Les Jeux Vidéo pourraient-ils être un sport Olympique ?

Jeux vidéo

Les Jeux Olympiques sont en train de passionner la planète, avec quelques déceptions, mais surtout de superbes victoires (Quand Denis Gargaud te fait vibrer au rythme de son canoé...). Chaque année de nouvelles disciplines rejoignent les rangs de la compétition, alors pourquoi ne pas songer à intégrer les e-sports ?

De nouveaux sports arrivent régulièrement, pourquoi pas les sports virtuels ?

Nous ne nous faisons pas d’illusions, ce n’est pas demain la veille que nous verrons une compétition olympique de GTA ou Counter Strike, mais la question mérite d’être posée. Après tout, nous attendons déjà l’arrivée de cinq nouveaux sports pour les JO de 2020, à savoir baseball, escalade, surf, karaté et skateboard. On sait le CIO plutôt conservateur et il devrait balayer d’un revers de main la possibilité de l’intégration des jeux vidéo, mais sait-on jamais si d’ici une cinquantaine d’années, les choses ne seront pas différentes.

Quels sont les critères pour devenir sport olympique ?

En effet, tout ceci est on ne peut plus réglementé et c’est tout à fait légitime, d’ailleurs les critères ne sont pas si nombreux :

  • les caractéristiques techniques : nombre d’épreuves, infrastructures nécessaires, couts opérationnels, etc.
  • l’histoire du sport : création de la fédération, participations aux Jeux, etc.
  • l’universalité : nombre de pratiquants, de fédérations actives, répartition par continent, etc.
  • la popularité : vente de billets, couverture télévisée, sites internet, sponsors, etc.
  • l’image : égalité des sexes, transparence, équité, attrait, impact sur l’environnement, lutte contre le dopage, etc.
  • le développement futur de la fédération : ses finances, ses axes de développements, etc.

Très sincèrement, à quel moment le e-sport ne remplit pas chacune de ces catégories ? Pas assez physique ? Le Golf est olympique lui, on se fatigue comme qui dirait moyen en voiturette. Nous n’aborderons pas le sujet du curling. Avez-vous déjà fait une partie zélée de Guitar Hero ou Rock Band sans verser une goutte de sueur.

Réflexion, dextérité, précision et présence d’instrumentation, autant dire que nombre de sports reprennent les mêmes items, il n’y a qu’à observer les réflexes de joueurs de FPS ? Des ninjas. Ni plus ni moins. Nul ne parle d’un Candy Crush à l’horizon, plutôt des licences faisant appel à de véritables talents, stratégiques ou physiques. Démontrons ceci point par point.

Les caractéristiques techniques

Effectivement, il faudrait une sacrée réglementation, toutefois il reste plus facile d’emmener des ordinateurs que des chevaux à Rio et mettre en place un réseau décent ne demande pas de sortir de Saint-Cyr. Tout ceci n’est pas plus complexe que de construire une piscine olympique. Personne n’est à l’abri d’une panne, tout comme un cyclisme peut aussi crever ou faire sauter la chaîne de son vélo. Côté opérationnel, l’on aura vu pire…

Par ailleurs, les sports olympiques peuvent être subdivisés en plusieurs catégories, il n’est pas impensable d’imaginer une compétition League of Legend ou Tony Hawk Pro Skater.

L’histoire du sport

L’essor de l’e-sport commence à la fin des années 1990, avec les premiers jeux en réseau multijoueurs et sur internet. Depuis la pratique et l’engouement n’ont eu de cesse que de croître. C’est une discipline jeune, certes, mais dont l’histoire est déjà riche de nouveautés et de rebondissements. Nous ne songeons pas à mettre Tetris ou Mario en compétition mais plutôt Super Street Fighter IV, ou Tekken Tag Tournament 2.

L’universalité et développement futur de la fédération

Depuis 1997 et l’avènement de Quake, les fédérations se multiplient :  « World Championship League of Legends » de l’Electronic Sports World Cup (ESWC), la Major League Gaming (MLG), la Cyberathlete Professional League (CPL) ou encore l’Evolution Championship Series (EVO). Il n’y a qu’à songer au salon E3 dédié aux jeux pour se rendre compte de la popularité et du potentiel du domaine. C’est d’ailleurs un milieu qui ne manque pas d’argent.

Nous devons cependant reconnaître que beaucoup de pays ne sont pas équipés, cela étant, nous ne citerons que Rasta Rocket pour prouver que ce n’est pas si grave. Et les tournois professionnels sont déjà aussi nombreux que lucratifs, comme Cyberathlete Professional League, des World Cyber Games ainsi que la Electronic Sports World Cup.

La popularité

Quid de la popularité ? On ne fera pas l’affront de déblatérer sur le fait que les jeux vidéo sont aimés et pratiqués. Les sponsors se ruent sur les tournois comme des ours sur du miel, ce qui laisserait présager d’un avenir plus vert dollar que le football.

En Corée du sud, les matchs sont retransmis à la télévision et en Europe, citons Game One ou une myriade de chaînes Youtube. Selon une étude Newzoo publiée en 2015, l’audience de l’e-sport est de 89 millions de spectateurs réguliers. De plus, et objectivement, si Laura Flessel a réussi à nous faire aimer l’escrime, ce n’est pas le cas de tous les sports. Certes le basket, le rugby ou le tennis sont populaires, néanmoins, il faut se lever tôt pour pêcher des spectateurs adeptes de tir ou de curling (Oui, nous l’avons pris en grippe). Dans le cas des jeux vidéo, au gré des envies, il y en a pour tous et toutes.

L’image

Certains sports ont été retirés du programme olympique, à l’instar du polo ou du tir à la corde tandis que d’autres – tel que le tennis – ont été réintégrés. Arrêtons-nous deux minutes : Le tir à la corde ? Certes supprimé, mais ce n’est pas pire qu’une bonne partie de FIFA. Bien au contraire !

Plus d’hommes que de femmes, c’est certain. Mais la branche ne manque pas de gameuses talentueuses. Par exemple, l’équitation est un sport mixte, pourquoi ne pas créer une épreuve olympique du même acabit à destination des e-sports ? Côté environnement, nous repasserons, nous consommons beaucoup de plastiques, de composants électroniques et d’énergie. Enfin, en ce qui concerne le dopage, tout dépend si la RedBull est considérée comme un produit controversé. C’est selon.

 « 5 minutes pour apprendre, une vie pour le maitriser » – envers Trackmania. Eh bien, c’est la même chose pour le ping pong ou le badminton. Même le curling, ayons l’esprit sportif, c’est à propos.

Verdict : les jeux vidéo devraient-ils devenir un sport olympique ?

Nous nous emballons sans doute un peu, disons que l’esprit des premiers jeux antiques ne tend pas vers cette idée. Toutefois, ce n’est pas si insensé. En imaginant que le CIO se décide un jour à lui donner sa chance, quels jeux vidéo seraient à mettre au programme ?  StarCraft 2, Hearthstone: Heroes of Warcraft, la série Call Of Duty, ShootMania, Counter-Strike, Dota 2, League of Legends ?

Tags :Sources :wikipedia
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