Le Bionic Bird (Avitron) décolle enfin

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Cinquante ans après la création en 1969 du "Tim Bird" par  Gaston de Ruymbeke, son successeur, le Bionic Bird conçu par son petit fils Edwin, rencontre enfin le succès.

Conçu par Gaston et Gérard de Ruymbeke en 1969, le TIM Bird est un jouet phare des années 70 et 80 vendu à plus de 20 millions d’unités dans le monde et notamment sous la tour Eiffel par la confrérie des mourides. Mais depuis sa plus tendre enfance, Edwin, le petit fils de Gaston et le fils de Gérard, entendait moderniser ce jouet.

Après des années de R&D infructueuse faute de moteur adapté au mouvement des ailes d’un oiseau mécanique, la société trouve un composant, initialement conçu pour faire vibrer un téléphone portable, pour animer son oiseau, et lance en 2010 le Bionic Bird (ex Avitron), modernisé dès 2012 avec une version récompensée par le grand prix du concours Lépine.

« C’est un rêve d’enfant devenu réalité. Le Bionic Bird ne pèse que 9 grammes mais embarque dans son fuselage en ligne un micro moteur, des capteurs, un module de radiocommande et une batterie lui assurant plus de 8 minutes d’autonomie. Et nous ne craignons pas la copie car très peu de personnes arrivent à reproduire le mécanisme de l’appareil conçu par Edwin » explique Marc Zeller, le directeur commercial de la société.

Malgré la notoriété du Tim Bird, ce « Bionic Bird » n’avait rencontré qu’un succès confidentiel (15 000 ventes). Mais la dernière version, désormais pilotable avec une application pour smartphone, semble enfin rencontrer séduire les consommateurs.

Vendue 119 euros TTC, la dernière génération du Bionic Bird peut ainsi être pilotée depuis un smartphone (iOS ou Android) avec une portée bluetooth étendue à 100 mètres. L’oiseau robot affiche une autonomie de 8 minutes mais peut être rechargé en à peine 12 minutes grâce à une sorte d’œuf, faisant également office de support, et offrant 12 recharges nomades potentielles. De quoi faire voler l’avion près d’une centaine de minutes loin d’une prise électrique.

« Grâce à une opération réussie de financement participatif sur IndieGogo, nous allons sans doute en écouler plus de 20 000 bionic birds cette année et nous visons les 50 000 dès l’année prochaine.  » s’enthousiasme Marc Zeller.

Surfant sur le succès des drones, la société marseillaise rêve d’un succès « à La Parrot« , dont la première version de l’AR-drone s’était écoulée à plus d’un demi-million d’exemplaires. XTIM travaille d’ailleurs sur une version plus ambitieuse du Bionic Bird, sans doute deux fois plus grande, mais pouvant réaliser du vol stationnaire (comme un colibri) et surtout transmettre les images vues par le drone au travers d’une caméra.

« L’objectif final c’est le FPV, le vol en immersion, en permettant à nos utilisateurs de voir le monde au travers de la caméra du Bionic Bird » précise Marc Zeller. Un oiseau drone furtif qui devrait intéresser aussi bien les particuliers que les professionnels, et qui pourrait voler dans le ciel de Provence dès l’année 2017…

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