En manque de séries ? The Expanse : le space opéra revisité

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Amateurs d’espace, depuis Firefly et BattleStar Galactica, vous êtes en manque de séries ? Amateurs d’intrigues politiques, vous cherchez le nouveau Game of Thrones ou House of Cards pour satisfaire vos besoins de machiavélisme ? Notez la date du 3 novembre sur vos tablettes, vous pourrez alors dévorer la saison 1 de The Expanse, en attendant la saison 2 début 2017.

Maj : Voici un nouveau trailer  pour la saison 2, qui sortira le 1e février :


Au 23e siècle, le Système solaire est au bord de la guerre. D’un côté, la vieille Terre s’accroche à ses privilèges et veux conserver son hégémonie, de l’autre la très militariste Mars veut s’appuyer sur ses développements technologiques et économiques pour prendre son indépendance.

Entre les deux, les habitants de la ceinture d’astéroïdes, nouveau Far West, survivent ballotés entre les intérêts commerciaux des deux grandes puissances planétaires. C’est sur l’un d’entre eux, Cérès, qu’une riche héritière disparaît. C’est au milieu de ses météores qu’une nouvelle matière extra-terrestre est découverte.

C’est de là aussi que cinq naufragés en perdition vont venir mettre le souk sur la scène politique internationale en tentant simplement de survivre. Et en l’ouvrant un peu trop, et un peu trop souvent. Mélange d’intrigues politico-policières, de scènes d’action en apesanteur de toute beauté, et par moment d’humour bien acide, The Expanse est la série de science-fiction à découvrir pour tout geek qui se respecte, ou même tout amateur de séries TV.

La première saison sera disponible à partir du 3 novembre  sur Netflix

Sur 10 épisodes d’une heure, ladite première saison mélange astucieusement toutes les intrigues : enquête pour disparition sur Cérès largement inspirée de Blade Runner, survie spatiale pour l’équipage du Canterbury et machinations politiques organisées par Chrisjen Avasarala, digne héritière d’un certain Frank Underwood.

 La disparition de Julie Mao va mener le Système Solaire au bord de la guerre totale.


La disparition de Julie Mao va mener le Système Solaire au bord de la guerre totale.

Le rythme oscille entre action et période plus contemplative où la vie quotidienne du 23e siècle se dévoile entre du bon usage de la torture par gravité pour faire parler les contrebandiers, l’art de faire un bon café dans un vaisseau spatial ou les rationnements d’eau à l’heure de la douche dans les astéroïdes. Visuellement, si pour vous le space opera télévisuel se limite aux différentes variations de Star Trek ou même à Battlestar Galactica, préparez-vous à prendre une claque.

La série reste parfaitement respectueuse des règles physiques en vigueur dans l’espace, et s’en sert pour produire des visuels tant à l’extérieur que dans les différents intérieurs à couper le souffle. Chaque apparence de la mystérieuse substance, chaque plongée dans les entrailles de Cérès, Eros ou l’arrivée sur la station Tycho vous met des étoiles plein les yeux. Et des petits gestes comme se servir un verre de whisky ou nourrir un oiseau deviennent pleins de poésie.

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L’évasion n’est pas que visuelle, elle est aussi auditive

Avec une bande sonore signée Clinton Shorter aux accents oscillant entre le blues, l’électro et l’hindi pop, et un créole reconstitué pour les habitants des astéroïdes qui mêle à l’anglais le français, espagnol, chinois et arabe, le dépaysement passe aussi par les oreilles. Le pilote martien d’origine indienne parle avec les intonations trainantes héritées du Texas dont sont issus la moitié des colons de sa planète, et le contremaître irlandais de Cérès a un fort accent kényan.

Et le casting ?

Hormis Thomas Jane (qui incarne Miller le détective désabusé) et Chad Coleman (plus connu pour ses apparitions dans The Wire et The Walking Dead), il n’y a pas de véritables stars. Pourtant l’alchimie prend. Peut-être parce que les personnages ne sont pas des clichés ambulants. Personnages féminins ou masculins, ne vous fiez pas à vos a priori pour deviner qui va faire quoi.

La brute Amos est ainsi capable de tendresse aux moments les plus inattendus, alors qu’une ingénieure comme Naomi arrive à s’imposer sans jouer ni de son charme ni de ses poings. Mais plutôt que tout vous dévoilez, le plus simple est peut être de vous laissez découvrir cette série.

The Expanse

The Expanse saison 1 a été diffusée en décembre 2015 sur Syfy US, et est disponible (en VO) en Blu-Ray. La série sera lancée le 3 novembre sur Netflix France pour la saison 1, et quelques jours après la diffusion des épisodes aux États-Unis et au Canada pour la saison 2 en début d’année prochaine.

La série est une adaptation des livres de James SA Corey, plus particulièrement du premier volume : L’éveil du Léviathan disponible chez Actes Sud, en papier et en numérique.

 

 

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Déjà vu en streaming et je peux vous dire que c est de la grosse daubasse

    Ce commentaire a reçu trop de votes négatifs. Cliquez ici pour voir le message.
  2. Excellente série SF, avec enfin un bon paquet de « réalisme » scientifique comparé aux space-opéra habituel : il faut plus chercher des similitudes du côté d’Interstellar et Battlestar Galactica que du côté de Star Trek et autre SG-1.

    Notons quand même que les producteurs n’ont pas osé supprimer totalement le son dans l’espace, même si on ne verse pas dans le piou-piou-boum-boum à la Star Wars non plus. Les raisons sont simples et classiques: pour des questions d’ambiance et d’accroche, il est difficile (et donc très risqué) de créer des scènes époustouflantes dans un silence complet ou une simple musique pour meubler (certains ont essayé, avec plus ou moins de succès).

    Le contexte est celui d’un futur « proche », où le système solaire commence à peine à être à notre portée, mais qu’on ne peut pas encore s’aventurer à des années lumières non plus. C’est assez rare pour être signalé : pas de téléportation, de vitesse lumière (on va quand même plus vite), de gravité artificielle (sans accélération/rotation) d’extra-terrestres, de terraformation et autres pistolets lasers.
    Les problématiques sont celles qu’on peut imaginer si on est logiques : l’eau et l’air valent plus que tout le reste, les déplacements prennent en compte la situation des astres sur leurs orbites, les moyens de communication et les voyages peuvent donc être très longs, les déformations des humains ayant grandi dans un environnement à faible gravité ont engendré une sorte de xénophobie entre les habitants des « grosses planètes » (Terre et Mars) et ceux de la ceinture d’astéroïdes, la difficulté de gouverner des zones si distantes les unes des autres, la naissance de langages corporels et oraux propres à la vie dans l’espace, etc.

    L’espace, c’est avant tout le vide impitoyable où la gravité et l’accélération des forces meurtrières si on n’est pas vigilant et que le concept de « freinage » n’existe pas (on se tourne dans l’autre et on pousse les moteurs à contre sens, ou bien on doit libérer de la matière, comme de la vapeur, pour créer une poussée, par exemple). Pour la même raison, les vaisseaux, bien que très « classe » pour des raisons télévisuelles, n’ont que faire des notions d’aérodynamique, un gros cube n’ira pas moins vite qu’un missile profilé dans le vide spatial.

    Visuellement, c’est au top, on peut difficilement trouver mieux en termes d’effets spéciaux et de photographie, à part les séries au budget astronomique d’HBO. C’est clairement un ton au dessus par rapport aux autres séries SyFy et probablement ce qui se fait de mieux en S-F aujourd’hui.

    Le complot est vécu via le point de vue d’un équipage improvisé de « survivants », seuls témoins d’un évènement qui va être le déclencheur de tensions politiques et militaires dans tout le système solaire. Tensions qu’on observera aussi grâce au point de vue d’un détective de la ceinture d’astéroïdes (tous les codes du polar sont là, pas très original mais ça fonctionne) mais aussi d’une politicienne terrienne au caractère bien trempé.

    Sans être très complexe, ce n’est pas non plus un scénario popcorn, il faut suivre un minimum et accepter de recevoir certaines infos au compte goutte pour les comprendre plus tard ou devoir relier les points soi-même en attendant. C’est la SEULE et UNIQUE comparaison valable avec Game of Thrones (auquel The Expanse a été à tort comparé sous prétexte qu’il est question de politique et d’équilibre de pouvoir entre les factions, alors que cet aspect y est contextuel et beaucoup moins important), en effet, il faut s’investir un minimum pour rentrer dans l’histoire, comprendre ce qu’il se passe et en apprécier la profondeur. Sinon, on a vite l’impression de se faire balader d’un coin à l’autre sans piger les tenants et aboutissants reliant les différents points de vue, surtout au début. Après, ça devient plus simple car l’étau se resserre sur le complot et les choses s’éclaircissent.

    Le casting est très bon, il fonctionne, peu de têtes connues mais les sérievores et cinéphiles reconnaîtront néanmoins pas mal de visages déjà croisés ailleurs : Thomas Jane (Punisher, The Mist, La ligne rouge), Shohreh Aghdashloo (Star Trek Beyond, 24h Chrono), Chad Coleman (TWD, The Wire, Arrow), Jared Harris (Fringe, Mad Men), Brian George (Big Bang Theory)…

    1. The Expanse est souvent comparé à Games of Throne car l’une des moitiés du duo d’écrivains de la série de livres (et co-producteurs largement impliqués dans l’écriture de la série et le casting) fut l’assistant personnel de GRR Martin. Mais lui même le dit, il y a peu de rapports, et ils n’ont pas du tout les mêmes méthodes d’écriture.

      1. Tant que c’est moi qui ai rédigé la critique, je suis libre de la poster où je veux, autant de fois que je veux, j’ai aucune honte à pratiquer un peu de lobbying pour une série que j’apprécie pour mieux la faire connaître 😉

  3. @vw
    Des similitudes avec Battlestar Galactica….
    On croit rêver. J’ai vu Expanse il y a quelques mois avant qu’il ne sorte sur Netflix. C’est juste passable mais à des années lumières de BG qui est pour beaucoup (dont moi) le chef d’œuvre de la SF. Ça m’a tellement marqué en tout cas que j’ai déjà oublié de quoi ça parlait.

  4. Gros fan de SF ici. Adepte de BG. Je suis d’accord avec tout ce qui est dit dans l’article et les commentaires. C’est vraiment un travail superbe, tout est la, bien joué et bien fait.

    Seul problème, on s’ennuie… On a vraiment l’impression que chaque épisode dure une heure… Ca traine…

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