cesser le combat pour rejoindre le mouvement.

Même le grand manitou du l’infrastructure et du hardware chez Google, Urs Hölzle, reconnaît l’intérêt du projet. Mais pour lui, la solution est viable à court terme uniquement, et pour les plus grandes sociétés. Si l’open-source est évidemment fort sympathique, à terme, tout le monde (ou presque) sera client de GCP (Google Cloud Compute) parce qu’il vaut mieux déléguer à quelqu’un que gérer soi-même…

Si le projet est aujourd’hui un tel succès, c’est parce que Jonathan Heiliger avait mis les petits plats dans les grands dès le début : débaucher Frank Frankovsky de Dell, faire venir Intel et compter dans ses rangs Don Duet de Goldman Sachs. Il n’aura pas fallu longtemps pour que l’industrie réponde présent. En deux années, OCP est devenu une entreprise à 1 milliard de dollars, comptant plusieurs centaines de clients, tous très prestigieux.

Aujourd’hui, OCP inspire les ingénieurs. Les startups basées sur ce projet fleurissent – Coolan, Vapor, pour ne citer que celles-ci -, et Facebook a encore bien d’autres idées, dont des équipements destinés à améliorer considérablement les réseaux des datacenters. Pour Frank Frankovsky, ce n’est que le début de l’aventure, parce que « l’ouverture gagne toujours, tant que vous le faites bien. Vous n’avez aucun intérêt à vous retrouver du mauvais côté. C’est inévitable.« 

Tags :Via :Business Insider
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