Un robot-cafard pour jouer les espions !

robot-cafard

Jour après jour, les robots deviennent toujours plus capables. La miniaturisation est aussi souvent au rendez-vous. Ainsi, après sept mois de recherche, des scientifiques russes ont pu mettre au point un robot-cafard à six pattes capable de se déplacer dans des endroits extrêmement étroits.

Selon une déclaration de la porte parole de l’Université Fédérale de la Baltique Immanuel Kant, Youlia Shkourkina, « un robot-cafard inusité a été commandé par une entreprise russe et il est conforme aux exigences de cette dernière« . Le client souhaitait un robot ressemblant à un vrai cafard, ayant la même taille et un comportement aussi proche que possible de celui de l’insecte.

Les chercheurs russes, Alexei Belooussov et Daniil Bortschevkine, ont donc créé un robot-cafard mesurant 10 cm de long, pouvant atteindre une vitesse de 30 cm/h et capable de supporter un poids de 10 grammes.

Selon Alexei Belooussov, le plus difficile était de trouver le bon équilibre entre l’aspect, la taille et le comportement, le tout devant être aussi naturel que possible. Il cite pour exemple les scientifiques de l’Université de Berkeley qui travaillent depuis 4 ans sur leur propre cafard : « le leur ne sait pas tourner en avançant et ne ressemble pas à un vrai cafard, ce qui était un point que notre client nous imposait« .

Les chercheurs ont finalement choisi le cafard sud-américain Blaberus Giganteus comme prototype. Malheureusement, cette espèce étant impossible à trouver à Kaliningrad et ne pouvant être importée, les scientifiques ont dû privilégier le Blaberus Craniifer, une espèce plus petite par la taille (70-80 mm) mais dont l’apparence et la biomécanique sont identiques au Giganteus.

Après une étude de deux mois, les chercheurs ont commencé à concevoir et à construire le robot. Ce n’est qu’à la vingtième version qu’ils ont été satisfaits. Le robot conçu est muni d’un capteur sensible à la lumière, d’un système de capteurs afin de détecter et d’éviter d’éventuels obstacles et une application standard de téléphone portable suffit à le contrôler.

Selon Daniil Bortschevkine, les scientifiques ont conçu plusieurs systèmes électromécaniques à la main, ne pouvant les commander à l’étranger, faute de budget. Ils souhaiteraient également augmenter l’autonomie (de 20 minutes à l’heure actuelle) et mettre au point des systèmes de navigation qui permettraient au robot-cafard de parcourir un trajet déterminé à l’avance.

Les ingénieurs devraient présenter une version du robot-cafard avec motif de camouflage : les militaires sont intéressés par un robot miniature muni d’une caméra portable et pouvant atteindre des endroits difficile d’accès.

Tags :Via :Sputnik News
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Ca doit être une erreur de traduction. Par contre je ne suis pas surpris que l’armée soit intéressée, surtout si y ajoute la capacité de se rendre invisible.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité