La greffe de tête humaine fait un pas en avant

transplantation tête

Nous vous avons parlé plus d'une fois de ce projet complètement fou du chirurgien italien Sergio Canavero : greffer une tête humaine pour sauver l'informaticien russe Valeri Spiridonov, 31 ans, souffrant de la maladie de Werdnig-Hoffmann, qui atrophie tous ses muscles... Aujourd'hui, l'équipe vient de faire une bien belle avancée.

Vous vous en doutez, greffer une tête est loin d’être aussi simple que de greffer un quelconque organe. Les chercheurs viennent pourtant de réussir un joli petit exploit – en Chine, où ce genre d’expériences n’est pas interdite – : trancher puis suturer la moelle épinière chez des rats. Certaines de ces méthodes médicales ont même pu être reproduites chez des singes.

D’après Sergio Canavero et ses collègues, il s’agit là de l’étape la plus difficile de l’opération, la jonction entre le tronc cérébral et la moelle épinière. Pour y parvenir, les scientifiques ont utilisé un nano-couteau fait d’hydrogène, du polyéthylène-glycol pour aider les fibres nerveuses à se recoller et une méthode spéciale de stimulation de la moelle épinière pour recréer les liaisons entre les neurones. Un mois après l’opération, les rats avaient retrouvé la mobilité de leurs membres.

Les chercheurs ont aussi réussi à effectuer des greffes de cerveau chez des singes. Malheureusement, les bêtes n’ont pas retrouvé l’usage de leurs membres mais elles ont survécu et les cerveaux n’étaient pas irréversiblement endommagés après la transplantation. Dans la directe lignée de leurs travaux, l’équipe a aussi présenté certaines méthodes de lutte contre la douleur durant des opérations comme celle-ci.

Tout devrait s’accélérer durant les prochains mois. Les premières expériences sur des corps humains ont déjà débuté en Chine, et la transplantation pour tenter de sauver Valeri Spiridonov est toujours prévue pour Décembre 2017.

Tags :Via :Sputnik News
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  1. Horrible, monstrueux et choquant.. qu’on fasse en plus ces expériences sur des animaux… c’est révoltant… pauvres hommes que nous sommes. J’espère qu’un jour la nature prendra revenche sur nous.

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    1. Si nous en sommes à ce niveau actuel de connaissance du corps humain, c’est bien parce que des hommes de science ont un jour osé commettre la barbarie d’ouvrir un cadavre et de commencer à l’analyser. Horrible, monstrueux, choquant, ces adjectifs devaient déjà être utilisés à leur égard à l’époque. Remettons-nous pour autant en cause la myriade de bénéfices qu’ont apporté au fil des siècles ces « actes ignobles »? Alors oui, ces chercheurs-ci sont petits, jaunes et bouffent du chien, n’empêche qu’ils ont un cerveau certainement bien plus développé que le beauf d’en-dessous.

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