De la novlangue de 1984 aux alternatives facts

Trump 1984

À moins d’avoir passé ces derniers jours dans une grotte, vous avez forcément dû voir passer sur vos réseaux sociaux ces « alternatives facts ». Des « faits alternatifs » qui font écho aux paroles de la conseillère de Donald Trump, Kellyane Conway, qui a défendu un mensonge du directeur de la communication de la Maison Blanche sans même le cacher, justifiant qu’il ne s’agissait pas de faits faux mais de « faits alternatifs ».

Il ne s’agit pas ici de revenir sur le contexte de ces déclarations, mais de les mettre en relation avec une notion tirée d’un autre univers : la novlangue. Tout droit tirée du livre 1984 de George Orwell (dont les ventes ont explosé suite à l’investiture du président Trump, le monde est petit), la novlangue a un but bien précis : appauvrir la langue afin d’empêcher toute critique à l’encontre du système totalitaire d’Océania (où se déroule l’histoire). L’idée est loin d’être bête puisqu’elle part du principe qu’on peut difficilement concevoir quelque chose, et encore moins le dénoncer, si on n’arrive pas à l’exprimer.

Orwell a énormément travaillé sur l’élaboration de la novlangue. Pour l’auteur, les mots que l’on choisit dans les médias ont un impact énorme sur la façon dont on finit par concevoir les choses. À terme, ils peuvent même orienter notre pensée. Réduire le nombre de mots pour un concept permet de réduire les nuances, et en remplacer d’autres par des néologismes est utile pour dégager certains termes péjoratifs du discours et, donc, de nos pensées.

Par exemple, commencer dénoncer un mensonge si le mot, et donc sa signification, n’existe plus ?

Vous avez deux heures.

Tags :Sources :France Culture
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  1. la novlangue et la propagande on en a bouffé pendant plus de 25 ans avec le système clinton, étrangement ça ne dérangeait pas la presse geek qui jusque là se contrefoutait d’ailleurs des sujets du spectacle politique.

    Vous n’avez aucune crédibilité pour parler d’un phénomène vieux comme le monde mais qui vous fait seulement réagir maintenant car il s’agit de Trump et que toute la presse IT est sous influence des réseaux Soros.

    Vous êtes vous même de la propagande du coup.

    et pendant que 57 % du peuple américain qui vit uniquement sur le sol américain approuve la politique de Trump, on a toute la cliques des apatrides et autres bobos internationalistes qui fait son caca nerveux et qui fait preuve d’une grande absence d’intelligence en ce qui concerne la purge des terroristes que le gouvernement Obama a en toute conscience amené sur son territoire.

    le blocus de 120 jours ne sera pas disproportionné face aux 15 dernières années qui ont permis à ces individus hostiles sur le sol américain. D’autant plus que l’influence des clinton ne s’est pas arrété le 20 janvier même Obama appel encore à manifester (c’est vraiment un minable ce pauvre type, sans même parler de ses connections avec les frères musulmans et al qaida)

  2. Il suffit que les médias fassent le rapprochement entre Trump et 1984 pour que les opinons se fasse en ce sens. Eux, les « facts checkeurs », « decodex » (le Monde)..

    En revanche, ils (les médias) correspondent bien aux valeurs inversées décrites dans l’œuvre. « L’ignorance est une force ».

    Orwell trouvait déjà de son vivant que le monde ressemblait de plus en plus à ce qu’il avait écrit dans son roman dystopique.

    Citons également, le meilleur des mondes, d’Aldous Huxley.

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