Les jeux multi joueurs gratuits sont ils l’avenir du gaming ?

sparta plarium

Plus de 40 ans après l'apparition des premières consoles de jeux, l'industrie du gaming est en train de vivre une révolution avec la démocratisation des MMORPG free-to-play, des jeux multi joueurs partiellement gratuits, dont le succès chamboule toute l'industrie.

Plus de quarante ans après la création de la Magnavox Odyssey, première console de jeu de l’histoire (1972) qui avait notamment connu le succès avec le jeu Pong, l’industrie du jeu vidéo mute à une vitesse prodigieuse. Ces dernières années, le marché a en effet connu une triple révolution. Matérielle d’abord, avec l’abandon progressif des consoles de jeux au profit de terminaux beaucoup plus grand public tels que les PC et surtout désormais les smartphones. Dans les usages ensuite, avec l’essor de jeux en réseau et plus particulièrement de jeux de rôle massivement multi-joueurs (MMORPG). Commerciale enfin avec l’abandon rapide de jeux payants sur support physique (cartouche, DVD, ..) au profit de jeux gratuits, financés par des options payantes (jeu freemium) voire par la publicité.

« La démocratisation de l’internet a complètement changé la donne en imposant la dématérialisation des jeux, l’émergence des jeux en réseau et surtout une culture de la gratuité, qu’on retrouve également dans la musique et le cinéma. Après une première génération de jeux gratuits dans les années 2000, le plus souvent très basiques, on a assiste à l’émergence d’une nouvelle génération de jeux, beaucoup plus avancés, qui séduisent massivement les joueurs en les détournant des productions traditionnelles » explique Emmanuel Forsan, Directeur de l’AFJV, l’agence française pour le jeu vidéo.

Longtemps dominée par les grands studios américains ou japonais, cette révolution du MMORPG freemium profite d’ailleurs à une nouvelle génération de studios le plus souvent européens. Avec ses titres Clash of Clans ou Boom Beach, les finlandais de Supercell sont par exemple en train d’imposer leurs jeux gratuits, accessibles depuis un smartphone ou une tablette, ce qui ne les empêche pas de générer des milliards d’euros de chiffre d’affaires, grâce aux nombreux options payante. Outre SuperCell, on peut également citer les allemands d’Innogames (Forge of Empires, Guerre tribale, Elvenar ou Grepolis), les biélorusses de Wargaming (WorldofTanks, World of Warplanes, World of Warships…), les Français de Ankama Games (Dofus, Kraken ou Wakfu) ou encore les israéliens de Plarium  spécialistes du MMO (Sparta, Stormfall, Soldiers, Nord, Pirates, Total Domination, etc…).

Parmi les leaders de ce secteur, on peut également citer les américains de RIOT Games, éditeurs de League of Legends (LOL), un jeu massivement multi joueurs non seulement capable de réunir des millions de joueurs en ligne mais également de remplir de véritables stades pour suivre les phases finales de la compétition, comme pour n’importe quelle compétition sportive. Avec ses jeux Dota 2 ou Team Fortress, la plate-forme Steam entame également un virage vers les jeux « free-to-play » quitte à bousculer son modèle économique initial.

« Les grands éditeurs ont tardé à investir dans le free-to-play, par peur de cannibaliser leurs jeux traditionnels, mais ils rattrapent très vite leur retard. RIOT Games a été racheté par les chinois de Tencent (WeChat, QQ, …), les japonais de Softbank ont pris une participation majoritaire dans SuperCell, et les américains d’Activision ont racheté King.com, éditeur de Candy Crush. La consolidation va s’accélérer car les éditeurs veulent réinternaliser ces compétences créatives et marketing, ainsi que prendre le contrôle d’immenses communautés de joueurs à travers le monde » ajoute Emmanuel Forsan, Directeur de l’AFJV, l’agence française pour le jeu vidéo.

Avec des communautés pouvant se chiffre en centaines de millions de joueurs à travers le monde, ces nouveaux jeux devraient donc une nouvelle fois révolutionner une industrie qui n’en finit pas de se réinventer depuis les années 70.

Tags :
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Le jour ou ils proposeront des jeux descend ouai, le peu que j’ai deja testé en free to play c’est bof, on s’amuse un temps et on fini par le lâcher.

    Je préfère un jeux payant avec beaucoup de contenu

  2. Je préfère acheter mon jeu avec son contenu que avoir un jeu gratuit avec des achats in app…..je trouve que c est la plus grosse arnaque de l histoire du jeu vidéo! Certains sont payants et on le système d achat in app!!!! Arnaque c est tout

    1. Idem pour moi je prefere payer au debut pour avoir le jeu complet et que l’argent n’ai aucune ingluence sur la progression. Sur un jeu multiplayer ca fausse tout.
      Mais les éditeurs préfèrent le Free to play parce qu’en moyenne c’est plus rentable.
      La deuxième arnaque c’est les jeux qui necessitent une connexion même en mode solo.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité