Star Wars Rogue One : « ce n’est en aucun cas un film politisé »

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Bob Iger, le CEO de Disney s’est exprimé lors de la première du film Star Wars : Rogue One samedi dernier à Los Angeles. Selon lui, la rumeur voulant que le film serve de propagande politique anti-Trump et pro féministe est totalement fausse.

« Franchement, c’est un film que le monde devrait savourer. Ce n’est en aucun cas un film politisé. Il n’y a aucune prise de position politique dans le film. » C’est avec ces mots que Bob Iger a répondu aux questions que les journalistes lui posaient samedi dernier à propos de l’appel au boycott de Star Wars : Rogue One qui a prit de l’ampleur sur les réseaux sociaux américains.

Ces derniers on débuté fin novembre, lorsque les scénaristes du film, Chris Weitz et Gary Whitta, ont eu la mauvaise idée d’exprimer leurs opinions politiques en se servant de Rogue One comme forme de comparaison.

Mécontents de l’élection de Donald Trump, Chris a déclaré sur Twitter « S’il vous plait, notez que l’Empire est une organisation de suprématistes blancs, » Ce à quoi Gary Whitta a répondu « opposé à un groupe multiculturel dirigé par de courageuses femmes ».

Il n’en a pas fallu beaucoup plus pour déchaîner la colère de nombreux internautes qui voyaient là la preuve que la nouvelle production de Disney n’était qu’un vaste plan de propagande visant à faire culpabiliser les électeurs du choix Donald Trump, et promouvoir des valeurs féministes au lieu d’encourager la création.

Même si les deux scénaristes ont depuis supprimé leurs publications et présenté des excuses, la grogne a enflé jusqu’à se transformer en un appel au boycott du film. Dommage pour la communication de la multinationale.

Disney accusé de céder du terrain face aux mouvements contestataires

Il faut savoir que depuis de nombreuses années déjà, Disney est régulièrement accusé d’être très à l’écoute de mouvements « contestataires » (féministes, LGBT, droit des personnes de couleur, etc.) pour éviter des écueils économiques.

Par exemple, dans le cas du Roi Lion (1994), la firme a été attaquée par le passé par des mouvements féministes voyant dans le dessin animé une manière d’éduquer la jeunesse à une forme de patriarcat héréditaire (le mâle est roi, il dirige, et son fils prend sa suite).

Le Roi Lion 2 (1998) présentait cette fois l’ascension de Kiara, fille du roi Simba. La rumeur voudrait donc que ce second opus ait été écrit en tenant compte des critiques du premier film, plus qu’en valorisant l’instinct créatif des dessinateurs et scénaristes.

La position de Disney n’est donc pas simple et la compagnie, qui se défend de prendre partie dans quelque débat politique ou sociétal que ce soit, n’est jamais parvenue à satisfaire les deux extrêmes de cette ligne de contestations.

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