Voitures sans chauffeur : Google attaque Uber pour vol de technologie

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Décidément, Uber, la société de chauffeurs privés, n’est pas au bout de ses peines. Après plusieurs scandales ces derniers mois, à la fois politiques (le PDG avait dû démissionner d’une commission de conseil pour Donald Trump, sous la pression des usagers) et sociétaux, puisque les appels à boycotter la société se sont renforcés depuis les accusations d'une ex-salariée pour harcèlement sexuel au sein de l’entreprise, voilà qu’un scandale industriel et judiciaire la guette.

Waymo, la filiale de la holding américaine Alphabet, qui possède aussi Google, a été créée l’année dernière afin de rassembler les dernières recherches du groupe sur la voiture sans chauffeur, la fameuse Google Car. Si le projet d’une voiture construite de A à Z par Google a été abandonné, il n’en reste pas moins que Waymo fournira les logiciels permettant l’autonomie, à des constructeurs plus classiques.

Départ des salariés de Google

C’est donc de cette filiale que sont partis plusieurs salariés en 2016, pour créer leur propre start-up, Otto. Ils ont été par la suite rachetés par Uber, qui souhaite naturellement prendre sa place sur ce marché et a mis un gros coup de collier pour accélerer les innovations. A n’importe quel prix ?

La plainte, déposée le 23 février au tribunal de San Francisco, indique que :

«  Otto et Uber se sont appropriés la propriété intellectuelle de Waymo afin de pouvoir s’épargner le risque, le temps et les dépenses liés au développement indépendant de leurs propres technologies. »

Violation de brevets et 14 000 fichiers envolés…

Waymo poursuit Uber et Otto pour vol de secret industriel et violation de brevet. Le litige porte sur des capteurs lasers, qui permettent au véhicule équipé de repérer les obstacles autour de lui, afin de les éviter (trottoirs, piétons, véhicules…). Un travail de recherche titanesque pour cette technologie, dont Waymo précise qu’elle a demandé : « des dizaines de millions de dollars et des dizaines de milliers d’heures d’ingénierie. »

La plainte vise particulièrement l’un des anciens salariés du groupe, Anthony Levandowski, soupçonné par Waymo d’avoir volé plus de 14 000 dossiers confidentiels avant son départ en janvier 2016.

L’enjeu est capital : il s’agit pour ces sociétés de se positionner le plus rapidement possible sur le marché de la voiture sans chauffeur, afin de pouvoir commencer à les commercialiser. Waymo y travaille et a déjà une alliance avec Fiat-Chrysler. La filiale avait annoncé pouvoir équiper les constructeurs lors du salon automobile de Detroit.

Tags :Sources :lemonde
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