Jeux vidéo : la Bolivie gênée par sa représentation dans un jeu vidéo d’Ubisoft

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Le gouvernement bolivien a convoqué l’ambassadeur de France en Bolivie, ce mercredi 1er mars, pour lui exprimer sa gêne contre un jeu de la compagnie française Ubisoft. Le coupable ? Tom Clancy’s Ghost Recon, qui doit être officiellement lancé le 7 mars 2017.

En cause, une représentation très clichée du pays, considéré uniquement comme une zone de non-droit dans laquelle règnent en maître les trafiquants de drogue et la mafia. Une image quelque peu négative, même si elle est inspirée de faits réels, le pays étant le  3ème producteur mondial de feuilles de coca, derrière la Colombie et le Pérou.

L’affaire est prise très au sérieux, puisque c’est le ministre de l’Intérieur bolivien, Carlos Romero, qui a convoqué l’ambassadeur de la France en Bolivie, et qui a plus tard publié un communiqué, dans lequel il demande instamment au gouvernement français d’intervenir, sous peine d’utiliser les moyens légaux contre la compagnie française.

Pour M. Romero, en effet :

« Nous pouvons faire usage d’une action légale, mais nous préférons régler cette affaire par le biais diplomatique. »

Le message est clair.

Explications du géant Ubisoft et clefs de compréhension politique

Dans le jeu vidéo, dont la version bêta a déjà été téléchargée par 6,8 millions d’utilisateurs, la Bolivie est sous le contrôle d’un gouvernement corrompu qui obéit aux lois d’un cartel de drogue mexicain.

Ubisoft s’est défendu en expliquant qu’ils avaient choisi la Bolivie pour la beauté de ses paysages, et même s’ils s’inspirent d’une certaine réalité du monde, les personnages et la situation créée sont totalement fictifs et ne sont pas représentatifs de ce qu’est la Bolivie actuelle.

« Même si la réalité dépeinte dans le jeu est différente de celle de la véritable Bolivie, nous espérons que le monde que nous avons créé rendra hommage à l’incroyable beauté et à la topographie du pays. »

L’affaire vient se placer dans un agenda diplomatique et politique un peu serré. En effet, le gouvernement bolivien vient d’accorder une augmentation de la surface légale pour la culture de la coca, passant de 12 000 à 22 000 hectares, une mesure vivement critiquée par l’opposition. De plus, le gouvernement bolivien rappelle à l’ambassade française leurs récentes commandes d’hélicoptères et de radars, provenants de la technologie française.

Pour le moment, l’ambassade de France n’a pas publié de communiqué sur cette affaire.

Tags :Sources :reuters
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