De l’eau salée coule sur Mars ! Tout ce que vous devez savoir !

NASA eau salée sur Mars

La NASA a annoncé qu'elle avait résolu un mystère martien. Elle n'a pas menti. Il s'agit sans aucun doute d'une des découvertes majeures de l'année : de l'eau salée coule sur Mars ! Oui, il y a de l'eau à l'état liquide sur la planète rouge et les implications liées à cette découverte sont absolument fantastiques. Accrochez-vous bien, le futur s'annonce passionnant.

Au moment de son annonce, tout le monde avait émis différentes hypothèses : explication sur la fuite de l’atmosphère martienne, découverte de vie microbienne extraterrestre, etc. Et certains avaient vu juste :

Et c’était effectivement la bonne réponse. Depuis 2006, les astronomes du monde entier se posaient la question au sujet de traces saisonnières sombres observées sur les pentes de certaines montagnes martiennes. Ces trainées apparaissaient plus longues et plus larges quand la température devenait plus douce (enfin surtout moins fraîche, car elles restent très largement en-dessous de zéro).

trainées eau martien

Des coulées mystérieuses

La NASA a confirmé que ces coulées étaient composées de chlorate et perchlorate de magnésium, de perchlorate de sodium, le tout mélangé avec un peu d’eau. Normalement, sur Mars, avec les températures et la pression qu’il y règne, l’eau ne peut pas stagner et devenir saumâtre ; et elle ne peut pas non plus s’écouler. Sur Mars, soit l’eau gèle, soit elle s’évapore immédiatement sans passer par l’état liquide. On dit dans ce dernier cas qu’elle se sublime.

Les scientifiques sont donc cherché des combinaisons de sels qui puissent maintenir l’eau à l’état liquide. Comme vous le savez, quand l’eau est fortement salé, elle gèle à des températures plus basses que l’eau douce (jusqu’à -70°C). C’est d’ailleurs pour cette raison que nous salons les routes en hiver.

Plusieurs instruments pour une découverte majeure

L’aterrisseur Phoenix avait confirmé la présence de perchlorates. Le rover Curiosity avait déjà détecté la présence de telles saumures à proximité de lui. C’est le spectromètre de l’orbiteur MRO (Mars Reconnaissance Orbiter) qui a permis d’associer les différentes pièces du puzzle. MRO a analysé les sels une fois que l’eau s’est évaporée. Ainsi l’eau n’a jamais été directement détectée mais  elle serait fortement impliquée dans tous les mécanismes imaginés.

Les chlorates et perchlorates maintiennent l’eau à l’état liquide avec des températures négatives et surtout ils absorbent l’eau présente dans la rosée du soir et du matin, (un peu comme les capteurs d’humidité qu’on place dans les pièces humide). Le sol serait alors alourdi et des écoulements se formeraient sur les pentes de plus de 30°. Voilà enfin l’explication des trainées sombres. Mais il faut tout de même vérifier cette hypothèse en laboratoire. Car même si la NASA a fait une annonce fracassante, le mystère est résolu en partie seulement. Il faudrait aussi vérifier sur d’autres sites que le phénomène se reproduit bien. L’occasion parfaite pour l’agence américaine de réclamer un peu de budget supplémentaire.

De la vie sur Mars ?

Qui dit « eau », dit que la vie a pu se développer à un moment sur Mars. Peut-on trouver des traces de vie passée ou présente ? Comme il y a toujours de l’eau en faible quantité, on peut même imaginer que des organismes aient pu s’adapter à ces conditions de vie difficile.

Si vous posez la question aux scientifiques, ils vous diront qu’ils sont pessimistes. Selon eux, si on fait appel à nos connaissances sur les organismes terrestres,  il n’est pas possible que des organismes puissent survivre sur les saumures martiennes. Mais dans leur étude, qui est publiée aujourd’hui dans le journal Nature Geoscience, les conditions seraient analogues avec le désert d’Atacama où des bactéries extrêmophiles parviennent pourtant à survivre. Les espoirs sont donc permis.

Des mission humaines ?

S’il y a de l’eau, même en faible quantifié, elle sera forcément récupérée par les missions humaines qui se dérouleront sur Mars en 2030 si tout va bien. Pour John Grunsfeld, un ancien astronaute et administrateur associé à la Nasa, les observations recueillies laissent penser que « Mars a les ressources nécessaires pour de futurs voyageurs ». Il y a donc fort à parier que le premier homme à marcher sur Mars se pose à proximité d’une de ces ravines pour y chercher la vie.

Et avant ?

Forcément, maintenant, nous n’avons qu’une envie c’est d’aller observer ce qui se passe dans ces écoulements. Hélas,  la NASA ne prévoit pas d’envoyer le prochain rover identique à Curiosity (qui sera sur Mars en 2020) près d’une de ces ravines. Car la NASA est incapable d’envoyer des rovers stériles à 100%. Ils risqueraient de contaminer la zone avec leurs propres microbes terriens. Ce qui serait dommage.

Ceci étant dit, il n’est pas impossible que l’actuel Curiosity dévie sa route pour inspecter ces écoulements à une distance raisonnable et sans risque de contamination. Une chose est certaine, ces écoulement d’eau n’ont pas fini de faire parler d’eux.

 

Tags :Sources :NASA
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Mouais, je suis au courant depuis hier, mais bon, merci pour le rappel, c’etait cool
    ( oui je sais, Ubergizmo et la réactivité, ça fait plus que 2, les actu, toujours avec plusieurs jours de retard)

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