Chasseurs 5G : T-50 qui rit, F-35 qui pleure

sukhoi T-50

Si vous êtes lassés de la concurrence entre smartphones, intéressez vous à ce qui se passe dans les cieux en matière d'avions de chasse de 5e génération. Alors que les américains cumulent les déboires sur le F-35, la Russie a décidé de lancer la production en série de son T-50 dès l'année prochaine

Majoritairement conçus dans les années 70 et 80, les actuels avions de chasse américains et russes doivent laisser la place à une nouvelle génération d’aéronefs, estampillés de « cinquième génération », et faisant la part belle à la furtivité et à l’électronique embarquée.
Déjà refroidis par les difficultés du F-22, un superbe chasseur de supériorité aérienne mais dont la production a été limitée à 200 unités, les États-Unis pensaient au moins réussir le F-35, un chasseur bombardier théoriquement bon marché, censé remplacer les F-14, F-15, F-16 et F-18 et être produit à près de 2500 exemplaires. Peut être trop ambitieux, le programme F-35 accumule malheureusement les problèmes matériels mais également logiciels.

Selon un nouveau rapport réalisé par le Pentagone et publié début février, le F-35 dispose par exemple d’un siège éjectable capable de briser le cou de ses pilotes, ou encore d’un système informatique présentant des « déficiences et des ambiguïtés dans l’affichage des menaces ».

Le F-35 ne sera sans doute pas déclaré opérationnel avant plusieurs années et certains adversaires de ce « Joint Strike Fighter » doutent même de sa capacité à combattre un jour, proposant du coup de rallonger la durée de vie des chasseurs des années 70 ou de lancer dès maintenant un programme pour un chasseur… de 6e génération.

De leurs côtés, les rivaux stratégiques des Etats-Unis poursuivent également leurs recherches. Si les Chinois travaillent discrètement sur le Chengdu J-20, les Russes avancent eux beaucoup plus vite sur le programme PAF-FA T-50 mené par le bureau d’étude Sukhoï depuis 2009.

Selon le site russe Sputnik, la production en série du T-50 pourrait d’ailleurs démarrer dès l’année prochaine malgré les doutes qui planent encore sur son nouveau moteur, son avionique de nouvelle génération et la capacité des Russes à maitriser les technologies furtives.

Sukhoï pense pouvoir produire près d’un millier d’unités du T-50 dont plus de 200 pour l’armée de l’air russe et au moins une centaine pour l’armée de l’air indienne. Cette dernière devrait d’ailleurs également acheter des Rafales à la France, qui mise sur sa prochaine modernisation au standard F4 pour tenir tête à ses concurrents russes ou américains.

 

 

 

 

Tags :Sources :Sputnik News
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    1. Lors des tests, les mannequins d’essai portant le nouveau casque (assez énorme) ont eu le coup brisé ce qui a amené les ingénieurs de Lockheed Martin a déconseillé de voler aux pilotes de moins de 62kg (des femmes essentiellement), le coup des petits gabarits risquant de ne pas résister à cause d’un sérieux coup du lapin, et ce tant que le problême ne serait pas réglé, ce qui attendra parce qu’ils ont d’autres trucs plus urgents en particulier sur l’avionique

  1. Sans oublier le Japon déçu de ne pouvoir acheter le F-22 qui du coup peaufine son Mitsubishi Shinshin dont la furtivité a été affinée à la DGA, chez nous.

  2. Comment dire …. Citer le site Sputnik pour les infos touchant à la Russie … Nous voilà tomber dans l’écoute béate de la propagande …

    Pour info … Les technologies du T-50 sont tellement au point que sa version coopérative avec l’Inde a été presque abandonnée … Très largement remise en question car l’Inde c’est rendue compte des énormes soucis techniques réels du T-50.
    Attendons de voir voler la première unité opérationnelle de T-50 pour savoir la vérité … Ce qui est sur c’est que le T-50 est tellement cher que la Russie a massivement réduit ses ambitions en terme de quantité d’appareils …

    1. Les russes sont realistes car ils ne persistent pas la ou ils vont echouer.
      Le T-50 est absolument operationnel, car sa production en serie sera sans doute executee en 2017.
      Croyez-vous que l’Inde possede assez de capacite en technol. D’aviation militaire pour bloquer la production en serie de ce chochou.

      1. Je ne dis à aucun moment manque de sérieux … Ils en ont autant que les américains … Mais vous vous avancez beaucoup en affirmant que leur T-50 est opérationnel, laissons la production vraiment commencee pour le savoir et demandez vous pourquoi les russes misent sur leur SU-35 comme avion principal à partir de 2020 :
        http://www.air-cosmos.com/l-armee-de-l-air-russe-receptionne-des-su-34-et-su-35s-40073

        Pour l’Inde … Renseignez vous mieux … Bien sûr qu’ils n’ont aucun pouvoir sur le T-50 prévu pour l’armée russe, mais ils ont clairement repoussé la version du T-50 prévue en collaboration
        Indo-Russe à cause de faillites techniques …

    2. la version russe du T 50 est une version monoplace alors que l’inde veut une version biplace qui necessite une nouvelle etude technique qui prendra quelque années supplementaires avant que la version biplace soit prete. en ce qui concerne la version russe elle est prete mais la reduction du nombre d’appareil de 50 initialement programmés pour l’annee 2016 à 12 est du a la restriction budgetaire (prix du pétrol et du gaz tres bas oblige ). ce qui a conduit la Russie a miser sur l’excellent avion de generation 4++ le su 35 pour la production de masse.

  3. Part1 :
    Dany40 qui ne défend pas le F35 bec et ongles, c’est un scoop !
    Pour le F-50, il est certain qu’il y a pas mal d’approximations dans cet article, sur un site qui n’est pas spécialiste de l’aviation, et Spoutnik est effectivement une source à la fiabilité souvent douteuse.
    Le F-50 a aujourd’hui démontré ses qualités dynamiques, mais pas avec ses réacteurs définitifs (ceux-ci ne sont pas encore finalisés, les 1ers tests avec intégration dans la cellule sont prévus pour 2018).
    Si la cellule semble avoir répondu au attentes, nous n’avons pas à ce jour confirmation / certitudes qu’ils aient totalement résolu les soucis de faiblesse structurelle qu’ils avaient rencontré (les corrections nécessaires semblaient créer une surcharge pondérale)
    Il y a d’autres éléments pour lesquels nous avons une vision parcellaire, et c’est compréhensible :
    Si la suite d’autodéfense semble au point, peu d’informations filtrent sur le radar AESA testé. Ainsi, personne aujourd’hui ne peut dire s’il est au niveau ou non de celui du F-22, même si les russes ne sont pas des manches en la matière.

  4. Part2 :
    Pareillement, les russes ne sont pas adeptes d’électronique à tout crin : la mode de l’écran plat central ne les a pas encore atteint, et la fusion de données telle qu’elle est envisagée par les américains n’est pour le moment apparemment pas leur priorité.
    Ils se rapprocheraient plus en la matière de la vision française, déjà opérationnelle pour le Rafale.
    Donc il y aura sans doute en 2017 une première version étalon de l’avion de série, mais certainement pas l’entrée en service elle-même de l’appareil. 2022 semble une cible plus raisonnable pour un 1er escadron opérationnel.

  5. Part3 :
    Concernant l’Inde, c’est nettement plus compliqué : l’Inde et la Russie devaient s’impliquer conjointement dans le développement.
    Dans la réalité, l’Inde finance une partie mais la Russie refuse que les ingénieurs indiens y mettent le nez => aucune acquisition de compétence par les indiens, qui ont de fait réduit leur participation financière.
    L’Inde souhaite également des caractéristiques techniques non nécessaires aux russes : ces derniers continuent de développer leur version en priorité, retardant d’autant plus une éventuelle date d’acquisition par les indiens.
    En outre, les récents événements n’ont pas aidé : fiabilité des Mig, à cause essentiellement de la piètre qualité de la maintenance faite par les indiens, mais qui en rejettent la faute sur les russes ; contrat mmrca converti en acquisition inter-gouvernements du Rafale (avec tout le changement de paradigme géopolitique qu’il entraîne sur 40 ans), en dépit de la proposition russe de ses propres appareils ; enfin, l’équilibre que souhaite conserver la Russie entre l’Inde et la Chine, puisqu’elle vend aux 2, rend le sac de noeuds encore plus inextricable (mais c’est un lieu commun lorsqu’il s’agit de l’Inde)

  6. Merci pour cette réponse tres argumentée … Sauf erreur de ma part elle va dans le même sens que ma propre réponse en fournissant plus de détails très utiles …

    Le non transfert de technologie des russes vers l’Inde prouve que cet appareil russo indien contient des recettes techniques de la version « exclusive Russie » … Et que donc les soucis qu’ils ne peuvent pas cacher au partenaire indien existent aussi dans leur Pak-Fa.
    Je soutiens la date avancée de 2022 … D’autant plus qu’elle confirme ce que je répète sans cesse : le contexte opérationnel (cest à dire les adversaires …) pour lesquels le F-35 est conçu ne seront pas opérationnels avant 2025-2030 en effectifs suffisants.
    Le F-35 est donc toujours en cours de développement et de mises à jour de ses systèmes au gré de la maturité de nouvelles recettes techniques. Il doit être prêt et déployé pour ces dates … Jusque là son retard important est un scandale de gestion mais pas un échec de mise en service ….

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