L’Etat français veut faire de l’esport un sport comme les autres

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L'esport serait-il en passe d'être considéré comme un sport comme les autres ? Il faut dire que l'intérêt que portent les médias traditionnels à cette discipline est grandissant.

La preuve nous a une fois encore été donnée mardi dernier, lorsque TF1 a décidé de retransmettre en direct sur le site Telefoot.fr la finale du Fifa Interactive World Cup. Et tout porte à croire que ce genre d’initiative ne demande qu’à se démocratiser.

La remise par le député Rudy Salles et le sénateur Jérôme Durain d’un rapport sur le sport électronique à la secrétaire d’Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire devrait enfin permettre d’encadrer la pratique de l’esport dans l’hexagone, et la diffusion des principales compétitions à la télévision. Pour le moment, le sujet est plutôt complexe, et ce n’est rien de le dire. La faute aux articles 27 et 33 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, encadrant les conditions dans lesquelles la publicité peut être diffusée à la TV.

Pour faire simple, la législation actuelle interdit la publicité clandestine, définie par « la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d’un producteur de marchandises ». Si vous avez déjà jeté un oeil à la retransmission d’une compétition d’esport sur la toile, vous n’avez pas pu passer à côté des publicités, omniprésentes à l’écran, ne serait-ce que sur les t-shirts des joueurs. Et c’est sans parler du CSA qui pourrait chercher des poux aux diffuseurs s’ils venaient à citer le nom d’un jeu à l’écran…

Mais tout n’est pas perdu : en attendant que le sujet soit étudié au Sénat, le rapport remis à Axelle Lemaire propose d’autoriser la diffusion des compétitions d’esport sans que les marques et sponsors ne soient floutés. En résumé : d’appliquer la même souplesse à l’esport qu’aux sports traditionnels – le football, plus particulièrement en France -. Bien sûr, c’est là l’un des points clés du dossier, mais c’est loin d’être le seul. Quid des horaires de diffusion d’évènements esport portant sur des jeux trop violents, par exemple ? Bref, ce n’est par encore demain qu’on verra du Hearthstone en prime-time sur TF1, mais patience…

Adam Ziaja / Shutterstock.com

Tags :Via :nextinpact
    1. C’est bien un discours de droite, ça. S’il y avait quelque chose à faire contre le chômage qui est prétendument un problème, il y a longtemps que ce serait fait, à moins d’avoir affaire à des imbéciles, des cyniques ou des incompétents…Au choix.

    2. Le fait de s’intéresser à un domaine d’activité comme l’e-sport est très bon pour le chômage si vous prenez le temps d’y réfléchir deux secondes. L’e-sport est l’un des rares secteurs d’activité en (très) forte croissance. Donc il y a une grosse offre d’emploi

      En ce qui concerne le terrorisme, c’est complètement hors sujet. Pensez-vous réellement que la France devrait arrêter toutes ses activités, toutes ses réflexions sur le court/moyen et long terme en attendant que le terrorisme soit annihilé ?

  1. C’est juste une question de politique politicienne, les vieux voient encore le JV comme la porte d’entrée du satanisme. Il faut attendre que la VRAIE génération de gamers (ceux nés dans les 90’s) atteigne la trentaine et là il y aura du changement. Pour ceux qui ont pas suivi, la société n’a d’yeux que pour les trentenaires (pouvoir d’achat, pas encore d’enfant, etc) et c’est aussi pour cette raison que si vous voulez prédire la mode, vous n’avez qu’à regarder ce qu’il se faisait il y a 30ans (et oui, préparez vos K-way)

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