Ultime rebondissement : Philae a été retrouvé par Rosetta !

rosetta tchouri Philae

Vous vous souvenez de Philae, le petit atterrisseur européen qui s'est posé sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko (Tchouri pour les intimes) le 12 septembre 2014 ? Ce petit atterrisseur avait fait beaucoup parler de lui car, au lieu de se poser sur la comète à l'endroit prévu (une zone dégagée et ensoleillée), il a rebondi 2 fois et s'est arrêté à plus d'1 kilomètre du lieu initialement prévu. Le problème ? Philae ne recevait pas assez de lumière sur ses panneaux solaires pour recharger ses batteries. Les scientifiques ont passé plusieurs mois à tenter de le localiser afin de prédire son ensoleillement. Mais leurs recherches sont restées vaines jusqu'au 2 septembre, date à laquelle une photo montrait sans l'ombre d'un doute, la silhouette minuscule du petit Philae accroché à sa comète

Pour rappel, Philae est  parvenu à réaliser et transmettre une grande partie des analyses et relevés pour lequel il était conçu pendant les heures qui ont suivi son atterrissage sur la comète. Seulement, il devait aussi effectuer d’autres relevés au fur et à mesure que la comète entrait en activité en s’approchant du soleil.  Malgré un pied dans le vide et une position aussi étrange qu’inconnue, Philae a réussi à emmagasiner assez d’énergie pour communiquer avec la sonde Rosetta en juin et juillet 2015. Mais depuis, c’était silence radio.

Dès février 2015, Philippe Gaudon, le chef de projet de la mission Philae/Rosetta, nous expliquait qu’ils avaient calculé que Philae devait se trouver dans une région accidentée de la comète. Et même si la zone était assez petite, elle restait trop vaste et trop lointaine pour que Rosetta puisse voir Philae. Et  une photo prise vendredi 2 septembre à 21h59 a montré que leurs calculs étaient exacts.

Philae tchouri

Sur cette photo, prise par la caméra Osiris de la sonde Rosetta à 2,7 km d’altitude, on voit clairement Philae coincé dans une cavité. Aujourd’hui, il n’est plus possible de communiquer avec le petit atterrisseur.

Mais cette photo a son importance, puisque les données transmises par Philae peuvent maintenant être remise dans leur contexte. Les scientifiques connaissent maintenant la réalité du terrain dans lesquelles les expériences de Philae ont été menées.

Philippe Gaudon explique également dans cette vidéo pourquoi il n’était pas possible de photographier plus tôt Philae.

Aujourd’hui, après ce coup de théâtre cosmique, la mission de Rosetta est sur le point de se terminer avec fracas ! Le 30 septembre, les scientifiques de l’Agence spatiale européenne (ESA) vont tenter de « poser » Rosetta à la surface de la comète.

Mais il est fort probable que Rosetta s’écrase sur la comète et brise au passage ses immenses panneaux solaires (35 mètres d’envergure, soit l’équivalent de 12 étages). Et il y a de fortes chances que l’antenne qui permet de communiquer avec la Terre se brise dès l’atterrissage.

Cependant, pendant toute son approche, Rosetta pourra envoyer des informations importantes sur la comète et si jamais, ils parviennent à poser sans bobo la grande sonde, elle pourra alors transmettre des données sur les gaz, les poussières, le plasma à la surface de la comète. Mais la probabilité pour que Rosetta survive à son atterrissage est très faible. Et je vous donnerai évidemment toutes les infos sur cet ultime baiser entre une sonde et une comète à la fin du mois. Restez connecté !

 

 

Tags :Sources :CNES

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité