Agriculture en ville : le projet SPACE10 met en open-source The Growroom, une nouvelle ferme urbaine

the growroom ferme urbaine

The Growroom (littéralement la Chambre à Pousser) est un projet de ferme urbaine permettant de cultiver des ressources alimentaires très locales et biologiques. SPACE10, le collectif danois, a mis à la disposition de tous les plans de construction de la sphère en bois.

La population urbaine va en s’accroissant, mais cela se fait en parallèle d’un certain mouvement de retour à la terre, néo-paysans et permaculture en tête. Comme tout le monde n’a pas envie, ou ne peut pas faire le choix de retourner vivre à la campagne, de plus en plus de projets se développent partout en Europe, et de façon plus globale, pour intégrer la ressource alimentaire en ville.

Un projet en open-source

Le projet de SPACE10, The Growroom, intéresse le monde entier, de Taipei à Rio de Janeiro en passant par San Francisco. C’est pourquoi le collectif a eu l’idée, plutôt que de faire payer l’innovation et d’être obligée, du coup, de l’envoyer par avion à ces différents endroits du monde, de le rendre accessible en open-source. Ainsi, chacun pourra télécharger les plans, et construire avec les matériaux locaux la sphère végétalisée.

La sphère fait 2.8 mètres sur 2.5 mètres ; elle est conçue pour faire pousser les plantes de façon verticale (par étages) et son empreinte énergétique est faible. On peut imaginer ces sphères dans nos villes, comme autant de petites oasis qui offriraient une pause pour notre regard et tous nos sens, et nous permettraient de profiter d’une nourriture locale.

Des avantages nombreux pour un projet à la portée de tous

Les avantages de ce projet de ferme urbaine sont nombreux : conçu pour un environnement urbain, il s’accorde et s’adapte tout à fait à l’architecture ; de plus, il peut aussi avoir un avantage éducatif : on peut tout à fait imaginer des visites, voire des ateliers avec des classes, pour permettre aux enfants de comprendre d’où vient leur nourriture.

De plus, il nous permettrait de nous remettre en contact avec la nature, de faire pousser une alimentation locale et biologique (d’autant plus écologique qu’elle n’aura pas dépensé des milliers de tonnes de kérosène pour venir jusqu’à nous), et d’aider à construire des villes plus vertes et plus belles, et enfin, de participer à la réduction des taux de CO2 grâce à la respiration végétale.

On sait que faire pousser des denrées alimentaires dans des villes polluées n’a pas que des avantages, mais couplé à d’autres décisions, comme la réduction du parc automobile en ville, le passage des bus et des taxis à l’électrique, associés à une augmentation des espaces verts, pourraient rendre nos villes plus respirables et plus saines.

Selon les dernières estimations de l’OMS, la pollution atmosphérique cause 7 millions de morts par an dans le monde, dont 600 000 en Europe…

Tags :Sources :space10
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