ExoMars : la mission pour trouver de la vie sur la planète rouge est partie !

ExoMars 2016 proton

C'est confirmé ! Après 12 heures de suspens, la mission ExoMars a bien quitté l'orbite terrestre et se trouve actuellement en route pour la planète rouge ! Le voyage va durer 7 mois afin d'analyser l'atmosphère martienne et déterminer s'il peut y avoir une activité géologique ou même biologique ! Oui, oui, on parle bien des hommes verts ici. 

La mission russo-européenne a vraiment pour objectif de déterminer s’il y a de la vie sur Mars. Comme je l’expliquais dans un précédent article, cette mission va se dérouler en 2 étapes ExoMars 2016 et ExoMars 2018. Le premier volet de la mission vient de s’ouvrir avec succès aujourd’hui.

Ce matin, à 10h31, une fusée russe Proton s’est donc envolée avec succès et a mis ses passagers sur la route de la planète rouge. L‘orbiteur TGO a alors  déplié ses panneaux solaires et envoyé un message à 22h29 pour annoncer aux Terriens que tout allait bien.

Pour Alvaro Giménez, directeur scientifique de l’ESA, la mission ExoMars 2016 va permettre d’avoir des données exceptionnelles  sur la planète rouge,  mais elle va aussi préparer la deuxième mission ExoMars (2018). Puisque l’Europe pourra enfin effectuer des analyses au sol et même dans le sous-sol martien.  

Le TGO (le satellite qui va rester en orbite pour analyser l’atmosphère martienne) et Schiaparelli (un petit atterrisseur) se sépareront le 16 octobre 2016 à une 900 000 km de la planète.

Puis, le 19 octobre, Schiaparelli entrera dans l’atmosphère martienne et atterrira en moins de 6 minutes. L’objectif de Schiaparelli est d’éprouver les technologies et d’envoyer des données au moment de l’entrée, de la descente et de l’atterrissage. Une fois au sol, il effectuera un grand nombre d’études environnementales pendant un laps de temps très court (pas plus de 3 jours).

ExoMars Schiaparelli

Schiaparelli obtiendra par exemple les premières mesures des champs électriques à la surface de Mars qui, combinées aux mesures de la concentration de poussières fourniront de nouvelles pistes de réflexion sur le rôles des forces électriques dans le soulèvement des poussières, (le déclencheur des tempêtes de poussières).

Trace Gas Orbiter

Pendant ce temps, le même jour, TGO va entrer dans une orbite elliptique de 4 jours autour de Mars. Son altitude variera de 300 km jusqu’à 96 000 km. Et après une année de « aerobreaking » (un aérofreinage : une manœuvre complexe qui consiste à ralentir l’engin en le freinant sur l’atmosphère de la planète), le TGO devrait enfin se mettre sur une orbite circulaire à 400 km du sol martien. Et il pourra alors commencer sa mission d’analyse des gaz rares dans l’atmosphère martienne. 

Le TGO réalisera aussi des images de la surface martienne afin de détecter visuellement les sources de traces de gaz (comme des volcans par exemple). En plus, il peut détecter des dépôts de glace d’eau enterrés. Et si on croise avec les zones identifiées qui émettent des traces de gaz, il pourrait fortement influencer le choix de l’atterrissage des futures missions. 

L’orbiteur servira aussi de relais de communication pour ExoMars 2018 dont le lancement est prévu en mai 2018 avec une arrivée début 2019. Et comme aujourd’hui, tout est en ordre, on croise les doigts pour que le reste de la mission se déroule aussi bien.

 

Tags :Sources :ESA
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