Un client d’Apple obligé de prouver qu’il n’est pas Saddam Hussein

Apple

L’histoire n’est pas énorme, mais elle est tellement surréaliste qu’on est obligé d’en parler. Commençons depuis le début : Sharakat Hussain, 26 ans, est un résident de Birmingham, au Royaume-Uni. Récemment, il a eu l’idée d’acheter un iPhone 7 à sa sœur, pour 799 £. Après que celle-ci a refusé ce cadeau, Sharakat aurait donc demandé à se faire rembourser le smartphone. Jusqu’ici, rien de bien spectaculaire.

Les choses se sont corsées un peu plus tard, lorsque Sharakat Hussain a reçu un mail d’Apple l’informant qu’il faisait partie d’une liste noire gouvernementale, interdisant de facto Apple à lui vendre ou lui reprendre un produit. La raison : la société l’a pris pour Saddam Hussein, l’ancien dictateur irakien, presque trois fois plus vieux que Sharakat Hussain et dont le nom ne s’épelle même pas de la même manière. Oh, et autre détail : Saddam Hussein est mort en 2006.

Par conséquent, Apple a demandé au jeune client de prouver qu’il n’était pas un dictateur irakien décédé depuis dix ans. Interrogé par The Sun, Sharakat Hussain a confié son ahurissement :

« J’ai cru que ce mail était un spam. J’ai été stupéfait d’apprendre qu’il était vrai. J’étais furieux d’avoir été lié à Saddam. »

Depuis, Apple semble avoir retrouvé la raison et a juré d’aider Hussain à obtenir son remboursement, après s’être excusé pour la confusion.

Tags :Sources :Ubergizmo
Dernières Questions sur UberGizmo Help
    1. Pas tout à fait : ce n’est pas Apple qui a constitué les listes noires, ni qui a concoté la loi interdisant de vendre aux gens sur cette liste. Apple n’est pas non plus responsable du fait que 10 ans après la mort de Saddam Hussein, il soit encore sur cette liste. Les situationa kafkaiennes dues à ces listes ne manquent pas, partout où elles existent (aux USA, par exemple, le sénateur Ted Kennedy s’est vu interdit de vol, tout comme un bébé, un enfant de quatre ans…).

      En revanche, la confusion entre Sharakat Hussain et Saddam Hussein est un peu tirée par les cheveux.

      1. De plus, il n’y a pas très longtemps, Apple s’est retrouvée sur la sellette pour avoir obstinément refusé au FBI les codes permettant d’accéder aux donnée privées des iPhone.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité