Une mise en garde contre les radiofréquences pour les enfants

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Les technologies sans fil sont aujourd'hui partout, tout le monde y est exposé, y compris, évidemment, les plus jeunes. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de publier un rapport d’expertise sur l’exposition aux radiofréquences et la santé des enfants : attention danger !

En 2013 déjà, l’Anses recommandait de réduire l’exposition des enfants aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles. Dans cette étude, l’agence va plus loin, en englobant smartphones et tablettes, jouets radiocommandés, robots communicants, talkies-walkies, écoute-bébé et tout autre dispositif de surveillance.

S’il est difficile de quantifier précisément la présence de ces appareils dans les chambres des enfants français, on peut logiquement supposer qu’il est en nette progression. Et l’exposition a lieu de plus en plus tôt : « les données disponibles montrent une très forte expansion de l’usage des nouvelles technologies sans fil, notamment chez les très jeunes enfants […] de plus en plus précocement, même si la première utilisation se situe rarement avant l’âge de sept ans.« 

L’exposition varie aussi selon le lieu – une chambre, une école, un lieu public -. Le type de rayonnement n’est pas vraiment le même, tout comme la distance. Or, c’est cette distance qui importe. Le rayonnement sera plus intense, et donc potentiellement plus dangereux, si la distance est courte.

Et si chez les enfants de moins de six ans – particulièrement étudiés par le comités d’experts de ce rapport – « les données actuelles ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’un effet des radiofréquences » sur le comportement, les fonctions auditives, du développement, du système reproducteur, immunitaire ou de la toxicité systémique, cela ne signifie pas que de tels effets sont totalement écartés.

Les experts concluent en tout cas à un « effet possible des radiofréquences sur les fonctions cognitives de l’enfant« , comme la mémoire, l’attention, les capacités psychomotrices ou le langage. Et ces radiofréquences pourraient même avoir un « effet possible » sur le « bien-être » des enfants – à cause notamment des troubles du sommeil, de la fatigue, du stress, de l’irritabilité engendrés – même si, précisent-ils, « ces effets pourraient être liés à l’usage des téléphones mobiles plutôt qu’aux radiofréquences qu’ils émettent« .

L’une des solutions préconisées par l’Anses serait que tous les équipements radioélectriques, ceux destinés aux plus jeunes tout particulièrement, répondent « aux mêmes obligations réglementaires en matière de contrôle des niveaux d’exposition et d’information du public que celles encadrant les téléphones mobiles« . L’agence aurait aussi faire « réévaluer la pertinence » du débit d’absorption spécifique (DAS) et développer « un indicateur représentatif de l’exposition réelle, quelles que soient les conditions d’utilisation« . La France devrait aussi baisser ses limites d’exposition, comme l’ont déjà fait le Canada ou le Pays-Bas. Pour les parents, il faudra « inciter leurs enfants à un usage raisonné du téléphone mobile, en évitant les communications nocturnes et en limitant la fréquence et la durée des appels.« 

Tags :Via :Le Monde

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