L’armée américaine enquête sur un groupe Facebook privé, créé par des Marines, publiant des photos volées de femmes militaires nues

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Le ministère de la Défense américain interroge actuellement plusieurs centaines de Marines à propos d’un groupe Facebook privé, qui servait à partager des photos volées de femmes militaires nues et de vétérantes. Il pourrait s’agir de centaines voire de milliers de photos…

Un groupe de Marines composé exclusivement d’hommes

Le groupe s’appelle Marines United (soit Les Soldats Ensemble), et presque 30 000 Marines en sont membres, exclusivement masculins : en effet, le groupe était réservé aux hommes. Le partage des photos incriminées se faisait soit directement sur le groupe, soit via un fichier Google Drive.

Le groupe a été fondé en 2015. Selon le témoignage d’un vétéran sur Reddit, les photos étaient publiées sans le consentement de la femme concernée, et souvent suivie de commentaires dégradants, de « revenge porn », d’appels au viol ou de commentaires racistes. 2500 commentaires sont concernés. Rien que ça…

Plus grave encore : certaines des photos étaient accompagnées des données personnelles des femmes, de leurs noms, de leur statut dans l’armée et de leur poste. Ce seul fait concerne a priori plusieurs dizaines de militaires féminines.

Un problème de sexisme dévoilé par un vétéran

Ce partage de photo intervient moins d’un mois après que la première Unité d’Infanterie de Marine ait été placée sous le commandement d’une femme, le 5 janvier. Il ne fait que souligner le problème sous-jacent et déjà trop présent de harcèlement sexuel et de chantage sur les femmes présentes dans l’armée, qu’elle soit américaine ou française.

L’affaire a été dévoilée par l’ONG The War Horse, fondée par Thomas Brennan, vétéran lui-même de l’armée américaine. Le lendemain de sa signalisation aux autorités, plusieurs comptes liés au groupe ont été directement fermés, et une enquête a été lancée par le NCIS (Naval Criminal Investigative Service).

Cependant, rien ne semble effrayer certains membres de ce groupe puisque l’un d’eux a encore posté des photos volées d’une militaire, à la mi-février. D’après les renseignements de Thomas Brennan, cet homme a été déclassé et retiré de l’active.

Plusieurs Marines ainsi que les autorités ont fermement condamné ces actes barbares. Le sergent-major Ronald L. Green invoque « l’esprit nécessaires des Marines » et à quel point ces actes « choquent et blessent nos Marines, leurs familles ainsi que les civils. » Les autorités sont attentives aux effets et aux dommages que le cyber-harcèlement et que ce genre d’attaques violentes peut causer, à la fois aux victimes concernées, à leur entourage mais aussi aux civils, qui reçoivent une image bien négative de l’armée qui est censée les protéger.

Sans parler du traumatisme de se faire suivre et photographier par des inconnus, censés être des collègues, cette affaire montre encore une fois à quel point on a du boulot pour lutter contre le sexisme systémique et intrinsèque à nos sociétés, et contre sa violence débridée.

Là où l’on voit que le groupe est organisé et représente une vraie menace, c’est qu’à la suite du travail de Thomas Brennan auprès des autorités pour dénoncer ce groupe, des photos de sa fille avec une demande de rançon ont été postées sur le même groupe. Les commentaires sous la photo appellent au viol de sa femme et suggèrent même que Thomas Brennan devrait être assassiné.

« Est-ce que vous pouvez vous mettre dans la peau d’une de leurs victimes… ? » a commenté sobrement M. Brennan.

Tags :Sources :The Verge
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