De l’alcool et du sucre découvert dans une comète : cocktail !

cocktail lovejoy comet

"Ce soir c'est Punch ! Pressez les oranges, j'apporte ma comète !" Si nous étions des voyageurs galactiques, ce genre de phrase serait assez habituelle. Des chercheurs français de l'Observatoire de Paris ont découvert deux composés organiques complexes sur la comète Lovejoy qui est passée au plus près du Soleil en janvier 2015. Ce cocktail de molécules a de quoi surprendre puisqu'il s'agit d'alcool et de sucre. 

Publiée dans la revue américaine Science Advances, l’étude montre que la comète Lovejoy contient au moins deux composés organiques complexes. Cette découverte est d’une importance fondamentale pour comprendre la formation du système solaire.

Les comètes qui passent à proximité de la Terre existent depuis le début de la formation du système solaire. Et les étudier, c’est apprendre à connaitre les composants présents dès le début de la formation de notre monde.

On pense que de nombreuses comètes se sont écrasées sur Terre durant ses premières centaines de millions d’années. Si les comètes abritent des composées organiques complexes, elles ont alors certainement joué un rôle dans l’émergence de la vie sur Terre.

Les molécules détectées sont tout de même très simples. Pour le sucre par exemple, il n’est composé que deux atomes de carbone. Le sucre que vous mettez dans votre yaourt est plus complexe puisqu’il est composé de 6 carbones (glucose) et de 12 pour le saccharose. Auparavant, sur les comètes, on n’avait détecté que du formaldéhyde avec un seul atome. Il s’agit donc d’une découverte importante qui nous permet de faire un pars vers une meilleure compréhension des conditions qui prévalaient lors de l’apparition de la vie sur Terre.

L’autre composé découvert, c’est de l’éthanol (C2H5OH) en tout point identique à celui qu’on retrouve dans les boissons alcoolisées. Mais les  scientifiques ont également détecté 19 autres molécules organiques sur Lovejoy. Et toutes les  autres molécules avaient déjà été détectées sur Tchouri par la sonde Rosetta.

Nicolas BIiver, chercheur au CNRS de l’observatoire de Paris,  explique au journal La Croix que :

« La quantité d’alcool qui s’échappait chaque seconde des glaces de Lovejoy quand elle était au plus proche du soleil correspondait à celle contenue dans 500 bouteilles de vin. »

Avec cette nouvelle découverte, nous venons de faire un nouveau pas vers la compréhension de la formation du système solaire et de l’apparition de la vie. Ce sont des pas de fourmis, mais un jour, on saura d’où nous venons. En attendant, je vais me faire un petit cocktail cométaire.

 

Tags :Sources :Science Advances
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Ou alors, les chercheurs ont fêté la promotion du collègue… et que la femme de ménage n’a pas eu le temps de passer un coup d’éponge sur leur table de travail.
    Les fameuses soirées Lovejoy du CNRS

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