Le F-35 B déclaré bon pour le combat (ah ah)

F35

Une semaine à peine après une première évaluation très critique sur le USS Warp, le Général du Corps des Marines Joe Dunford a déclaré que le F-35B était "bon pour le combat". Mais personne ne le croit..

Après près d’un demi siècle de domination dans l’aéronautique, les Etats-Unis vont il devoir abandonner leur couronne ? Après le semi-flop du F22, trop cher et trop fragile, tous les yeux sont désormais braqués sur le programme F-35 et plus particulièrement le F-35 B à décollage et atterrissage vertical (STOLV), retenu notamment par nos voisins britanniques et italiens pour leurs portes hélicoptères avions, mais également par le prestigieux corps américain des « Marines ».

Car contrairement à l’armée française, divisée en terre, ciel et mer (marine), les Etats-Unis disposent avec les « Marines » (« infanterie de Marine » ou « troupes de Marine » en VF) d’une armée dans l’armée, disposant de ses propres bateaux et surtout de ses propres avions (Harrier II, F-18 Hornet, V-22 Osprey, etc…).

Avion multirôles, le F-35 doit ainsi répondre aux problématiques de l’US Air Force (chasseur bombardier, bombardement nucléaire), de la Navy (appontage classique sur porte avion) mais également de ce corps des Marines, qui veulent que leur avion puisse décoller et atterrir à la verticale, comme le Harrier ou n’importe quel hélicoptère.

Imaginé pour remplacer tous les avions des différentes armées des Etats-Unis et de leurs vassaux alliés – et accessoirement faire de gigantesques économies d’échelle-  le F-35 s’annonce hélas comme un gouffre technologique et financier. Malgré les centaines de milliards de dollars déjà investis et un coût unitaire désormais estimé à 300 millions de dollars, le F-35 B ne serait pas si furtif que prévu, son électrique serait vulnérable voire buggée, le canon est inutilisable avant plusieurs années, sa manoeuvrabilité est inférieure à celle de l’antique F-16, il  transporte moins d’armes ou d’essence que le F-15 et ne peut pas réellement sortir sans la couverture du F-22.

Malgré tous ces défauts,   le Général du Corps des Marines Joe Dunford a déclaré que le F-35 B était « bon pour le combat » en lui accordant cette semaine le « Initial Operational Capacity » ce qui devrait se traduire par son déploiement effectif au sein des forces armées des Etats-Unis et sans doute du Japon, dès janvier 2017.

Une décision plus politique que militaire, qui vise à faire taire les critiques sur cet avion, mais qui est loin de rassurer les nombreux Etats engagés dans ce programme qui pourrait bien coûter aux Etats-Unis leur leadership militaire et technologique… à moins qu’un JSF de 6e génération soit rapidement mis en chantier par Boeing ou Lockeed.

 

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  1. Si je ne m’abuse, pendant la guerre du golf les américains n’utilisaient pas les Harriers a décollage vertical car ils étaient une cible trop facile à atteindre. Donc le problème reste le même aujourd’hui.

    1. pour les gens comme moi qui écoutent les pilotes d’essai Américains essayer l’avion : Il écrase la concurrence actuelle (pauvre rafale) 30 pays vont l’acheter et pas des armée de Ca nu pieds : Japon Australie Grande-Bretagne, Israël, Pays-Bas Corée du Sud Italie Australie Turquie et sûrement d’autres pays Comme échec commercial on on a pire!

      1. Ah ben c’est sur que des pilotes d’essai « Américains » ne vont pas en plus achever « leur » F-35 avec des critiques négatives !
        Mais merci de m’avoir bien fait rigoler avec le « il écrase la concurrence » et la cerise sur le gâteau avec le « (pauvre rafale) »
        Merci pour ce fou rire…

      2. Oui le pauvre rafale qui se défend pas trop mal contre un f22 ( vidéo à l appui sur YouTube) ce même f22 qui doit protéger les f35 ( incapables de se défendre tout seul « efficacement ») Hahaaaaa .Il n y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voire…

  2. « Malgré les centaines de milliards de dollars »

    C’est exact ! On parle de 1000 millards de dollars !
    Ça a intérêt de reporter la guerre pour rentabiliser l’engin….

  3. Il aura réussi sa première mission, assécher les finances des différents pays impliqués, empêcher le développement d’autres appareils en leur prenant leurs moyens de recherche et développement. Heureusement que Dassault fait cavalier seul…

  4. Concevoir un monomoteur à 300 000 000 $ pour voler au-dessus de l’océan.
    Dès les premiers amerissages, je prévois une campagne d’impression de billets verts.

  5. L’avion est cohérent avec la doctrine de guerre moderne US – par moderne comprendre non asymétrique, et en faisant abstraction de l’abyssale surcout.
    Le soucis est que personne ne sait quels seront les vrais problèmes d’une guerre moderne.
    Et chaque pays constructeur est parti sur une doctrine très opposée.

    La doctrine russe est que la pollution électromagnétique serait si forte que la portée des radars serait réduite au minimum, avec un data link rendu bancal, obligeant les avions a se servir de leur propre radars. Rendant de facto la furtivité inopérante. Leur solution est une avance prononcée dans les capteurs infrarouges passifs.

    Les français semblent avoir accepté l’inconnu. L’avion est polyvalent au maximum, et compte sur le talent de ses pilotes. Il s’agit de s’adapter très rapidement à toutes les situations. L’avion est semi furtif grâce a sa petite taille, et très agile dans l’éventualité de combats à portée visuelle.

    Les pays acheteurs du F35 sont généralement petits, leur bases sont vulnérables et neutralisables en moins d’une heure. Un F35 peut décoller d’un aéroclub, et la flotte de F35 peut être préservée avec un dispatch dans tout le pays en peu de temps.

    Les USA sont dans l’optique d’une armada forte, avec une confiance absolue dans la robustesse de sa technologie et avec un data link tout puissant pour une interopérabilité maximale. La furtivité est valable car l’avion à portée de tir compte sur les capteurs des autres avions. Ils ne comptent pas sur le talent aléatoire des pilotes, une perte est inenvisageable et le combat à portée visuelle est à éviter au maximum.

    Les chinois se préparent à une guerre contre les USA. Ils auraient les moyens de contrer la furtivité US avec une flotte de drones, et leur copie de F22-F35 serait (soi-disant) supérieure.
    Ils ne font plus rigoler depuis un moment et sont sur le point de lancer des porte-avions comparables aux plus gros US. Ils font déjà assez peur pour continuer leur politique d’expansion sans être inquiétés.

    Au final toutes ces doctrines sont valables. Il n’y a plus qu’a espérer qu’aucune ne soit jamais validée dans le feu moderne.

  6. Encore une fois beaucoup d’opinions orientées et des faits inexacts ….

    Le coût unitaire des F-35 A B et C de Lot 8 est inférieur au coût d’un Rafale à l’export … cela fait très longtemps que le coût unitaire de 300 millions $ a été divisé par 3.

    Concernant sa furtivité et ses capacités de combat, le F-35 a été massivement testé en combat aérien et en attaque au sol par le corps des Marines … le résultat a été une remarquable efficacité démontrée :
    http://breakingdefense.com/2015/07/dunford-mulls-f-35b-ioc-decision-4-bs-take-out-9-attackers/
    En combat, 4 F-35 contre 9 avions bandits ont remporté une victoire nette et sans bavure.
    De la même façon les exercice du Green Flag ont montré que le F-35 est capable d’entrer dans des zones ultra défendues (radar et missiles sol air) et de faire ses attaques au sol sans être inquiété ou même détecté … Dans le même scénario les F-16 et A-10 se sont fait descendre.

    Je trouve déplaisant d’accuser le Général du Corps des Marines d’envoyer sciemment ses hommes à la mort … car si le F-35 était si inefficace son soutien à cet avion reviendrait à les tuer de ses propres mains !!!

    Le F-35 a encore des difficultés de mise au point … comme tous les programmes d’avion de combat avant lui … sauf que cet avion pousse très loin les technologies existantes et donc il met au jour des problèmes de réglages inédits.

    Soyons clairs cependant :
    – Son canon sera opérationnel très vite (il subit ses derniers tests) mais il s’agit plus d’un gadget pour faire plaisir aux craintifs que d’une arme qui sera utile.
    – le système DAS (Distributed Aperture System) a été testé avant grand succès en Alaska et il est 100% opérationnel dotant cet avion d’une capacité de senseurs sur 360° inédite.
    – Sa fusion de donnée fonctionne parfaitement en Link 16 mais il y a quelques latences en utilisant le MADL (communication de donnée « furtive ») … ce sera rectifié pour la mise à jour logiciel de 2017 qui équipera les premiers avions du USMC déployés au Japon.
    – Pour la vulnérabilité de l’électrique c’est juste une question d’orages … le système anti-foudre définitif est terminé il permet un fonctionnement optimal après plus de 800 frappes par la foudre sur l’avion.
    – Concernant armes et essences le rayon d’action du F-35 en version lisse est énorme et il peut emporter jusqu’à 3 fois plus de poids d’armement qu’un F-16 s’il utilise ses ports d’armes externes …

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    1. Il faut prendre en compte la qualité des systèmes de brouillage électronique, des différents leurres , de la qualité des missiles, des système de détection passif ( osf).regarder uniquement les qualités de l avion seul serait une erreur .le rafale a été le seul avion à rentrer sur le territoire lybien bombarder et repartir incognito alors que tous les systèmes anti aérien (russe) étaient opérationnels.

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