Uber : enquête urgente aux Etats-Unis pour harcèlement sexuel au sein de l’entreprise

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Nouveau scandale à caractère sexuel pour Uber, déjà accusé il y a deux ans de harcèlement sexuel des chauffeurs parisiens à l’encontre des jeunes femmes qu’ils transportaient. Travis Kalanick, le patron et fondateur d’Uber doit désormais faire face aux accusations de harcèlement sexuel d’une ancienne employée et ingénieure américaine, Susan Fowler.

Susan Fowler était ingénieure pour la plateforme de réservation de voiture avec chauffeur jusqu’à la fin de l’année passée. Dans une note de blog publiée dimanche, elle dénonce le sexisme au sein de l’entreprise et raconte avec précision le déroulé du harcèlement sexuel qu’elle aurait subi de la part de l’un de ses supérieurs.

Le pire dans cette histoire, et comme malheureusement trop souvent, c’est que c’est elle qui a subi les conséquences de ce harcèlement. En effet, lorsqu’elle a signalé le comportement inadéquat de son supérieur (propositions sexuelles déplacées), elle s’est vue répondre par les ressources humaines que c’était à elle de changer de service ou de prendre le risque d’obtenir une mauvaise évaluation (sic !) si elle conservait son poste actuel, sous prétexte l’homme en question n’avait jamais fait l’objet de plainte et qu’il affichait une performance élevée.

Elle écrit que, par la suite, les ressources humaines ont bloqué sa promotion et ont baissé ses évaluations sans aucun motif apparent. L’ingénieure affirme également qu’elle a recueilli d’autres témoignages similaires au sien de la part d’autres employées. D’après elle, la part des salariées féminines dans son service est passée de 25 % à 3 % entre son arrivée et son départ, imputant cela notamment au sexisme de Uber.

Sur Twitter, Travis Kalanick s’est dit scandalisé :

« Ce qui est décrit ici est abominable et va à l’encontre de tout ce à quoi nous croyons. Quiconque se comporte de cette manière ou pense que c’est OK sera renvoyé. »

L’affaire est susceptible de relancer les débats sur le sexisme supposé de la Silicon Valley, dont Ellen Pao était devenue un symbole il y a quelques années en intentant et perdant un procès pour discrimination contre son ex-employeur, KPBC, une société de capital-risque devenue célèbre en investissant dans des groupes comme Facebook, Amazon ou Google.

Tags :Sources :lefigaro
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