Le film Seul sur Mars est-il réaliste ?

Seul sur Mars

Seul sur Mars sort aujourd'hui dans les salles obscures. Film de science-fiction très réaliste, il n'a pas non plus exempt d'invraisemblances, cinéma oblige. Quelles sont-elles ? Serait-il réellement possible de survivre seul sur Mars ? Le planétologue François Forget livre quelques éléments de réponse - et légers SPOILERS -.

La NASA ayant été consultée durant la réalisation, le livre qui l’inspire ayant été écrit par un grand passionné du sujet, le film se veut extrêmement réaliste. François Forget souligne l' »énorme effort de réalisme« , mais cela n’empêche pas quelques petites invraisemblances. Attention, quelques petits spoilers se glissent dans ce compte-rendu d’interview.

La scène de tempête au début de l’histoire, par exemple. L’atmosphère martienne étant tellement fine, celle-ci ne serait ressentie que comme une petite brise par les astronautes. Impossible aussi que Watney – interprété par Matt Damon – puisse retrouver la sonde Pathfinder, laquelle s’est posée sur le sol de Mars le 4 Juillet 1997, enfouie sous tant de sable. Le vent est tellement faible sur la planète rouge que de pareils mouvements sont impossibles. Et il n’y a aucune montagne aux alentours de Pathfinder, celle-ci s’étant posée sur une zone totalement dégagée.

Pour les besoins du film, et pour coller à l’imaginaire collectif, le décor de la Planète Rouge se devait d’être rouge. Pourtant, les amateurs savent bien que le coucher de soleil est bleu ! L’habitat où l’équipage effectue son séjour, par contre, est « assez bien vu« , pression, température y sont bien transposées.

Pour se nourrir, Watney fabrique de l’eau pour arroser sa plantation patates. Il utilise de l’hydrazine, « le carburant miracle des petits vaisseaux spatiaux« . Lorsqu’elle s’enflamme – très facilement -, elle se dissocie en azote et hydrogène que Watney fait ensuite brûler dans l’oxygène de l’habitat pour fabriquer de l’eau. Soit. C’est un processus éprouvé. Il aurait aussi pu chercher de la glace et la faire fondre, encore eut-il fallu qu’il se rapproche des pôles.

Que vous soyez ou non un puriste de Mars, vous ne devriez pas être trop mécontent de Seul sur Mars. L’intégralité de l’interview est à découvrir sur le site source.

Tags :Via :CNRS
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  1. Mouais, y’en à d’autres et nettement plus conséquentes ^^

    – un Docking se fait à vitesse relative nulle ce qui signifie que les deux ensembles ont le même vecteur cinétique, lequel défini l’orbite, sa forme et caractéristiques. Cela signifie que le module envoyé depuis le sol pour rattraper la station… À déjà la trajectoire pour mars, plus ou moins. Qu’elle s’accroche ou non. C’est a mes yeux la plus grosses des incohérences mais je doute qu’il s’agisse d’une erreur, plutôt d’un raccourci pour tenir les 2h20 :)

    – à la fin du décollage depuis Mars, on voit plusieurs séquences destinées à la 3D de vis et boulons qui flottent dans le vide, autour de Mark. L’une des micros scène montre une vis lentement flotter et heurter sa visière en douceur. Suivi de « extinction des propulseurs dans 3-2-1. »

    Dommage, peut être une erreur de montage haha, soumis à l’accélération des propulseurs encore allumés, rien ne flotte dans l’habitacle 😉

    Dans tous les cas je le recommande très vivement, un super moment de plaisir !!! Très bien foutu, intelligemment drôle, superbes images, histoire qui déboite… Un régal 😉

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