Ces chercheurs peuvent implanter des faux souvenirs dans le cerveau des gens

memoire implant

Des chercheurs japonais ont développé une astuce pour implanter de faux souvenirs dans le cerveau de cobayes consentants, en altérant leur manière de ressentir le monde et même potentiellement leur manière de penser. Flippant ! 

Ces chercheurs ont décris leur technique au journal Current Biology. Le directeur de recherche Takeo Watanabe a expliqué au site Stat que cet exercice de lavage de cerveau pourrait remplacer certains traitements concernant les désordres cognitifs comme la dépression ou l’autisme. En poussant les gens à connecter autrement leur cerveau, il espère aider les patient à renforcer certaines connexions saines et effacer les moins désirables.

Un cerveau hackable

Première étape : l’équipe a cherché à implanter des distorsions visuelles simple dans l’esprit d’un sujet, en le convainquant de voir des lignes brisées noires en rouge. Pour y arriver, ils lui ont demandé de se concentrer sur les lignes pendant qu’il était connecté à une IRM qui mesurait l’activité du cerveau.

Détail qui a son importance : Les participants n’ont jamais reçu l’instruction de visualiser la couleur rouge au cours de l’expérience. On leur a simplement dit « d’essayer de réguler leur activité cérébrale », afin de transformer un cercle gris aux lignes pleines (on leur a dit qu’il apparaîtrait plus tard) pour qu’il soit le plus gros possible.

L’IRM a observé l’activité dans les zones visuelles primaires et secondaires des cerveaux des participants alors qu’ils tentaient de manipuler la taille du cercle gris qui apparaissait dans un second temps.

Et c’est là que ça devient malin. Les chercheurs montrait des cercles réellement plus grands à ceux qui avaient activité cérébrale similaires à l’activité associée avec la vision de la couleur rouge. Les sujets pensaient ainsi qu’ils faisaient l’exercice correctement et qu’ils contrôlaient leur perception de la taille du cercle.

Il ne faut pas oublier que les chercheurs n’ont pas donné de méthode pour réguler leur activité mentale. Chaque sujet avait sa propre manière de procéder pour réussir sa tâche. Et quand on leur a demandé, aucun d’eux n’a dit avoir visualisé la couleur rouge.

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Après avoir répété l’expérience plus de 500 fois en 3 jours, les volontaires pensaient avoir compris l’essentiel. Ils imaginaient réguler leur fonctionnement mental afin qu’en voyant les lignes noires, peu importe ce qu’ils pensaient, l’activité des zones primaires et secondaires ressemblaient aux motifs associés à la couleur rouge.

Pendant ce processus, ils se sont eux-même conditionnés pour associer les lignes brisées avec ce type d’activité cérébrale.

Le jour qui a suivi cette intense exercice associatif, on a demandé aux volontaires de regarder des motifs avec des lignes brisées de diverses couleurs. Et on leur a demandé quelles couleurs ils ont vu. Ceux qui avaient les meilleurs résultats lors de la première expérience avaient plutôt tendance à voir les lignes rouges, même quand elles n’étaient pas rouges. Plus intrigant encore, l’effet était toujours persistant plus de 5 mois après.

Le professeur Watanabe explique que les sujets n’hallucinent pas la couleur rouge. Mais qu’ils expérimentent quelque chose d’assez proche de la synesthésie, une condition grâce à laquelle les gens perçoivent des couleurs quand ils regardent des chiffres ou des lettres imprimées.

Bien sûr, il reste du chemin avant que ce tour de passe-passe mental puisse être utilisé. Même si Watanabe pense qu’un jour il pourrait nous aider à altérer nos propres activités cérébrales afin que les motifs associés à la dépression ou à l’autisme soit corrigé. Est-ce vraiment atteignable ? Cela dépendra de toute évidence des futures études.

Sources :Current BiologyVia :StatNews
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