Des microbes super-résistants feraient des ravages d’ici 2050

malade

Si les antibiotiques sont assurément une formidable invention, on en use, et abuse souvent, aujourd'hui. À tel point que la situation inquiète certains experts. En 2050, les microbes super-résistants pourraient tuer 10 millions de personnes chaque année, soit une personne toutes les trois secondes.

Les antibiotiques sont la base de la médecine moderne. Ils sont essentiels à bon nombre de procédures vitales et autres traitements, tant pour les humains que les animaux. Mais ceux-ci perdent lentement, mais sûrement, de leur efficacité parce qu’ils sont souvent trop ou mal utilisés. Selon un rapport de l’économiste Jim O’Neill, un scénario d’apocalypse antibiotique pourrait tout à fait se dessiner si les géants de ce monde ne parviennent à endiguer l’augmentation des infections résistantes aux médicaments.

Selon l’auteur, pas moins de un million de personnes sont mortes de ces infections durant les 19 mois de l’étude. Cela aurait aussi un coût économique ahurissant. Si les experts du secteur ne font rien contre cette résistance antimicrobienne, cela pourrait coûter jusqu’à 100 000 milliards de dollars chaque année à en 2050.

Parmi les résistants les plus forts, E. coli, la malaria et la tuberculose. Pour envisager plus sereinement l’avenir, il faut un « changement fondamental » dans la prescription et la consommation des antibiotiques. Cela doit passer par une campagne d’information auprès du grand public, pour faire diminuer grandement la demande globale, et par la mise à disposition de solutions alternatives lorsque c’est possible.

Le rapport met aussi l’accent sur l’importance du développement de médicaments antimicrobiens pour vaincre les infections qui ont déjà développé une certaine résistance. Ces dernières années, ces travaux de recherche et développement ont baissé dans l’industrie pharmaceutique. Le rapport propose ainsi une option « payer ou investir », laquelle obligerait les sociétés pharmaceutiques soit à reprendre et/ou renforcer leurs recherches sur de nouveaux antibiotiques soit à financer d’autres sociétés pour le faire. Bien évidemment, cette option, a été rapidement rejetée par l’Association of the British Pharmaceutical Industry, et sans aucun doute, bientôt par les autres.

Tags :Via :Quartz
  1. 100 000 milliard , un cout énorme mais un marché juteux pour les sociétés pharmaceutique … On peut donc affirmer sans trop de risque que ça arrivera …

    Et quand on vois les recherches quasi inexistantes ou diabolisées sur les virus bactériophage qui pourraient être une alternative très efficaces aux antibiotique on enfonce le clou …

  2. Ces dernières années, ces travaux de recherche et développement ont baisé dans l’industrie pharmaceutique.

    Sympa la R&D dans la pharma.. Petite partie de jambe en l’air durant la pause?

    1. Ben ouais il fond de la « ré-edition » de médoc quasi inutiles en changeant une virgule a la molécule , ça coute moins cher et c’est toujours aussi rentable 😉 …. et inutile

  3. Ca fait des décennies qu’on connait ce problème. Rien de neuf. Pour E. coli, c’est probablement avant tout un problème d’hygiène. Cette bactérie se trouvent surtout dans les matières fécales et tout le monde ne connait pas l’usage du savon et son intérêt après être allé à la selle, d’après ce que j’ai observé. Quant à la tuberculose, il existe un vaccin. Idem pour le paludisme même s’il n’est pas aussi efficace qu’on le souhaitait.

  4. Les médicaments « multi maladies » ne sont pas impossible à faire, mais ce n’est pas rentable, alors on nous vends un médoc pour chaque « maladies » histoire de se faire pleins de tunes. A partir du moment où même dans ce milieu l’argent prime, faut pas s’étonner

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