Un nouveau virus géant découvert ! Un nouveau danger ?

virus mollivirus

C'est reparti ! Avec la découverte d'une quatrième famille de virus géant dans le permafrost sibérien, les chercheurs du CNRS d'Aix, du laboratoire Biologie à grande échelle (oui, oui) et du Genoscope devraient ouvrir une agence immobilière. Blague à part, cette découverte montre surtout que les virus géants ne sont pas rares et sont diversifiés. Alors, faut-il paniquer ? 

Sans vous spoiler, je peux vous dire que pour ce nouveau virus, la réponse est non… ce quatrième virus géant, baptisé Mollivirus, ne peut pas contaminer l’homme. Il a passé les 30 000 dernières années bien au froid dans le permafrost (le sol gelé en permanence) sibérien.  Il a si bien survécu tout ce temps que les chercheurs ont pu le réveiller dans leur labo.

Mollivirus est un virus géant parce qu’il est gros : il mesure 0,5 micromètre et il est donc visible au microscope (il est 1000 fois plus gros que le virus de la grippe). Il est également composé de 500 gènes ! Le virus du Sida ou de la grippe ne contiennent qu’une dizaine de gènes. Mollivirus s’attaque aux amibes (des animaux unicellulaires). Et s’il a pu survivre,  d’autres virus aussi !

Va-ton relâcher des virus préhistoriques ?

Cette découverte confirme donc qu’il y a plusieurs types de virus avec des stratégies de réplication très variées (et donc potentiellement infectieux) qui ont pu survivre dans le permafrost. D’ailleurs, les virus géants découverts sont des virus à ADN comme ceux de la variole par exemple.

Il n’y a pas si longtemps, on pensait que l’ADN se détériorait rapidement dans le sol. Ces découvertes ont montré que c’était faux. Le permafrost est un excellent conservateur.  Avec lui, il est possible de trouver des virus actifs vieux de 30 000 ans.

Le problème, c’est qu’avec le réchauffement climatique, le permafrost fond et les exploitations des ressources minières et pétrolières poussent l’homme à exploiter de plus en plus les régions arctiques. Le CNRS s’inquiète de cette situation et va jusqu’à souligner les problèmes de santé publique que cela pourrait engendrer.

En Sibérie, par exemple, le permafrost fond maintenant sur 20 à 40 cm de profondeur chaque été. Des chercheurs russes ont déjà détecté des cas d’épidémies dans les troupeaux, lié à la libération de micro-organismes infectieux.

Avec le Mollivirus, nous avons découvert un virus datant de l’époque de Néanderthal. Maintenant, le CNRS veut fouiller des couches plus anciennes du permafrost pour voir si un virus a survécu. La zone qu’ils vont fouiller permettra de remonter jusqu’à 1 million d’années ! Que vont-ils trouver ? La réponse dans quelques mois.

Sources :CNRS
Dernières Questions sur UberGizmo Help
    1. mouais faut voir hein … vu les couts d’exploitations et les matériaux utilisé je craint que ça ne revienne au même… enfin bon ça parait moins pire …

      Ce qui nique surtout notre écosystème c’est la surexploitation dans tout les domaines… conséquence directe du capitalisme qui implique une croissance infinie sur une planète qui n’a rien d’infinie 😉 et pour ce faire nous produisons des milliers ( voir des millions) de fois plus que nos besoins ….

      Alors bon … soit on change carrément de système (mais c’est loin d’être seulement envisagé) soit on accepte cet état de fait, on boit du coca, mange du nutella, roule en 4×4 (par ex) et on tire sur la corde en attendant de pouvoir aller extraire nos ressources dans l’espace et donc acceptons les bouleversements planétaire que cela implique …

    2. Juste une chose : on croît que les éoliennes sont une bonne solution pour l’écologie mais en fait, il y a un côté assez « malsain ».
      Par exemple : à côté de la Saline d’Arc et Senans (à côté de Besançon) se trouve un petit bois. Il y a eu une obligation d’implanter quelques éoliennes devinez où ? A l’emplacement du petit bois. Résultat, je pense qu’une petite déforestation est en vue. De plus, il faut changer les pales des éoliennes tous les 5 ans (très écologique/économique ça). Et pour tomber où ? Dans les pâtes d’EDF qui ne semble pas en avoir vraiment besoin pour cette région.

      Je suis pour les énergies renouvelables, mais il faut savoir utiliser les bons moyens.

        1. oui suis aller fureté sur le net mais je voit que ça reste un débat 😉 cf le lien de norédine que j’ai aussi croisé en furetant :)

          en tout cas merci j’avais pas idée :)

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