Quand Manuel Valls laisse son smartphone aux services secrets israëliens

Manuel Valls

À l'heure où les révélations d'espionnage vont bon train, où celui-ci semble de plus en plus toucher des personnes "lambda", nos hommes politiques auraient tout intérêt à se protéger comme il se doit. Et pourtant... Durant un voyage en Israël fin Mai, Manuel Valls, et son entourage, ont laissé leurs téléphones portables aux services secrets de l'État hébreu...

Nul ne sait exactement combien de temps l’entretien avec Benjamain Netanyahou pour relancer le processus de paix avec la Palestine a duré, mais une chose est sûre, ce laps de temps aurait tout à fait pu permettre aux services secrets israéliens d’espionner le chef du gouvernement français. Et justement, après la visite, certains téléphones présentaient des « anomalies ». L’un était même en panne.

Sitôt rentrés à Paris, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a mené une enquête, en tenant tout de même à rappeler que « un allié n’espionne jamais ses amis« . Oubliées les polémiques d’espionnage de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François par la NSA ?

Et si l’on ignore précisément quels téléphones avaient cette délégation française, il y a fort à parier que tous n’étaient pas les appareils fournis par Teorem – basés sur un système de communication différent de la téléphonie grand public, permettant d’échanger des informations classifiées jusqu’au niveau Secret Défense -. Pourquoi ? Parce que « ça rame et ça plante tout le temps« , selon un membre du cabinet. Nicolas Sarkozy détestait l’appareil : « il fallait attendre 30 secondes pour que la communication s’établisse, c’était trop long pour lui. » Résultat, la plupart utilisent leur propre téléphone…

Avec les failles qu’on leur connaît. Il existe aujourd’hui pléthore de systèmes pour espionner ou voler des informations. Il y a notamment les clefs USB de la société Paraben – il suffit de les brancher pour récupérer de nombreuses données (SMS, journal d’appels, photos, etc) -.

Et puis il y a la startup Cellebrite, celle-là même qui avait aidé le FBI à déverrouiller l’iPhone du suspect de la tuerie de San Bernardino. En 2008 déjà, elle proposait la Cellebrite UFED, un appareil permettant à la police du Michigan de copier l’intégralité du smartphone d’un automobiliste arrêté pour violation du code de la route, en quelques minutes et à distance. Depuis, l’engin est devenu le Cellebrite UFED Touch, plus perfectionné et plus puissant.

Manuel Valls et ses différents services feraient bien de suivre les recommandations de l’Anssi. L’une d’entre elles, parmi les premières, stipule d’ailleurs bien : « Ne pas laisser le terminal sans surveillance.« 

Tags :Via :Nouvel Obs
    1. Et il y a une dizaine d’année environ, il crachait sur Israël car il était contre le génocide que subi la Palestine depuis plusieurs années maintenant , il qualifiait même Israël de criminelle et de pilleur. Valls a la mémoire courte et le portefeuille bien lourd maintenant. Ha… La grande conspiration pour le nouvel ordre mondial. Je vous laisse car je dois être sur écoute maintenant.

      1. On appelle ce que tu dénonces de la POLITIQUE .
        Après si il utilise un iphone tout le monde sait très bien qu’ils sont incrackable . ( Humour )
        Tu oublies DOOM’S DAY , que Yitzak RABIN avait fait la paix avec les palestiniens et que peu de temps il s’était fait tuer . Donc c’est un sujet très sensible et qui prouve qu’on ne peut pas toujours faire ce que l’on veut .

  1. Qu’importe !!! Il y a longtemps que cette engeance politique aurait du être jugée pour Haute-Trahison/Collusion avec des puissances Étrangères et Financières…. Et j’en passe et des meilleures…

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