Synology : comment échapper aux logiciels Google ?

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La question peut paraître complexe pour les profanes qui ne voient désormais plus que Google partout, de la boîte mail au navigateur, passant par le moteur de recherche et le GPS. Elle peut paraître simple pour les adeptes du deep web, habitués à se cacher des influences étatiques et des grandes entreprises en utilisant des logiciels publics et « protégés ». Mais désormais, Synology propose une suite de solutions adaptables pour tous et se substituant à plusieurs services de Google.

Présentée lors de l’événement international Synology 2017 (l’édition parisienne avait lieu le 5 octobre dernier), la « suite collaborative sur cloud privé » de l’éditeur taïwanais est proposée à toute personne se munissant ou louant les services d’un serveur Synology.

Avec cette suite, vous pouvez disposer d’un serveur email, d’un webmail, d’un calendrier, d’un éditeur de texte, un tableur et une messagerie instantanée. Si vous disposez d’un serveur Synology, alors vous avez la solution DSM (DiskStation Manager) d’installée, qui vous permet de contrôler votre machine. C’est sur cette plateforme que se greffe la suite collaborative une fois installée.

Tous ces services sont interconnectés (à la manière de ceux de Google) ce qui vous permet par exemple de créer facilement un rendez-vous depuis un mail vers le calendrier, ou à l’inverse, de reprendre des données du planning pour les incorporer dans un mail. Voilà donc des alternatives à Gmail, Agenda, Docs et Slack, les systèmes de Google. Pourquoi seraient-ils mieux alors qu’ils sont aussi édités par une entreprise privée ?

Une suite prévue pour les entreprises, mais utilisable par tous

Synology flirt avec les valeurs de l’association Framasoft (portées par la campagne Dégooglisons Internet qui vise à décentraliser Internet) et insiste sur le fait que ces logiciels, bien que « cloud », sont installés sur votre propre serveur et pas dans leurs services. Soulignant qu’il n’y a ainsi aucun contrôle possible d’un tiers sur vos propres données, en local, à moins de l’y autoriser.

Bon que l’on soit clair, à priori tout ça s’adresse d’abord aux entreprises qui souhaitent se protéger des vagues provoquées par les affaires d’espionnage de la NSA (par exemple). Mais si l’on s’en donne la peine, ces solutions peuvent aussi être utilisées par les particuliers.

Le paramétrage du serveur mail est effectué à l’aide d’une interface simplifiée MailPlus Server dédiée aux débutants en la matière. Qui plus est, si vous n’avez ni les moyens, ni la capacité de paramétrer un serveur Synology, il est possible d’en louer auprès de certains hébergeurs. Ikoula en propose ainsi pour 16 euros par mois. Reste que si le serveur ne vous appartient pas, le principe du « mes données sont chez moi, je suis le seul à pouvoir y accéder » s’étiole un peu. A vous de voir !

 

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Pour les débutants qui pensent qu’avoir son propre serveur est la solution, j’aimerais attirer leur attention sur:
    – à moins d’être privilégié, la vitesse d’envoi vers l’extérieur sera toujours largement inférieure à celle d’un service externe dédié. Pour une messagerie, cela ne sera pas super handicapant. Pour tout le reste, cela risque de se ressentir quand il faudra accéder à ses données, de l’extérieur.
    – croire que ses données sont plus sécurisées, pour un débutant, est une fausse croyance. Je crois même qu’un NAS personnel, géré par une personne sans connaissances évoluées, sera bien plus facilement piratable/piraté qu’un service dédié qui possède des resources matérielles et des compétences humaines largement supérieures.
    – Et pour clôturer, il ne faudra pas oublier de prendre la responsabilité de mettre en place un backup efficace et fiable.

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