Ramèneriez-vous un membre de votre famille décédé dans le virtuel ?

mort vie numérique

Qui n'a jamais éprouvé l'envie de pouvoir discuter avec un papy, une mamie, un proche parti trop tôt ? Et si nous vivions dans un monde où personne ne meurt réellement ? Où il est possible de vivre pour toujours dans un monde purement virtuel ? Simon McKeown est persuadé que ce sera possible d'ici 50 ans.

Ce maître de conférence à l’Université Teesside est convaincu que les ordinateurs seront bientôt suffisamment puissants et avancés pour créer une « vie numérique synthétique« , laquelle serait basée sur les traits physiques, les préférences, les actes passés, la vie pleinement vécue en somme, de chaque personne.

Et pour que l’interaction soit plus vraie que nature, ces avatars seraient créés via photogrammétrie, pour obtenir une copie virtuelle identique à la personne que l’on souhaite « recréer ».

D’après Simon McKeown, ce projet, « Preserved Memories », serait tout à fait réaliste d’ici 50 ans, et cette technologie nous semblerait aussi banale que la Xbox ou la PlayStation d’aujourd’hui.

Mieux encore, avec les progrès récents effectués en matière d’intelligence artificielle et d’interactions homme-machine, ces avatars pourraient tout à fait continuer d’en apprendre sur les vivants : « ils évoluent numériquement, ils ne meurent pas« .

Et si cela peut paraître aujourd’hui totalement surréaliste, certains services s’intéressent déjà de très près à cette immortalité numérique. Eter9, par exemple, veut apprendre votre personnalité, votre vie, pour pouvoir continuer d’alimenter son réseau social après votre mort. Virtual Eternity avait voulu tenter de créer des profils basés sur votre personnalité, avec votre propre voix, avant de fermer ses portes. On pourrait aussi citer United Therapeutics et son service Lifenaut mais aussi Perpetu, et bien d’autres.

Étrange, effrayant, fantastique ? Qu’en pensez-vous ? Dites-nous tout dans les commentaires.

Tags :Via :Daily Mail
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  1. pourquoi pas si l’avatar est convaincant et qu’il insiste lourdement sur le fait qu’il est mort … parce-que sinon ça risque de créer pas mal de problème ….

    Enfin bon ça c’est aux psy de nous le dire ….

  2. Oui bonne idée je pense que sa aidera a ne pas trop sentire la mort de cette personne mais je crois aussi que le virtuel ne pourra jamais remplacer le réel. Parler avec une personne derrière un ordinateur n’est pas comme parler directement à cette personne et pouvoir la toucher. Je ne sais pas..
    On verra le résultat dans 50 ans.

  3. Dans le genre malsain… Complètement pathétique.

    « …avec les progrès récents effectués en matière d’intelligence artificielle… »

    Quel progrès ? Nous sommes encore très très loin de l’intelligence artificielle. Il faudrait que cesse les mensonges. Suffit de voir les difficultés toujours énorme qu’ont les systèmes informatiques pour traduire automatiquement l’anglais en langue française par exemple.

    1. Franchement je ne sais pas … aujourd’hui Skype Translator traduit en temps réel les conversations, les premières voitures et semi-remorques autonomes arrivent sur les routes, la réalité augmentée arrivera également très vite dans notre quotidien. Les graines de Skynet sont là 😉

  4. Hmm . je ne suis pas sure de l’interet.. Discuter avec qqn parti trop tot, sur le principe ça serait génial, sauf que ce n’est pas une personne. j’ai perdu ma mère beaucoup trop tot, en devenant une femme, et maintenant si j’ai besoin d’un conseil de mère je demande pas à une machine. Pire même, je pense que ça empercherai plein de gens de faire leur deuil, qu’on vivrai dans une espèce de réalité ou les morts et les vivants se confondraient presque, du coup comment tu fais après pour apprécier les vivants et les moments passés avec eux? On ne remplace pas un mort, ni par une machine ni par autre chose…

    1. Le problème — même en partant du principe que l’avatar virtuel soit assez précis pour reconstituer une personnalité à partir d’infos extérieures — c’est qu’on aura pas une continuité de la personne décédé, mais une sorte d’instantané. Je m’explique : la vie c’est changer, c’est évoluer, c’est être influencé par nos expériences; ce genre de simulation ne pourra pas évoluer. Quand bien même on lui donnerait la possibilité d’évoluer il se modifierait et deviendrait alors — dans les fait — une autre personne…
      A moins d’une copie parfaitement numérisée du cerveau de la personne qui tournerait dans une simulation parfaite des lois de la physique, mais ça c’est pas pour demain.

  5. Bizarre que personne n’ait parlé de Greg Egan à ce stade (la cité des permutants).
    C’est un thème de hard science classique (et qui n’a aucun rapport avec l’intelligence artificielle : on simulerait le défunt à partir d’un modèle de connaissance de son cerveau, à l’échelle de moléculaire, suivi de plusieurs « passes » agrégeantes, histoire de passer au moins à un modèle d’action de niveau neuronal). Au final, on ne comprendrai pas mieux le fonctionnement du cerveau (tout le mécanisme d’agrégation serait automatisé), mais on aurait un humain sur substrat informel (au lieu d’un substrat « matériel »). L’agrégation consisterait à regrouper des molécules en groupements agissant de concert, en volumes homogènes, etc, pour, au final, faire abstraction des phénomènes de portée exclusivement locale : on se rappelle qu’on s’intéresse avant tout aux signaux nerveux.
    Si on n’agrège pas trop, il n’y a pas de raison que ces êtres virtuels soient de nature différentes de nous, ou qu’il leur manque une « vie intérieure ». L’ensemble des souvenirs de l’humain serait transmis dans la phase de modélisation.
    Par contre, 50 ans, ça me parait totalement irréaliste.
    D’abord, il faut le scanner moléculaire. Et l’espace de stockage initial. Ensuite, il faut l’ordinateur simplificateur. Et enfin, pour chaque être ainsi modélisé, il faut un ordinateur massivement parallèle d’animation et des ordinateurs d’environnement.
    Bref, pour arriver aux puissances nécessaires, je crains qu’il faille d’abord concevoir un principe auto-répliquant (vie artificielle :groupe de machines auto-répliquantes dédié à un milieu particulier) capable de se greffer sur un astéroïde, de se dupliquer, et, in fine, de transformer (à titre annexe) toute la masse disponible en puissance de stockage et de calcul.

    1. Vous aurez remarqué, en passant, que quand j’écris que 50 ans ne seraient en aucun cas suffisants, cela revient à « se résigner » à mourir soi-même tout en ayant conscience de la possibilité qu’un jour, d’autres ne meurent pas. Ce sentiment est d’autant plus pénible (à ressentir) quand on visualise le diagramme de gantt de ce « petit projet industriel ».

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