Une langue universelle, bientôt une réalité ?

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L'Humanité n'a cessé de créer, élaborer et concevoir de nouvelles langues et de nouveaux langages. Cette immense richesse destinée à communiquer avec ses semblables a permis aux civilisations de se développer de façon exponentielle. À l'heure des ordinateurs toujours plus puissants et de l'Internet omniprésent, allons-nous vers une langue universelle ? La réponse n'est pas si évidente.

C’est sur le site des Inrocks que l’on retrouve un long papier traitant des initiatives visant à créer une langue universelle. Pour l’occasion, Paul Egré, philosophe et spécialiste du langage s’est entretenu avec le journal et nous explique où nous en sommes aujourd’hui.

Nous apprenons que des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) auraient trouvé un élément commun à tous les langages du monde. En effet, dans les 37 langues étudiées, les concepts énoncés dans une phrase sont proches les uns des autres pour une meilleur compréhension et assimilation du cerveau. Un trait commun qui offre la possibilité de construire des phrases dont le sens peut être perçu de façon optimale par les interlocuteurs.

Pour autant, cela ne suffit pas à poser les bases d’un langage universel. Certains ont d’ailleurs essayer de créer une langue universelle artificielle, c’est le cas de l’espéranto et du volapük.

L’espéranto et le volapük

Dans un élan universaliste, le Docteur polonais Ludwik Lejzer Zamenhof a créé à la fin du XIXème siècle l’espéranto. Aujourd’hui, cette langue vivante est parlée dans plus de 120 pays. En revanche, difficile d’avoir une estimation précise du nombre d’adeptes. Si l’espéranto a connu un certain succès, nous sommes bien loin d’un langage universel adopté par l’Humanité.

Conçu à la fin du XIXème siècle par Johann Martin Schleyer, prêtre catholique allemand, le volapük est une langue auxiliaire internationale qui, à l’instar de l’espéranto, a conquis un certain nombre d’individus sans pour autant s’imposer comme un véritable moyen de communication universel.

Tant au niveau politique, économique ou culturel, adopter une langue apprise et comprise de tous comporterait bien des avantages. Mais les deux exemples précédent démontrent la difficulté d’imposer une telle démarche tant les usages des différents pays sont enracinés dans leur histoire.

En imaginant qu’un tel langage soit adopté, il serait également difficile que cette langue communément admise ne subisse pas à son tour les mêmes modifications, simplifications, ajustements par les peuples qui la pratiqueraient. Après tout, l’anglais de Grande Bretagne n’est pas tout à fait le même que l’anglais d’Australie. La volonté de départ d’avoir un langage universel serait donc plus ou moins vite compromise.

L’informatique comme solution

Le salut pourrait donc venir de l’informatique. Les outils de traductions sur internet sont nombreux et souvent efficaces pour comprendre des mots ou des expressions d’une langue étrangère.

Dernièrement, c’est Google Translate avec sa fonction « Word Lens » qui s’est démarqué. Cette dernière permet de traduire en temps réel un texte capté par la caméra de son smartphone, dans la même veine, Skype Translator est également à citer.

Il est fort probable qu’à l’avenir ces outils continuent d’évoluer pour rendre encore plus accessible la communication entre les êtres humains.

Tags :Via :Les Inrocks
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Une langue internationale ne risque pas de se dialectiser. Si l’anglais et l’arabe se dialectisent, ceci est du au fait que ce sont des langues nationales. Prenons le latin comme exemple, le latin classique ne s’est jamais dialectisé et il a pu service de langue d’échange jusqu’à la fin de 19ème. Ce sont les langues latines (français, italien, roumain, etc) qui se sont dialectisées.

    Cette argument permet simplement de monter que l’espéranto est plus adapté que l’anglais pour servir de langue d’échange. L’espéranto marche parfaitement, ce qu’il manque c’est simplement de la volonté politique.

  2. Et pourquoi pas l’anglais ? C’est avec regrets pour la langue française que je dis ca. Mais les anglophones ont le monopole des médias. C’est quand même bien le meilleur moyens de propagation d’idée.

    1. ça serait top … mais d’où sort tu cette affirmation ? parce-que perso je pensais que les français était en train de disparaitre au profit de l’anglais ….

  3. Les adorateurs de l’universalisme oublient juste un truc : la pauvreté des dialectes qui se veulent universalistes justement.

    et le nivellement par le bas qu’entraine le fait de parler une langue pauvre.

  4. Les langues subissent un processus évolutif au même titre que les espèces vivantes. Il est illusoire de chercher à construire une langue universelle et définitive. Il se peut qu’apparaisse une langue commune parlée par quasiment toute la population humaine, mais cette langue évoluera avec le temps et aura toutes les peines du monde à échapper à la dialectisation.

  5. Le but n’est pas de créer une langue parlée au quotidien par tous les peuples du monde, mais une langue internationale facilement apprise à l’école(plus encore que l’anglais) et qui pourra être employée partout dans le monde lorsque les peuples devront communiquer avec des étrangers.

  6. Salut, il y a une petite erreur concernant la langue arabe. Langue arabe est la même pour les 22 pays l’ayant comme langue officielle dont le maroc et le yemen (que cela soit a la television, l’internet, la presse écrite ou bien la scolarité) la différence ne vient pas de la langue arabe mais du dialecte parlé dans les pays cela revient à comparer par exemple la langue d’oc (toulouse) avec le picard puisque au sein même de ces pays le dialecte parlé n est pas le même en fonction des régions de telle sorte que si l’on est pas natif de la region et bien « on pipe que dalle » !

  7. Concernant le français du fait de la poussée démographique de l’Afrique, largement francophone.
    Mais comme l’autre moitié est anglophone perso j’y crois moyen

  8. Il faudrait savoir sur quel critère. Par exemple le Coréen a le mérite d’avoir une logique presque égale au Bliss.
    Si on prend l’exemple de l’Ido (un Espéranto modifié) les concepteurs ont profité de son alignement au cordeau pour inclure une signification sous-jacente, le rendant plus ardu dans la vie ordinaire.

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