Prise en main de la 360 Cam de Giroptic

360 cam giroptic

Deux ans tout juste après le début de sa campagne Kickstarter, la 360 Cam de Giroptic arrive enfin chez ses premiers "backers" et Ubergizmo a eu la chance de pouvoir jouer avec pendant 48 heures

Star des derniers Consumer Electronic Show de Las Vegas et Mobile World Congress de Barcelone, la réalité virtuelle semble être la prochaine grande tendance du petit monde de l’électronique. Malheureusement, les contenus sphériques, pouvant être vus sur un smartphone ou avec un casque de réalité virtuelle de type oculus rift, sont encore assez rares, faut de caméra adaptée.

Heureusement, quelques constructeurs tels que Kodak, Ricoh ou Giroptic promettent de démocratiser la production d’images à 360°, avec des caméras compactes et accessibles au plus grand nombre. Lancée en Mai 2014 sur Kickstarter, la 360 Cam de Giroptic arrive enfin sur le marché, après avoir testé la patience de ses premiers backers.

Vendue 499 euros, la 360 Cam est capable de prendre des photos en 4K (avec mode rafale et time lapse) mais également des vidéos dans une résolution exotique de 2048 × 1024, assimilée à de la « 2K », et produisant ces fameux films sphériques, couvrant l’ensemble du champs visuel. Après avoir placé une petite carte Micro SD disposant d’une grande vitesse d’écriture (Class 10), nous sommes allés sous la tour Eiffel pour réaliser notre première vidéo.

Une fois la caméra allumée, un simple bouton permet de passer de mode en mode (vidéo / photo / rafale / time lapse) mais c’est depuis son smartphone, connecté en Wifi à la caméra à l’aide d’une application spécifique, que l’on peut réellement déclencher une prise de vue. L’application permet de choisir la qualité de l’image (on recommande fortement la définition maximale) et d’un simple clic, on déclenche l’enregistrement.

logiciel giroptic

Selon nos constatations, la caméra filme des séquences de 8 minutes, qui peuvent s’enchainer sans réintervenir sur le bouton, à raison d’environ 125 Mo par minute ou 1 Go par séquence. La batterie interne dure environ 1 heure ce qui suffit pour remplir une carte de 8 Go. La récupération du fichier peut se faire directement depuis son smartphone (mieux vaut être patient pour le transfert Wifi) ou tout simplement par câble USB, depuis un ordinateur.

La grande force de la Giroptic, c’est qu’elle produit nativement des fichiers 360 que l’on peut « lire » sous réserve de disposer d’un logiciel adapté (360cam Studio). Il suffit ensuite de le télécharger sur une plate-forme comme Youtube ou Facebook, et de consulter ensuite la vidéo avec un navigateur adapté (Google Chrome) pour voir l’effet sphérique.

Nous avons réalisé différents tests et nous recommandons clairement d’opter pour la résolution maximale, en particulier si on compte regarder la vidéo avec un casque (type Homido) et son smartphone. Les 2K annoncés couvrent en effet tout le champs visuel et en se focalisant sur un point, on voit évidemment les pixels, ce qui peut négativement surprendre un œil habitué à la résolution d’une GoPro voire d’un Reflex vidéo.

Autre petite critique, la captation n’est pas réellement à 360°.  Il y a tout d’abord un angle aveugle sous la caméra, d’environ 60°, où Giroptic a placé une pastille à ses couleurs. Et entre chaque optique, il existe une autre zone aveugle qui disparaît quand on s’éloigne d’au moins 1 mètre de la caméra. N’espérez donc pas réaliser des gros plans avec votre 360 Cam.

Côté son, Giroptic a également du faire des compromis puisque sa caméra est étanche. Du coup, l’audio est un peu étouffé. Pour les personnes souhaitant capter un concert ou un spectacle vivant, le constructeur prévoit toutefois un accessoire, vendu séparément, et disposant d’une prise microphone et d’une prise ethernet, pour récupérer des sources audio externes.

Pour l’anecdote, nous avons également essayé de réaliser un montage des rushs récupérés sur la 360 Cam de Giroptic. Après les avoir assemblés sous Final Cut, injecté les méta données 360 à l’aide d’un logiciel (Spatial Media Metadata Injector) et réuploadé notre montage sur Youtube, tout fonctionnait parfaitement mais notre machine a quelque peu souffert dans la manipulation de ces lourds fichiers 2K.

Faute de temps, nous n’avons pas testé la 360 Cam en mode sport. Elle est pourtant étanche, apparemment assez solide, et elle peut par exemple être utilisée au bout d’une perche à selfie, ou sur n’importe quel trépied, pour immortaliser des séquences dans les airs, sur terre ou sur la mer.

Tout comme Kolor dans le logiciel et Okio Studio dans les contenus, Giroptic démontre en tout cas le savoir faire de la « French Tech » dans le matériel vidéo 360°. Cette petite caméra tient en effet toutes ses promesses et devrait permettre, moyennant un investissement raisonnable, de produire ses premiers films 360° amateurs ou semi-professionnels à un tarif infiniment plus accessible (499 euros) que le GoPro Odyssey (plus de 3000 euros) ou la Nokia Ozo (60 000 euros).

Découvrez pour terminer cette séquence filmée sous la tour Eiffel et hébergée sur Youtube et remonter la qualité d’image à 1080.

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. L’idée est intéressante, c’est fluide MAIS l’image est illisible. Si je me fais cambrioler chez moi, je ne saurais jamais qui m’a volé puisqu’avec cette qualité, ce sera flou.

  2. Pour la VR, la plupart (du peu) des vidéos disponibles aujourd’hui sont pour la plupart encore mal produites et la mauvaise 3D, ou la mauvaise 360, ou la mauvaise résolution font trop souvent mal au crâne. (Vivement que le vraies Prod s’y mettent !)
    Alors quand madame Michu va tourner ses propres vidéos de vacances en Vendée avec ce genre de caméras, on risque d’étouffer sous légion de films qui desserviront la réelle promesse que doit garder cette technologie révolutionnaire.

  3. Car le potentiel est sans limites. On est à l’aube d’une nouvelle écriture cinématographique sur bien des points, que ce soit sur la nouvelle position qu’occupe le spectateur, ou que ce soit sur l’interactivité entre lui et l’histoire. Même Spielberg dit (à juste titre car le débat ne doit pas le ranger au rang des vieux cons, c’est un immense réalisateur) que cette technologie est dangereuse. Pour lui certainement car il est un maestro dans l’art de raconter une histoire avec les outils du cinéma et du découpage classique, mais saurai-t-il à son âge apprendre une nouvelle langue et raconter une histoire en VR ?

  4. Je prends deux exemples simples : Pour raconter un dialogue au cinema classique, le découpage le plus utilisé et l’un des plus efficace est le champ puis contre-champ alternatif.
    Une autre règle de base : si un comédien sort du champ par la droite du cadre, il entrera dans le plan suivant par la gauche (pour éviter l’effet ciseaux). Ces règles devenues élémentaires ne l’étaient pas dès l’invention du cinéma. C’est Charles Chaplin, entre quelques autres, qui les a mises en place avant qu’elles ne soient adoptés naturellement comme les plus efficaces.

    En VR, ce découpage, dans les deux cas cités n’a plus aucun sens. Le Plan-Séquence ne serait d’ailleurs-t-il pas le seul légitime avec cette technologie ? Pour l’instant si. Avant qu’on écrive les nouvelles règles. Car nous partons d’une page blanche.

  5. Jamais vu une image aussi pourrie que ça. Regarder une vidéo pendant plus de 30″ relève de l’exploit. Il y a encore du boulot niveau qualité.

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