Mars : L’Europe à l’assaut de la planète rouge avec ExoMars

exomars

Ce lundi 14 mars est le premier jour de la plus importante mission spatiale européenne de l'année. L'Agence spatiale européenne va officiellement débuter son ambitieuse mission ExoMars. Cette mission a pour objectif de savoir si la vie a existé un jour sur Mars. Bien sûr, pour répondre à cette question primordiale, il faut être sûr de ses résultats et c'est pourquoi la mission européenne a tout prévu. 

Tout d’abord, la mission ExoMars se décompose en deux grandes étapes. La première est prévue ce lundi et la seconde aura lieu en 2018.

ExoMars 2016

Ce lundi 14 mars, une fusée Proton s’envolera du Kazakhstan avec à son bord deux passagers : un satellite d’observation (TGO) et un atterrisseur. Ils arriveront en orbite autour de la planète rouge le 19 octobre 2016.

L’orbiteur TGO (Trace Gaz Orbiter) va étudier les gaz présents dans l’atmosphère de Mars.  Mais attention, comme son nom l’indique, il est capable de détecter d’infimes traces de gaz. La technologie embarquée va pouvoir effectuer des mesures 10 à 100 fois plus précises que les instruments présents en orbite autour de Mars. Il va chercher du méthane, de la vapeur d’eau, du dioxyde d’azote, de l’acétylène… Tout ce qui pourrait apporter la preuve que des processus biologiques sont encore actifs sur Mars.

Ces dernières années, les scientifiques ont pu confirmer plusieurs fois la présence de méthane dans l’atmosphère martienne. Or, sur Terre, 80% du méthane présent dans notre atmosphère est libéré par…. des organismes vivants ! Il faut donc tenter de déterminer d’où provient le méthane martien.

Vient-il de bactéries ou de microbes ? Les scientifiques pensent plutôt qu’il proviendrait de processus photochimiques ou géochimiques. En bref, ils pensent qu’il pourrait y avoir de l’eau sous la surface de Mars qui mettrait en contact divers matériaux qui produiraient du méthane. Et si c’est le cas, Mars n’est pas la planète morte qu’on imagine. Pour en être certain, il faut donc chercher les sources de méthane et aussi tous les autres gaz présents dans l’atmosphère afin d’avoir un inventaire complet.

Le 19 octobre, il y a aura également un atterrisseur qui servira de démonstrateur d’entrée, de descente et d’atterrissage. Baptisé Schiaparelli, il va servir à tester les technologies employées pour se poser sur Mars en douceur. Et oui, l’Europe n’a encore jamais rien posé avec succès à la surface de Mars. Et comme dans la deuxième partie de la mission ExoMars en 2018, l’ESA doit envoyer un rover et déployer une plateforme scientifique), il vaut mieux préparer cet atterrissage.

S’il parvient à se poser sans bobo, Schiaparelli ne fonctionnera que 2 ou 3 jours à la surface de Mars. Il collectera et transmettra les données recueillies pendant les 6 minutes de sa descente et il réalisera quelques études supplémentaires une fois sur Mars.

Vous pouvez suivre le lancement de la mission ExoMars 2016 directement dans la fenêtre ci-dessous lundi 14 mars à 9h30 :

Vous pouvez suivre le lancement avec des commentaires en français sur le site du CNES ainsi que sur la chaîne science&vie.tv

Si vous êtes à Toulouse, vous pouvez suivre une retransmission du lancement avec des explications en direct de 9H30 à 11h à la Cité de l’espace (qui ouvre ses portes exceptionnellement ce lundi).

Bien sûr, j’ai le temps de vous détailler le reste de la mission Exomars 2016 dans un prochain article, et j’ai encore plus de temps pour la mission Exomars 2018. Mais avant tout, il faut que le lancement de lundi se déroule bien, et je croise les doigts.

Tags :Sources :CNRSESA
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